Toponymie
La MRC tire son nom de la rivière Jacques-Cartier, qui traverse son territoire du nord au sud avant de rejoindre le fleuve Saint-Laurent. La rivière rappelle elle-même le navigateur malouin Jacques Cartier, dont les voyages au XVIe siècle ont mené à l'exploration de la vallée du Saint-Laurent.
La dénomination officielle, consignée par la Commission de toponymie du Québec, est « La Jacques-Cartier », avec l'article défini, conformément à l'usage retenu pour plusieurs MRC dont le nom renvoie à une entité géographique (comme La Côte-de-Beaupré ou La Haute-Côte-Nord). La forme complète « MRC de La Jacques-Cartier » conserve la majuscule à l'article.
La fiche toponymique décrit le territoire comme formé d'une partie habitée au sud et d'un vaste arrière-pays non organisé au nord, et met en relief la vallée de la rivière Jacques-Cartier ainsi que les lacs Saint-Joseph et Batiscan, éléments structurants du paysage régional.
Géographie
La MRC de La Jacques-Cartier occupe le secteur situé immédiatement au nord de la ville de Québec, qu'elle ceinture sur sa bordure septentrionale. Elle s'inscrit dans la région administrative de la Capitale-Nationale (03).
Son relief appartient en grande partie au rebord méridional du Bouclier canadien, dans le massif des Laurentides. Le territoire se caractérise par :
- des vallées encaissées, dont celle de la rivière Jacques-Cartier, qui organise l'occupation humaine et les axes de circulation ;
- de nombreux lacs, notamment le lac Saint-Joseph, le lac Beauport, le lac Delage et le lac Batiscan ;
- de vastes massifs forestiers au nord, voués à la conservation, à la villégiature et aux activités récréotouristiques.
La partie méridionale, plus accessible depuis l'agglomération de Québec, concentre les noyaux villageois et les développements résidentiels. La partie septentrionale, beaucoup plus étendue, est presque entièrement forestière et comprend des secteurs du parc national de la Jacques-Cartier et de la réserve faunique des Laurentides.
La superficie terrestre indiquée sur la carte ministérielle de 2026 est de 3 178,8 km² ; cette valeur peut différer d'autres publications selon la définition retenue (superficie terrestre ou totale) et l'année de référence.
Découpage administratif
Selon la carte officielle du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH), la MRC compte dix entités municipales : neuf municipalités locales et un territoire non organisé.
| Entité | Nature |
|---|---|
| Fossambault-sur-le-Lac | Municipalité locale |
| Lac-Beauport | Municipalité locale |
| Lac-Delage | Municipalité locale |
| Lac-Saint-Joseph | Municipalité locale |
| Saint-Gabriel-de-Valcartier | Municipalité locale |
| Sainte-Brigitte-de-Laval | Municipalité locale |
| Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier | Municipalité locale |
| Shannon | Municipalité locale |
| Stoneham-et-Tewkesbury | Municipalité locale |
| Lac-Croche | Territoire non organisé |
Comme toute MRC québécoise, La Jacques-Cartier exerce les compétences que lui confèrent la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et le Code municipal du Québec, notamment l'élaboration du schéma d'aménagement et de développement, ainsi que la gestion du territoire non organisé, pour lequel elle agit à titre d'autorité municipale. Son conseil réunit les maires des municipalités membres.
La MRC fait également partie du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec, dont le plan métropolitain encadre l'aménagement de la couronne nord de l'agglomération.
Cartographie officielle
La référence cartographique de base de la MRC est la carte 220 de la série des cartes de MRC publiée par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. Cette carte représente :
- les limites de la MRC et de chacune de ses municipalités ;
- le territoire non organisé de Lac-Croche ;
- les principales voies de circulation ;
- l'hydrographie (rivières et lacs principaux).
L'édition consultée présente les données municipales de 2026, soit une population totale de 51 717 habitants et une superficie terrestre de 3 178,8 km². Ces valeurs proviennent du décret de population et des données ministérielles en vigueur à la date d'édition ; elles sont appelées à être mises à jour à chaque nouvelle édition.
Le Répertoire des municipalités du gouvernement du Québec donne accès à cette cartographie ainsi qu'aux fiches de chaque municipalité constituante. La MRC diffuse par ailleurs ses propres documents cartographiques, notamment dans le cadre de son schéma d'aménagement et de développement.
Pour les découpages électoraux, le territoire de la MRC se répartit entre des circonscriptions provinciales et fédérales dont les limites ne coïncident pas avec celles de la MRC ; leur consultation relève des cartes du Directeur général des élections du Québec et d'Élections Canada.
Population et occupation du territoire
Données de 2026
La carte ministérielle de 2026 établit la population de la MRC à 51 717 habitants. Rapportée à une superficie terrestre de 3 178,8 km², la densité moyenne est d'environ 16 habitants au kilomètre carré, une moyenne qui masque une forte inégalité de répartition.
Répartition
La quasi-totalité de la population réside dans la frange sud du territoire, à proximité de l'agglomération de Québec. Plusieurs municipalités, telles que Lac-Beauport, Stoneham-et-Tewkesbury, Sainte-Brigitte-de-Laval ou Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, ont connu une croissance résidentielle soutenue liée à la périurbanisation de la couronne nord de Québec.
Le territoire non organisé de Lac-Croche, qui couvre la majeure partie de l'arrière-pays, est très faiblement peuplé.
Présence militaire
La Base des Forces canadiennes Valcartier, l'une des principales installations militaires au Québec, est située sur le territoire de la MRC, dans le secteur de Saint-Gabriel-de-Valcartier et de Shannon. Elle exerce une influence notable sur l'occupation du sol et la démographie locale.
Arrière-pays et récréotourisme
Le nord de la MRC est formé de vastes massifs forestiers dont l'essentiel relève du territoire non organisé de Lac-Croche. Ce secteur comprend des portions du parc national de la Jacques-Cartier, géré par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), et de la réserve faunique des Laurentides.
La route 175, qui relie Québec au Saguenay–Lac-Saint-Jean, traverse ce territoire du sud au nord en passant par Stoneham-et-Tewkesbury, et constitue le principal axe d'accès à l'arrière-pays.
Plus au sud, la MRC accueille plusieurs pôles de villégiature et de plein air, notamment autour du lac Saint-Joseph et du lac Beauport, ainsi que la station touristique Duchesnay, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. La proximité de la ville de Québec fait de ces sites des destinations fréquentées pour le ski, la randonnée, le canot et les activités nautiques.
Cette double vocation, résidentielle au sud et forestière au nord, structure les orientations d'aménagement de la MRC, qui doit concilier croissance urbaine, protection des milieux naturels et mise en valeur récréotouristique.
Histoire
Le territoire de la MRC a été colonisé progressivement à partir des seigneuries et des cantons situés au nord de Québec. Les vallées, en particulier celle de la rivière Jacques-Cartier, ont orienté l'établissement des premières communautés agricoles et forestières. Plusieurs localités, dont Shannon, Stoneham-et-Tewkesbury et Saint-Gabriel-de-Valcartier, conservent dans leur toponymie la trace d'un peuplement en partie d'origine irlandaise et britannique au XIXe siècle.
La villégiature s'est développée autour des lacs dès la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, attirant une clientèle de la ville de Québec.
La MRC de La Jacques-Cartier a été constituée en 1981, dans la foulée de l'adoption de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (1979), qui a instauré les municipalités régionales de comté en remplacement des anciennes corporations de comté. Depuis, l'expansion de l'agglomération de Québec a transformé plusieurs anciennes communautés rurales en milieux résidentiels périurbains.