Situation et limites
La MRC de La Côte-de-Beaupré se trouve dans la région administrative de la Capitale-Nationale (03). Elle occupe la rive nord du fleuve Saint-Laurent en aval de Québec, face à l'île d'Orléans, dont elle est séparée par le chenal nord du fleuve.
La Commission de toponymie du Québec la situe entre l'agglomération de Québec et la MRC de Charlevoix, et décrit un territoire qui s'étend depuis le fleuve vers l'arrière-pays. La carte de la Communauté métropolitaine de Québec publiée par le MAMH la positionne par rapport à la ville de Québec, à la ville de Lévis, à la MRC de L'Île-d'Orléans et à la MRC de La Jacques-Cartier.
Ses principaux voisins sont donc :
- à l'ouest, la ville de Québec et la MRC de La Jacques-Cartier ;
- au sud, le fleuve Saint-Laurent et la MRC de L'Île-d'Orléans ;
- à l'est, la MRC de Charlevoix.
La forme du territoire est caractéristique : une mince frange littorale densément occupée, adossée au rebord du Bouclier canadien, se prolonge par un vaste arrière-pays forestier et montagneux qui représente l'essentiel de la superficie.
Découpage municipal
Selon la carte officielle de la MRC publiée par le MAMH (carte no 210), le territoire comprend neuf municipalités locales et deux territoires non organisés (TNO).
Municipalités locales
| Municipalité | Désignation |
|---|---|
| Beaupré | Ville |
| Boischatel | Municipalité |
| Château-Richer | Ville |
| L'Ange-Gardien | Municipalité |
| Saint-Ferréol-les-Neiges | Municipalité |
| Saint-Joachim | Paroisse |
| Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente | Paroisse |
| Saint-Tite-des-Caps | Municipalité |
| Sainte-Anne-de-Beaupré | Ville |
Territoires non organisés
- Lac-Jacques-Cartier, qui couvre une large portion de l'arrière-pays laurentien au nord-ouest ;
- Sault-au-Cochon, situé dans la partie orientale du territoire, vers Charlevoix.
La carte du MAMH fournit, pour chaque entité, le code géographique, la désignation, la population et la superficie terrestre. Pour les limites municipales et les noms officiels, le Répertoire des municipalités du Québec renvoie à cette carte, tout en précisant que les renseignements du Répertoire prévalent en cas de divergence.
Population et superficie
Données de 2026
La carte de la MRC produite par le MAMH indique, pour 2026 :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population totale | 32 755 habitants |
| Superficie terrestre | 4 852,1 km² |
| Municipalités locales | 9 |
| Territoires non organisés | 2 |
La population se concentre presque entièrement dans la bande riveraine et dans les vallées proches du fleuve, en particulier dans les municipalités voisines de Québec, comme Boischatel et L'Ange-Gardien, ainsi que dans le secteur de Beaupré et de Sainte-Anne-de-Beaupré. Les territoires non organisés, qui forment la majeure partie de la superficie, sont essentiellement inhabités.
Écarts entre référentiels
La fiche de la Commission de toponymie du Québec donne une superficie différente de celle de la carte récente du MAMH. Les données toponymiques et cartographiques n'étant pas produites aux mêmes dates ni selon la même méthode, la carte datée du MAMH constitue la référence pour les mesures administratives courantes.
Appartenance métropolitaine
La MRC de La Côte-de-Beaupré fait partie du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), avec la ville de Québec, la ville de Lévis, la MRC de L'Île-d'Orléans et la MRC de La Jacques-Cartier.
La carte métropolitaine du MAMH (carte CM235) indique que les neuf municipalités locales de la MRC se trouvent dans le territoire de la communauté. Les données de cette carte distinguent la partie de la MRC comprise dans la communauté métropolitaine de son territoire situé hors de celle-ci, ce qui correspond principalement aux territoires non organisés de l'arrière-pays.
Cette double appartenance a des effets sur la planification : les municipalités riveraines relèvent à la fois du schéma d'aménagement et de développement de la MRC et des orientations métropolitaines en matière d'aménagement, tandis que l'arrière-pays relève directement de la MRC, qui agit à titre d'autorité locale pour les territoires non organisés. Les documents cartographiques de la MRC, comme la cartographie des îlots déstructurés en zone agricole conservée à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, s'inscrivent dans ce cadre d'aménagement.
Toponymie et cadre historique
Le nom de la MRC reprend celui de la Côte-de-Beaupré, appellation traditionnelle de la rive nord du Saint-Laurent comprise entre la rivière Montmorency et le cap Tourmente, puis au-delà. Ce nom est lié à la seigneurie de Beaupré, concédée au XVIIe siècle et qui constitue l'un des plus anciens foyers de peuplement de la Nouvelle-France. La Commission de toponymie du Québec consigne la dénomination officielle « La Côte-de-Beaupré » pour la MRC.
Le peuplement s'est organisé le long d'un chemin riverain, l'actuelle avenue Royale, qui relie les paroisses anciennes de Beauport à Saint-Joachim. Les noms des municipalités témoignent de ce passé paroissial : L'Ange-Gardien, Château-Richer, Sainte-Anne-de-Beaupré et Saint-Joachim correspondent à des paroisses établies sous le Régime français.
Le découpage en MRC découle de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, adoptée en 1979, qui a conduit à la création des municipalités régionales de comté au début des années 1980 en remplacement des anciennes corporations de comté.
Repères géographiques
Plusieurs éléments marquants structurent la lecture cartographique du territoire :
- la chute Montmorency, à la limite ouest, entre Boischatel et la ville de Québec ;
- le cap Tourmente, à Saint-Joachim, où se trouve une réserve nationale de faune reconnue pour la halte migratoire de la grande oie des neiges ;
- le mont Sainte-Anne, station de ski et de plein air située dans le secteur de Beaupré et de Saint-Ferréol-les-Neiges ;
- la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, important lieu de pèlerinage ;
- la rivière Sainte-Anne et ses chutes, ainsi que le réseau hydrographique qui descend des Laurentides vers le fleuve.
La route 138 longe la côte et relie la MRC à Québec et à Charlevoix, tandis que la route 360 et l'avenue Royale desservent les noyaux villageois anciens. Dans l'arrière-pays, le territoire se compose de forêts, de lacs et de reliefs laurentiens, voués notamment à l'exploitation forestière, à la villégiature et aux activités récréatives.
