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Le vivant

Erynnis juvenalis

Erynnis juvenalis (Fabricius, 1793) est un papillon diurne de la famille des Hespériidés, connu en anglais sous le nom de « Juvenal’s Duskywing ». Cette petite hespérie aux ailes brun foncé est liée aux chênes, dont se nourrissent ses chenilles. Au Canada, seule la sous-espèce nominale est présente. Sa répartition s’étend des Cantons-de-l’Est à l’Ontario et au sud du Manitoba; une population est également signalée en Nouvelle-Écosse. Au Québec, elle est signalée notamment dans les Cantons-de-l’Est. Elle vole au printemps, du début de mai à la fin de juin, en une seule génération annuelle.

Observations au Québec

297 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Erynnis juvenalis
Visuel documentaire des traces typiques
  • Sur les chênes, surtout le chêne rouge, chercher une feuille dont un lobe est replié ou roulé et retenu par des fils de soie : c'est l'abri de la chenille.
  • Les jeunes chenilles découpent souvent un petit rabat près du bord de la feuille et le rabattent sur elles, formant une logette distincte.
  • Autour de l'abri, la feuille est grignotée à partir du bord, parfois jusqu'à la nervure médiane, sans trous au centre du limbe.
  • De petites crottes granuleuses vert foncé à brunâtres s'accumulent dans l'abri ou tombent sur les feuilles situées dessous.
  • La chenille, vert pâle piquetée de points blancs, a une tête brun-orangé marquée de taches orangées et un « cou » étroit bien visible en ouvrant l'abri.
  • À l'automne, des feuilles de chêne repliées et soyeuses tombées dans la litière peuvent abriter la chenille mature qui y passe l'hiver.
  • En mai et juin, des adultes brun foncé se posent ailes ouvertes à plat sur les sentiers ensoleillés près des chênaies.
  • Les mâles se regroupent parfois sur le sol humide ou la boue des chemins forestiers pour s'abreuver de sels minéraux.

Portrait et mode de vie

Erynnis juvenalis est un lépidoptère de la famille des Hespériidés, groupe de papillons trapus au vol rapide et saccadé, dont les antennes se terminent par une massue recourbée en crochet. Il appartient au genre Erynnis, dont les espèces, appelées « duskywings » en anglais, se reconnaissent à leurs ailes brun foncé marbrées de gris et de brun.

L’espèce a été décrite par l’entomologiste danois Johan Christian Fabricius en 1793. Au Canada, seule la sous-espèce nominale, Erynnis juvenalis juvenalis, est présente.

Description

  • Envergure : de 30 à 37 mm chez l’adulte.
  • Dessus des ailes antérieures : fond brun sombre parsemé de petites marques blanches translucides, plus visibles et plus contrastées chez la femelle que chez le mâle.
  • Dessous des ailes postérieures : présence de deux taches pâles arrondies près du sommet de l’aile, caractère utile pour la distinguer des autres espèces du genre.

Le genre Erynnis compte plusieurs espèces très semblables, et l’identification sur photographie demeure parfois délicate. Les marques blanches des ailes antérieures et les taches pâles du dessous des ailes postérieures constituent les principaux critères retenus par les guides d’identification.

Comme les autres hespéries du genre, l’adulte se pose souvent les ailes étalées à plat, attitude qui le distingue de nombreux papillons diurnes qui les replient au-dessus du corps.

Répartition

Erynnis juvenalis est une espèce de l’est de l’Amérique du Nord. Au Canada, sa répartition s’étend des Cantons-de-l’Est, au Québec, jusqu’à l’Ontario et au sud du Manitoba ; une population est également signalée en Nouvelle-Écosse.

Au Québec

Au Québec, l’espèce se trouve à la limite septentrionale de son aire. Elle est signalée notamment dans les Cantons-de-l’Est, dans le sud de la province. Sa présence est étroitement liée à celle des chênes, ses plantes hôtes, qui se concentrent dans les forêts feuillues et mixtes du sud du Québec.

Données d’occurrence

Le catalogue du vivant associe l’espèce à la clé taxonomique GBIF 5977208 et indique 297 occurrences pour ce taxon. Ce décompte ne constitue pas une mesure de l’abondance de l’espèce.

