Toponymie
Le nom de la ville rappelle Alice Amos, épouse de Lomer Gouin, premier ministre du Québec au moment de la fondation de la municipalité. Avant de recevoir ce nom, le lieu a été désigné sous les appellations de Latulipe et d'Harricana, cette dernière faisant référence à la rivière qui traverse la ville.
La Commission de toponymie du Québec consigne également la variante traditionnelle anichinabée Ka Okikaci, témoin de la présence ancienne des Anicinabek dans le bassin de l'Harricana.
Lors du regroupement de 2025, le nom d'Amos a été retenu pour la nouvelle ville. Le nom de Saint-Félix-de-Dalquier subsiste pour désigner le village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité. Les habitants portent le gentilé d'Amossois et d'Amossoise.
Histoire
Colonisation et fondation
La colonisation de l'Abitibi a débuté dans le secteur d'Amos en 1910, au moment où se construisait le chemin de fer Transcontinental, qui franchissait la rivière Harricana à cet endroit. Les premiers colons ont gagné la région par le rail et par les cours d'eau, et un noyau de peuplement s'est formé sur les rives de la rivière.
En 1914, Amos devient la première municipalité constituée en Abitibi, d'où son surnom de « Berceau de l'Abitibi ». La localité s'impose rapidement comme centre religieux, administratif et commercial pour les paroisses de colonisation ouvertes dans les décennies suivantes.
Centre régional
Au cours du XXe siècle, Amos accueille des institutions à vocation régionale, notamment le siège du diocèse catholique d'Amos. La ville se trouve à proximité de la communauté anichinabée de Pikogan, de la Première Nation Abitibiwinni.
Regroupement de 2025
Le 1er janvier 2025 entre en vigueur le regroupement de la Ville d'Amos et de la Municipalité de Saint-Félix-de-Dalquier, annoncé par le gouvernement du Québec. La nouvelle entité conserve le nom d'Amos et le code géographique 88057. Ce regroupement a modifié le territoire municipal, de sorte que les données antérieures portant sur l'ancienne ville d'Amos ne sont pas directement comparables à celles de la ville regroupée.
Géographie
Amos est située dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue (08), au sein de la MRC d'Abitibi, dont elle est le chef-lieu. La ville se trouve à environ 60 km au nord-ouest de Val-d'Or. La Commission de toponymie du Québec situe Amos à 48,56477° de latitude nord et 78,11275° de longitude ouest.
Le territoire municipal couvre 551,18 km² depuis le regroupement avec Saint-Félix-de-Dalquier. Il s'organise autour de la rivière Harricana, qui coule vers le nord en direction de la baie James et traverse le centre urbain.
Le secteur fait partie de la ceinture argileuse de l'Abitibi, plaine héritée des dépôts du lac proglaciaire Ojibway, où alternent terres agricoles, tourbières et forêt boréale. Les eskers de la région, dont celui de Saint-Mathieu-Berry, renferment des nappes d'eau souterraine reconnues pour leur qualité, qui alimentent la ville en eau potable.
Le territoire comprend le centre urbain d'Amos et le village de Saint-Félix-de-Dalquier, ancien noyau de la municipalité fusionnée.
Démographie
Selon le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, la population d'Amos, sur le territoire issu du regroupement de 2025, s'établit comme suit :
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 13 849 |
| 2025 | 13 837 |
La population a ainsi progressé de 12 habitants entre 2025 et 2026. Avec une superficie de 551,18 km², la densité moyenne est d'environ 25 habitants par kilomètre carré, la population étant concentrée dans le centre urbain.
Les chiffres publiés avant 2025 se rapportent à l'ancienne ville d'Amos, sans Saint-Félix-de-Dalquier, et doivent être interprétés en tenant compte de ce changement de périmètre.
Administration municipale
Amos porte la désignation de ville. Sa constitution actuelle date du 1er janvier 2025, à la suite du regroupement. L'hôtel de ville est situé au 182, 1re Rue.
Élection municipale de 2025
Lors de l'élection générale municipale de novembre 2025, Sébastien D'Astous est élu maire avec 2 450 voix, soit environ 75,9 % des suffrages exprimés pour ce poste. Les candidatures élues aux postes de conseiller comprennent notamment :
- Claudie Audet (2 125 voix) ;
- Annie Quenneville (2 099 voix) ;
- Nathalie Michaud (1 791 voix) ;
- Annick Pelletier (1 757 voix).
Vacance à la mairie (2026)
Élu député d'Abitibi-Ouest à l'élection générale provinciale du 5 octobre 2026, Sébastien D'Astous a quitté la mairie. En octobre 2026, le poste de maire est vacant et une élection partielle est annoncée pour le 20 décembre 2026 ; le conseiller Pierre Deshaies a fait connaître son intention de s'y présenter.
