Toponymie
Le nom de Rimouski désigne d'abord la rivière Rimouski, qui se jette dans l'estuaire du Saint-Laurent au cœur de l'agglomération. Selon la Commission de toponymie du Québec, la paroisse établie sur ce territoire a d'abord porté le nom de Saint-Germain, avant que le nom de la rivière ne s'impose pour désigner la localité.
L'origine autochtone du nom a donné lieu à plusieurs interprétations. Les connaissances rapportées par la Commission privilégient une origine wolastoqey (malécite) et un sens associé au « territoire au chien ». Une autre hypothèse rattache le nom aux bourgeons du peuplier baumier.
Le souvenir de l'ancienne paroisse demeure dans la toponymie urbaine, notamment par la rue Saint-Germain et la cathédrale Saint-Germain. Le gentilé officiel est Rimouskois, Rimouskoise.
Histoire
Seigneurie et peuplement
Le territoire fait partie de la seigneurie de Rimouski, concédée sous le Régime français à la fin du XVIIe siècle. La famille Lepage, qui en acquiert les droits, y amorce le peuplement à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. L'établissement se développe lentement le long du littoral, selon le modèle des rangs perpendiculaires au fleuve.
Centre régional
Au XIXe siècle, Rimouski devient un centre religieux et administratif pour l'Est-du-Québec : elle est le siège d'un diocèse catholique, devenu archidiocèse au XXe siècle, ainsi que d'institutions d'enseignement et de services. L'arrivée du chemin de fer Intercolonial et l'activité portuaire renforcent son rôle de place commerciale.
Le 29 mai 1914, le paquebot Empress of Ireland fait naufrage au large de Pointe-au-Père, catastrophe maritime majeure de l'histoire canadienne. Dans la nuit du 6 au 7 mai 1950, un incendie, connu sous le nom de « Grand feu de Rimouski », détruit une partie importante de la ville ; la reconstruction qui suit modifie durablement le tissu urbain.
Regroupements municipaux
La ville actuelle est constituée le 1er janvier 2002 par le regroupement de Rimouski, Pointe-au-Père, Rimouski-Est, Mont-Lebel, Sainte-Blandine et Sainte-Odile-sur-Rimouski, dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec. Le territoire est ensuite agrandi par l'annexion de la municipalité du Bic, effective en 2009, qui intègre notamment le secteur du parc national du Bic.
Géographie et territoire
Rimouski s'étend le long de la rive sud de l'estuaire maritime du Saint-Laurent, à l'est de la région du Bas-Saint-Laurent. Le territoire comprend une bande littorale urbanisée, des terrasses agricoles et, vers l'intérieur, des secteurs ruraux et forestiers appartenant aux contreforts des Appalaches.
La rivière Rimouski traverse la ville avant de rejoindre l'estuaire. À l'ouest, le secteur du Bic présente un littoral découpé de caps, d'anses et d'îles, en grande partie protégé par le parc national du Bic. À l'est, Pointe-au-Père marque une avancée de la côte où se trouve un phare historique. Au large du centre-ville se trouve l'île Saint-Barnabé.
Superficie
La superficie municipale inscrite au répertoire des municipalités est de 533,6 km². L'Institut de la statistique du Québec et le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation indiquent une superficie terrestre de 338,4 km² ; l'écart tient à la nature des mesures, la première incluant une partie des eaux.
Anciens secteurs
Le territoire municipal regroupe les anciennes municipalités devenues des secteurs :
- Rimouski (centre) ;
- Pointe-au-Père ;
- Rimouski-Est ;
- Sainte-Blandine ;
- Mont-Lebel ;
- Sainte-Odile-sur-Rimouski ;
- Le Bic (depuis 2009).
Démographie
Rimouski est la ville la plus populeuse du Bas-Saint-Laurent et l'une des municipalités de plus de 50 000 habitants du Québec. Les populations officielles retenues par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation montrent une croissance au cours de la dernière décennie.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 51 598 |
| 2025 | 51 188 |
| 2024 | 50 019 |
| 2023 | 50 036 |
| 2017 | 49 197 |
Ces chiffres correspondent aux populations décrétées annuellement pour l'application des lois municipales. Ils se distinguent des données de recensement : lors du Recensement de 2021, Statistique Canada a dénombré 48 935 habitants à Rimouski.
La population est très majoritairement francophone. La présence d'établissements d'enseignement supérieur attire une population étudiante venue de l'ensemble de l'Est-du-Québec et de l'étranger.
Administration municipale
Rimouski est une municipalité régie par la Loi sur les cités et villes. Elle est le chef-lieu de la MRC de Rimouski-Neigette. L'hôtel de ville se trouve au 205, avenue de la Cathédrale. Le conseil municipal se compose d'un maire et de onze conseillers. La direction générale est assurée par Marco Desbiens. Les prochaines élections municipales générales sont prévues le 4 novembre 2029.
Élection municipale de 2025
Guy Caron est réélu maire avec 11 377 voix (68,6 % des voix exprimées pour la mairie), devant Sébastien Bolduc (4 635 voix). Le conseil issu de ce scrutin comprend Francis Chouinard, Patrick Dumont, Élise Gagnon, Cécilia Michaud, Julie Carré, Grégory Thorez, Jocelyn Pelletier, Antoine Durette-Landry, Mélanie Bernier, Dave Dumas et Alain Martineau.