Habitat

L’espèce fréquente les milieux où poussent des chênes : boisés feuillus, lisières, clairières et chemins forestiers ensoleillés, où les adultes trouvent à la fois les plantes hôtes et des fleurs nectarifères.

Croissance et cycle de vie

Comme tous les lépidoptères, Erynnis juvenalis connaît une métamorphose complète comprenant quatre stades : l’œuf, la chenille, la chrysalide et l’adulte.

Générations et période de vol

Dans l’est de son aire de répartition, dont fait partie le Québec, l’espèce ne produit qu’une seule génération par année. La période de vol des adultes s’étend du début de mai à la fin de juin, ce qui en fait l’une des hespéries printanières de la faune québécoise.

Développement larvaire

Les chenilles se nourrissent du feuillage des chênes et vivent dans des abris de feuilles sur leurs plantes hôtes.--|

AdulteDébut de mai à fin de juin
ChenilleÉté et hivernage
ChrysalidePrintemps

Régime alimentaire

Chenille

Les chenilles d’Erynnis juvenalis se nourrissent du feuillage de diverses espèces de chênes (Quercus spp.). Cette spécialisation alimentaire détermine en grande partie la répartition de l’espèce : elle ne se maintient que là où ces arbres sont présents. Au Québec, les chênes, dont le chêne rouge, sont surtout répandus dans la partie méridionale de la province, ce qui concorde avec la répartition connue du papillon.

Les abris de feuilles que construisent les chenilles leur permettent de s’alimenter tout en restant protégées des prédateurs et des intempéries.

Adulte

Comme la plupart des hespéries, l’adulte se nourrit du nectar des fleurs.

Relations avec les autres espèces

Plantes hôtes

La relation la plus étroite qu’entretient Erynnis juvenalis est celle qui la lie aux chênes. L’espèce dépend de ces arbres pour l’alimentation de ses chenilles, et la qualité de son habitat dépend du maintien de chênaies et de forêts mixtes comprenant des chênes.

Pollinisation

En butinant, les adultes peuvent contribuer au transport du pollen entre les fleurs printanières qu’ils visitent, à l’instar d’autres papillons diurnes.

Espèces voisines

Le genre Erynnis comprend plusieurs espèces semblables présentes dans le sud du Québec, dont certaines volent à la même période. La confusion est donc fréquente entre ces hespéries sombres. Les deux taches pâles arrondies du dessous des ailes postérieures, près du sommet, aident à reconnaître E. juvenalis.

Prédateurs

Comme les autres petits lépidoptères, l’espèce constitue une proie potentielle pour les oiseaux insectivores, les araignées et divers insectes prédateurs ou parasitoïdes ; les abris de feuilles des chenilles réduisent leur exposition.

Relations avec l’humain et conservation

Erynnis juvenalis intéresse les entomologistes et les observateurs de papillons, notamment dans le cadre des inventaires et des atlas de lépidoptères.

Statut

À l’échelle de son aire de répartition, l’espèce est décrite comme commune et largement répandue. Cette appréciation porte cependant sur l’ensemble de son aire nord-américaine et ne constitue pas une évaluation de son abondance au Québec, où elle atteint la limite nord de sa répartition.

Nom

L’épithète juvenalis a été donnée par Fabricius en 1793. L’espèce est également désignée sous le nom de Gesta juvenalis dans certaines références.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec — fiche Erynnis juvenalis
  2. GBIF — Erynnis juvenalis (clé taxonomique 5977208)
  3. Ontario Insects — Juvenal’s Duskywing
  4. Wikipedia — Gesta juvenalis
  5. Wikipedia (cebuano) — Erynnis juvenalis
  6. Société d’entomologie du Québec — Bulletin, volume 25, no 1, hiver 2018
  7. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs — Insectes susceptibles d’être désignés menacés ou vulnérables
  8. Entomofaune du Québec — Bulletin numéro 11
  9. Papillons — aperçu d’ouvrage (ISBN 9782894358566)

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Je cherche des informations sur un sujet ou une thématique
  2. Liste de la faune vertébrée du Québec – Historique, critères d’admissibilité des espèces et références utilisées pour la mise à jour
  3. A r t h r o p o d e s

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6.1 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6.1 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : erynnis juvenalis, hespérie, hesperiidae, lépidoptère, papillon diurne, chêne, cantons-de-l’est, juvenal’s duskywing

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