À la fin d'octobre 2026, le conseil municipal se compose des conseillers Mario Bédard, Nathalie Michaud, Claudie Audet, Pierre Deshaies, Annie Quenneville et Annick Pelletier. L'administration est dirigée par le directeur général Patrick Rodrigue ; Richard Michaud occupe la fonction de trésorier et Mariane Michaud celle de greffière. La prochaine élection générale municipale est prévue le 4 novembre 2029.
Services intermunicipaux
En octobre 2026, Amos et la municipalité voisine de Landrienne ont annoncé leur intention de regrouper leurs services de sécurité incendie au moyen d'une entente intermunicipale.
Richesse foncière
| Année | Richesse foncière uniformisée |
|---|---|
| 2026 | 2 064 522 585 $ |
| 2025 | 1 958 890 070 $ |
Représentation provinciale
Amos fait partie de la circonscription provinciale d'Abitibi-Ouest. Le tableau suivant présente les résultats des élections générales récentes dans cette circonscription.
Élection générale du 5 octobre 2026
Sébastien D'Astous (Parti québécois) est élu avec 11 080 voix (49,59 %), devant Daniel Guillemette (Parti conservateur du Québec, 18,1 %), la députée sortante Suzanne Blais (Coalition avenir Québec, 15,36 %), Joanie Bolduc (Québec solidaire, 8,77 %) et Marc-André Fortin (Parti libéral du Québec, 8,18 %). La participation atteint 64,3 % sur 35 317 électeurs inscrits. En octobre 2026, il entre au Conseil des ministres comme responsable de l'Efficacité gouvernementale et de la région de l'Abitibi-Témiscamingue.
Élections antérieures
| Élection | Élu ou élue | Parti | Part des voix | Participation |
|---|---|---|---|---|
| 3 octobre 2022 | Suzanne Blais | CAQ | 46,75 % | 63,7 % |
| 1er octobre 2018 | Suzanne Blais | CAQ | 34,12 % | 64,75 % |
| 7 avril 2014 | François Gendron | PQ | 42,22 % | 63,35 % |
En 2018, l'écart entre Suzanne Blais et le candidat péquiste Sylvain Vachon (33,26 %) n'a été que de 194 voix. Avant 2018, la circonscription a été représentée pendant plusieurs décennies par François Gendron, du Parti québécois.
Économie
Amos exerce un rôle de centre de services pour le nord de l'Abitibi : commerces, services publics, établissements de santé et d'enseignement, administration régionale et services judiciaires. Son économie s'appuie aussi sur les ressources naturelles de la région, en particulier la forêt, l'activité minière et l'agriculture de la ceinture argileuse.
Les eaux souterraines de l'esker voisin, réputées pour leur pureté, sont exploitées pour l'embouteillage d'eau de source, activité associée à la marque Eska.
Tissu entrepreneurial
Selon le Registraire des entreprises du Québec (mise à jour d'octobre 2026), 1 154 entreprises immatriculées actives ont leur adresse à Amos, sur un total de 2 552 entreprises recensées, dont 1 398 radiées ou inactives. Les compagnies (sociétés par actions) dominent avec 910 entités, suivies de 157 entreprises individuelles et de 56 sociétés en nom collectif. Parmi les secteurs déclarés figurent la gestion et les sociétés de portefeuille, les activités professionnelles, la gestion d'immeubles, le camionnage et les services forestiers.
Enjeux récents
En octobre 2026, Santé Québec a indiqué ne pas être en mesure de rouvrir l'unité de santé mentale de l'hôpital d'Amos, tandis que des organismes communautaires ont réclamé des mesures en matière d'itinérance et de logement social.
Patrimoine
Le principal monument d'Amos est la cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila, siège du diocèse d'Amos. Construite dans les années 1920 selon un plan circulaire coiffé d'un dôme, d'inspiration romano-byzantine, elle domine le centre-ville et constitue l'un des édifices religieux les plus singuliers du Québec.
Le statut de « Berceau de l'Abitibi » nourrit une mise en valeur de l'histoire de la colonisation régionale, amorcée en 1910 le long de la rivière Harricana et du chemin de fer Transcontinental.
À proximité de la ville, la communauté de Pikogan, de la Première Nation Abitibiwinni, rappelle la présence anichinabée dans le bassin de l'Harricana, dont témoigne aussi la variante toponymique Ka Okikaci. Le village de Saint-Félix-de-Dalquier, intégré à la ville en 2025, conserve son identité paroissiale propre.