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Le vivant

Erebia disa

Erebia disa (Thunberg, 1791) est un papillon diurne de la famille des Nymphalidae et de la sous-famille des Satyrinae, connu en anglais sous les noms d'« Arctic ringlet » ou de « disa alpine ». Espèce circumpolaire des milieux nordiques, il fréquente la toundra arbustive humide et les tourbières de la taïga, de la Scandinavie à la Sibérie et du nord-ouest de l'Amérique du Nord. Il figure au catalogue du vivant du Québec, mais sa présence sur le territoire québécois reste à préciser en raison d'une longue confusion taxonomique avec Erebia mancinus.

Observations au Québec

77 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Erebia disa
Visuel documentaire des traces typiques
  • Adultes surtout observés de la mi-juin à la mi-juillet dans les tourbières à épinette noire, les muskegs et la toundra forestière du Nord.
  • Vol bas, lent et sautillant au-dessus des sphaignes et des arbustes nains, avec des arrêts fréquents.
  • Le papillon se pose souvent au sol, sur la mousse ou sur un tronc d'épinette, les ailes refermées, et profite des éclaircies ensoleillées.
  • Le dessous de l'aile postérieure est gris-brun marbré et porte une tache blanche nette près du bord antérieur.
  • Le dessus est brun foncé et l'aile antérieure porte une rangée de petits ocelles noirs dans une bande orangée.
  • La chenille vit sur les carex et les graminées. Elle laisse des feuilles grignotées depuis la marge, près de la base des touffes.
  • De petites fèces granuleuses brun verdâtre peuvent s'accumuler au pied des touffes de carex où se nourrit la chenille.
  • Le cycle de développement dure souvent deux ans. Les adultes peuvent donc être nettement plus nombreux une année sur deux au même site.

Portrait et mode de vie

Erebia disa appartient au genre Erebia, un vaste ensemble de papillons de couleur sombre, souvent appelés « moirés » en Europe francophone, adaptés aux climats froids des montagnes et des hautes latitudes.

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl Peter Thunberg en 1791.

En Amérique du Nord, les adultes volent dans la toundra ouverte, souvent à proximité de conifères rabougris, ce qui les rattache à la zone de transition entre la forêt boréale clairsemée et la toundra.

Répartition

Erebia disa présente une répartition holarctique. En Eurasie, il est présent dans le nord de la Fennoscandie et dans les régions nordiques de la Russie et de la Sibérie.

En Amérique du Nord, les ouvrages de référence régionaux décrivent une aire s'étendant de l'Alaska jusqu'à Bathurst Inlet, au Nunavut (anciennement partie des Territoires du Nord-Ouest), et vers le centre du Yukon. L'espèce est également signalée dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, à proximité de l'océan Arctique.

Situation au Québec

L'espèce figure au catalogue du vivant de Savoirs.Québec. Sa fiche indique un compteur GBIF de 77 occurrences rattachées au taxon, sans date ni portée géographique précisée; ce chiffre ne constitue pas un dénombrement d'occurrences québécoises. Les synthèses régionales consultées ne mentionnent toutefois pas le Québec dans l'aire de répartition confirmée de Erebia disa au sens strict. Les deux taxons ont longtemps été considérés comme synonymes. La synthèse consacrée aux lépidoptères de la Colombie-Britannique attribue les anciennes mentions de E. disa dans cette province à E. mancinus.

Habitat

L'espèce est associée à la toundra arbustive humide et, en Eurasie, aux tourbières et aux forêts clairsemées de conifères de la taïga.

Croissance et cycle de vie

Comme de nombreux papillons des milieux arctiques et subarctiques, Erebia disa réalise un cycle de développement complet comprenant l'œuf, la chenille, la chrysalide et l'adulte.

Les détails du cycle propres aux populations nord-américaines restent peu documentés dans la littérature générale, et les observations publiées sous le nom de E. disa doivent être interprétées à la lumière de la séparation taxonomique avec E. mancinus.

Nutrition et relations avec les autres espèces

De façon générale, les chenilles du genre Erebia se nourrissent de plantes graminoïdes, notamment de carex et de graminées. Cette généralité ne constitue pas une liste de plantes hôtes confirmées pour Erebia disa.

La proximité écologique et morphologique avec Erebia mancinus, qui occupe des milieux boréaux voisins, a contribué à la difficulté de distinguer les deux taxons sur le terrain et dans les collections.

Taxonomie et relations avec l'humain

La principale question entourant Erebia disa en Amérique du Nord est d'ordre taxonomique. Les deux taxons E. disa et E. mancinus ont longtemps été considérés comme synonymes ; les traitements récents les distinguent comme espèces séparées. Selon la synthèse consacrée aux lépidoptères de la Colombie-Britannique, les anciennes mentions de E. disa dans cette province sont désormais attribuées à E. mancinus. L'ouvrage de référence sur les papillons du Yukon signale également que l'espèce a parfois été confondue avec E. mancinus.

Cette distinction taxonomique invite à la prudence dans l'interprétation des mentions anciennes; les synthèses consultées ne permettent pas de confirmer la présence d'E. disa au Québec.

Aucun statut légal provincial québécois n'est documenté pour cette espèce dans les sources consultées. Les champs relatifs au rang de conservation S et au statut LEMV ne sont pas renseignés dans la fiche du catalogue.

Anecdotes

  • Le nom de genre Erebia évoque l'Érèbe, personnification des ténèbres dans la mythologie grecque, en référence à la couleur sombre de ces papillons.
  • Le nom anglais « Arctic ringlet » souligne à la fois l'aire nordique de l'espèce et les ocelles annulaires (« rings ») de ses ailes.
  • Le genre Erebia compte de nombreuses espèces adaptées aux milieux froids, ce qui en fait un groupe étudié pour comprendre la colonisation des régions arctiques et alpines après les glaciations.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec, fiche Erebia disa
  2. University of Alberta, Butterflies and moths of the Yukon
  3. Gregory R. Pohl et collaborateurs, Lepidoptera of British Columbia (2015)
  4. Global Biodiversity Information Facility (GBIF), recherche d'occurrences
  5. Wikipedia, Erebia
  6. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Liste de la faune vertébrée du Québec : historique, critères d'admissibilité et références
  7. Layberry, Hall et Lafontaine, The Butterflies of Canada, University of Toronto Press, 1998

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

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  2. UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
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  10. 標本観察データ検索-データセット情報
  11. Occurrence Download - OpenAIRE - Explore
  12. Global Biodiversity Information Facility (GBIF) Species ...
  13. 標本観察データ検索-データセット情報
  14. GBIF API
  15. Erebia medusa - Wikispecies - Wikimedia.org

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6.1 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6.1 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : erebia disa, papillon, nymphalidae, satyrinae, toundra, arctique, lépidoptères, erebia mancinus

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Synthèse de l'arbitre : Les deux avis reconnaissent la qualité du traitement de la répartition nord-américaine et de la distinction taxonomique avec Erebia mancinus. Ils convergent aussi sur la nécessité de corriger les champs de conservation et de préciser la portée du compteur GBIF. Leur divergence porte surtout sur la gravité des compléments biologiques non étayés, dont le dossier ne démontre pas la fausseté. Aucun motif de blocage, aucune source manifestement inventée et aucun fait faux avéré ne sont établis. Au dernier tour, la publication est donc retenue avec les corrections et les omissions prudentes ci-dessous. Confiance : 83 % (6 octobre 2026)

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