Élection municipale de 2021
Guy Caron, ancien député fédéral, est élu maire avec 13 976 voix (80,7 %), devant Virginie Proulx (3 340 voix).
Élection municipale de 2017
Marc Parent est élu maire avec 7 860 voix (47,4 %), devant Pierre Chassé (5 615 voix), Gilles Gaston Thériault (1 571) et Djanick Michaud (1 525).
Élections de 2005 à 2013
| Année | Maire élu | Résultat |
|---|---|---|
| 2013 | Éric Forest | Élu par acclamation |
| 2009 | Éric Forest | 15 804 voix (95,8 %) |
| 2005 | Éric Forest | 9 487 voix (64,1 %) |
Richesse foncière uniformisée
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 8 819 048 478 $ |
| 2025 | 8 138 523 856 $ |
| 2024 | 7 453 607 203 $ |
| 2023 | 6 187 465 584 $ |
| 2017 | 4 882 033 180 $ |
Représentation politique
À l'Assemblée nationale, Rimouski fait partie de la circonscription provinciale de Rimouski. Les résultats ci-dessous portent sur l'ensemble de la circonscription.
Élection générale du 5 octobre 2026
Yohann St-Pierre (Parti québécois) est élu avec 14 189 voix (43,35 %). Suivent Julia Brillant-Ruest (Coalition avenir Québec, 17,71 %), Virginie Chevalier-Archambault (Québec solidaire, 15,04 %), Cédric Gauthier (Parti conservateur du Québec, 13,21 %) et Michel Bienvenu (Parti libéral du Québec, 9,46 %). On compte 32 730 votes valides pour 46 554 électeurs inscrits, soit une participation de 71,15 %.
Élection générale du 3 octobre 2022
Maïté Blanchette Vézina (Coalition avenir Québec) est élue avec 13 761 voix (41,75 %), devant Samuel Ouellet (28,64 %) et Carol-Ann Kack (21,37 %). La participation atteint 71,6 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Harold Lebel (Parti québécois) est réélu avec 13 940 voix (43,92 %), devant Nancy Levesque (24,9 %) et Carol-Ann Kack (17,43 %). La participation est de 70,25 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Harold Lebel (Parti québécois) est élu avec 12 028 voix (40,58 %), devant Pierre Huot (29,99 %). La participation s'établit à 67,27 %.
Évolution du nombre de votes valides
| Année | Votes valides |
|---|---|
| 2012 | 27 368 |
| 2008 | 26 774 |
| 2007 | 31 852 |
| 2003 | 29 713 |
| 1998 | 29 606 |
| 1994 | 29 008 |
| 1989 | 28 460 |
| 1985 | 30 801 |
| 1981 | 32 937 |
| 1976 | 27 069 |
Économie et institutions
L'économie de Rimouski repose principalement sur les services, en raison de son rôle de capitale régionale du Bas-Saint-Laurent. L'administration publique, la santé, l'éducation et le commerce de détail y occupent une place importante. La ville accueille de nombreux bureaux régionaux des ministères et organismes du gouvernement du Québec ainsi que le centre hospitalier régional.
Enseignement et recherche
Rimouski est le siège de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), fondée en 1969, dont l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) est spécialisé en océanographie. La ville compte aussi le Cégep de Rimouski et l'Institut maritime du Québec, qui forme une part importante du personnel de la marine marchande québécoise. Cette concentration d'établissements a fait de Rimouski un pôle de recherche et de formation en sciences et technologies maritimes.
Transport
La ville est desservie par la route 132 et l'autoroute 20, ainsi que par un port sur l'estuaire et un aéroport régional.
Tissu entrepreneurial
En octobre 2026, le Registraire des entreprises du Québec recense 3 454 entreprises immatriculées actives dont l'adresse se trouve à Rimouski, sur un total de 7 405 entreprises répertoriées, actives ou radiées. Les sociétés par actions forment la majorité des entités actives (2 599), devant les entreprises individuelles (477) et les syndicats de copropriété (185).
Patrimoine et culture
Le patrimoine de Rimouski est marqué par son passé religieux, maritime et seigneurial.
- Cathédrale Saint-Germain : église mère de l'archidiocèse de Rimouski, située au centre-ville, à proximité de l'hôtel de ville.
- Site historique maritime de la Pointe-au-Père : il comprend le phare de Pointe-au-Père, lieu historique national, et un pavillon consacré au naufrage de l'Empress of Ireland, ainsi que le sous-marin Onondaga, ancien navire de la Marine royale canadienne.
- Maison Lamontagne : située dans le secteur de Rimouski-Est, elle compte parmi les plus anciennes maisons de l'Est-du-Québec.
- Parc national du Bic : aire protégée administrée par la Société des établissements de plein air du Québec, reconnue pour ses paysages côtiers et sa faune marine.
La vie culturelle s'appuie sur des institutions comme le Musée régional de Rimouski et sur une programmation de festivals. Sur le plan sportif, la ville est représentée par l'Océanic de Rimouski, équipe de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec.
L'actualité locale est couverte notamment par l'hebdomadaire Journal Le Soir et par les antennes régionales des grands médias québécois.