Situation
Le mont Sainte-Anne se trouve dans la région administrative de la Capitale-Nationale, au sein de la municipalité régionale de comté (MRC) de La Côte-de-Beaupré. La Commission de toponymie du Québec situe son sommet sur le territoire de la ville de Beaupré, aux coordonnées 47,08801° N et 70,93222° O, soit à environ 5 km au nord de la ville de Sainte-Anne-de-Beaupré.
La montagne fait partie du massif des Laurentides, rebord méridional du Bouclier canadien qui longe la rive nord du fleuve Saint-Laurent en aval de Québec. Elle se dresse au-dessus de la plaine côtière de la Côte-de-Beaupré, territoire de peuplement ancien de la Nouvelle-France, et constitue l'un des reliefs les plus visibles depuis le fleuve et l'île d'Orléans.
Le parc du Mont-Sainte-Anne, aménagé sur ses flancs, chevauche les territoires de Beaupré et de Saint-Ferréol-les-Neiges.
Relief et hydrographie
Le sommet du mont Sainte-Anne dépasse 820 m d'altitude. Le versant sud présente une dénivellation d'environ 655 m, ce qui en fait l'un des reliefs les plus marqués de la Côte-de-Beaupré.
Drainage
La montagne se partage entre deux bassins :
- au sud, elle descend vers la rivière Jean-Larose, affluent de la rivière Sainte-Anne, qui se jette dans le fleuve Saint-Laurent ;
- au nord, ses pentes s'abaissent vers le ruisseau des Prairies, qui rejoint la rivière aux Chiens.
Le secteur de la rivière Jean-Larose, au pied du versant sud, est connu pour ses chutes et ses gorges, qui font partie du paysage du parc récréatif aménagé sur la montagne.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Altitude du sommet | plus de 820 m |
| Dénivellation du versant sud | environ 655 m |
| Exutoire sud | rivière Jean-Larose (bassin de la rivière Sainte-Anne) |
| Exutoire nord | ruisseau des Prairies (bassin de la rivière aux Chiens) |
Toponymie
Le nom de la montagne est attesté sous la forme « Montagne Ste. Anne » dans les écrits de l'arpenteur général du Bas-Canada Joseph Bouchette, en 1815. Il reprend le nom de la paroisse de Sainte-Anne, sur la Côte-de-Beaupré, dont l'appellation remonte aux débuts de la colonie française. Ce vocable est associé à sainte Anne, objet d'une dévotion ancienne dans la région, dont témoigne le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré.
Le toponyme s'applique aujourd'hui à plusieurs entités distinctes :
- la montagne elle-même, entité de relief officialisée par la Commission de toponymie du Québec ;
- la station de sports d'hiver aménagée en 1964 sur ses versants, couramment désignée sous la graphie « Mont-Sainte-Anne », avec traits d'union, comme il convient pour un nom de lieu dérivé ;
- le parc du Mont-Sainte-Anne, territoire récréatif d'environ 11 km².
La Commission de toponymie consigne par ailleurs un homonyme, le mont Sainte-Anne de Percé, en Gaspésie, qui fait l'objet d'une fiche distincte.
Station et parc du Mont-Sainte-Anne
Une station de sports d'hiver est aménagée sur la montagne en 1964. Elle se développe comme l'un des principaux centres de ski alpin de l'Est du Canada, avec des pistes réparties sur plusieurs versants de la montagne, et est complétée par un réseau de ski de fond.
À distinguer de l'entité de relief, le parc du Mont-Sainte-Anne couvre une superficie de 11 km² et s'étend sur les territoires de Beaupré et de Saint-Ferréol-les-Neiges. Au-delà de la saison hivernale, la montagne est fréquentée pour la randonnée pédestre et le vélo de montagne ; la station a accueilli des épreuves internationales dans cette dernière discipline.
La proximité de la ville de Québec, située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest, fait de la montagne un pôle récréotouristique majeur de la Côte-de-Beaupré, aux côtés du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré et du canyon Sainte-Anne.
Propriété et gestion
L'histoire foncière de la station s'articule autour de quelques jalons, présentés du plus récent au plus ancien.
2021
Le gouvernement du Québec fait état de démarches entreprises en 2021 au sujet de terrains périphériques à la station, dans le cadre de sa volonté déclarée de « faire rayonner davantage le Mont-Sainte-Anne ».
1994
L'exploitation de la station est privatisée en 1994. Des conventions foncières sont alors conclues entre l'État et l'exploitant privé ; selon le gouvernement du Québec, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) demeure propriétaire du Mont-Sainte-Anne.
1985
La Sépaq devient propriétaire du Mont-Sainte-Anne en 1985. La Commission de toponymie indique que le parc est géré par cet organisme public à partir de cette date.
1964
Aménagement de la station de sports d'hiver sur les versants de la montagne.
Homonyme gaspésien
Le nom Mont Sainte-Anne désigne également une montagne située sur le territoire de la ville de Percé, en Gaspésie, dans la région administrative de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ce relief, qui surplombe le village de Percé et le rocher Percé, fait l'objet d'une fiche distincte de la Commission de toponymie du Québec.
Les deux sommets n'ont aucun lien géographique : le mont Sainte-Anne de Beaupré appartient au massif des Laurentides, sur la rive nord du Saint-Laurent, tandis que celui de Percé se trouve à l'extrémité de la péninsule gaspésienne, dans le domaine des Appalaches. La récurrence du nom illustre la diffusion du culte de sainte Anne dans la toponymie québécoise.
Le présent article traite du sommet de la Côte-de-Beaupré.

