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Le vivant

Chauve-souris pygmée de l'Est

La chauve-souris pygmée de l'Est (Myotis leibii) est un petit mammifère volant de la famille des Vespertilionidés, l'une des huit espèces de chauves-souris présentes au Québec et la plus petite d'entre elles. Reconnaissable à son pelage brun doré contrastant avec une face noire, elle réside toute l'année dans le sud-ouest de la province, principalement en Outaouais, en Estrie et dans les Laurentides. Classée S1 et inscrite sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, elle compte parmi les chauves-souris les plus rares du Québec. L'arrivée du syndrome du museau blanc en 2010 a probablement accentué son déclin.

Observations au Québec

3 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Chauve-souris pygmée de l'Est
Visuel documentaire des traces typiques
  • Petites crottes noirâtres de 2 à 3 mm de diamètre sur 3 à 6 mm de long, accumulées sous une fissure de roche ou une dalle.
  • Les fèces s'effritent facilement entre les doigts et révèlent des fragments brillants d'insectes, contrairement aux crottes de souris qui restent dures.
  • Guano dispersé au sol dans des talus d'éboulis, des falaises ou des affleurements rocheux ensoleillés plutôt que dans un bâtiment.
  • Taches brunâtres et huileuses, laissées par le frottement du corps, à l'entrée d'étroites crevasses rocheuses utilisées comme gîtes d'été.
  • Ailes de papillons de nuit et restes d'insectes coupés, abandonnés sous un surplomb rocheux servant de perchoir d'alimentation.
  • En hiver, individus isolés coincés dans des fentes près de l'entrée froide et sèche d'une grotte ou d'une mine, plutôt qu'en grappes.
  • Au détecteur d'ultrasons, cris en balayage de fréquence se terminant vers 40 à 45 kHz, captés au crépuscule près des éboulis.
  • Chauve-souris minuscule de 3 à 6 g au masque facial noir et à l'avant-bras d'environ 30 à 33 mm, trouvée sous une pierre.

Portrait et mode de vie

La chauve-souris pygmée de l'Est est la plus petite chauve-souris du Québec. Sa longueur totale varie d'environ 7 à 9 cm et son envergure, d'environ 21 à 25 cm. Son pelage dorsal est brun doré et luisant, tandis que la face, les oreilles et les membranes alaires sont noires, ce qui lui donne une apparence masquée caractéristique. Comme son nom anglais (Eastern Small-footed Myotis) l'indique, ses pieds sont particulièrement petits.

C'est une espèce nocturne et insectivore, qui chasse en vol au crépuscule et pendant la nuit en se guidant par écholocation. Durant la belle saison, elle s'abrite le jour dans des milieux rocheux : fissures de falaises, affleurements, éboulis et crevasses, ainsi que dans divers abris en forêt.

Contrairement aux chauves-souris migratrices, qui quittent le Québec à l'automne, la chauve-souris pygmée de l'Est est une espèce résidente : elle demeure dans la province toute l'année et passe l'hiver en hibernation.

Classification

L'espèce appartient à l'ordre des Chiroptères, à la famille des Vespertilionidés et au genre Myotis, qui regroupe au Québec plusieurs espèces de petite taille aux mœurs voisines, dont la petite chauve-souris brune et la chauve-souris nordique.

Répartition

L'aire de répartition connue de la chauve-souris pygmée de l'Est au Canada comprend le sud de l'Ontario et le sud-ouest du Québec. L'espèce est également présente dans le nord-est des États-Unis, notamment dans le secteur des Appalaches.

Au Québec, sa présence est signalée surtout dans trois régions :

  • l'Outaouais ;
  • l'Estrie ;
  • les Laurentides.

Elle fréquente principalement les forêts montagneuses, les secteurs comportant des escarpements et des affleurements rocheux, ainsi que certains milieux de sous-bois situés près de l'eau. En hiver, elle s’abrite dans les crevasses de grottes ou de mines abandonnées.

L'espèce est considérée comme indigène et régulière au Québec. Sa rareté et sa petite taille la rendent toutefois difficile à observer et à inventorier, si bien que les mentions documentées demeurent peu nombreuses. Les inventaires acoustiques et les suivis d'hibernacles menés dans le sud de la province contribuent à préciser sa répartition.

Croissance et cycle de vie

Le cycle annuel de la chauve-souris pygmée de l'Est s'articule autour de l'hibernation, qui occupe une grande partie de l'année au Québec.

Hibernation

L'espèce hiverne dans les crevasses de grottes ou de mines abandonnées. Elle s'y loge souvent seule ou en petit nombre, dans des fissures étroites de la paroi, plutôt qu'en grappes exposées comme d'autres espèces du genre Myotis. Elle a la réputation de choisir des emplacements relativement froids et secs, parfois proches de l'entrée des hibernacles. Pendant l'hibernation, sa température corporelle et son métabolisme diminuent fortement, ce qui lui permet de vivre sur ses réserves de graisse accumulées à la fin de l'été.

Reproduction

Comme chez les autres chauves-souris de la famille, l'accouplement a lieu à la fin de l'été ou à l'automne, et la fécondation est différée jusqu'au printemps. Les femelles donnent généralement naissance à un seul petit par année, au début de l'été. Les jeunes se développent rapidement et deviennent aptes au vol quelques semaines après leur naissance.

Malgré sa petite taille, l'espèce, comme la plupart des chauves-souris, présente une longévité élevée pour un mammifère de ce gabarit et un faible taux de reproduction, ce qui ralentit le rétablissement des populations après un déclin.

Régime alimentaire

La chauve-souris pygmée de l'Est est strictement insectivore. Elle capture ses proies en vol, en utilisant l'écholocation pour les repérer dans l'obscurité. Elle chasse le plus souvent à faible hauteur, le long des falaises, des lisières forestières, au-dessus des cours d'eau ou dans le sous-bois.

Son régime se compose principalement de petits insectes volants, notamment :

  • des papillons nocturnes ;
  • des mouches et des moustiques ;
  • des coléoptères.

Comme les autres chauves-souris du Québec, elle doit accumuler à la fin de l'été et à l'automne des réserves de graisse suffisantes pour survivre à la longue période d'hibernation, pendant laquelle aucune proie n'est disponible.

Relations avec les autres espèces

En tant que prédatrice d'insectes nocturnes, la chauve-souris pygmée de l'Est participe à la régulation des populations d'insectes dans les milieux forestiers et riverains qu'elle fréquente.

Elle peut partager des hibernacles avec d'autres chauves-souris résidentes du Québec, notamment la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique et la grande chauve-souris brune. Cette cohabitation dans les grottes et les mines favorise la transmission du champignon Pseudogymnoascus destructans, responsable du syndrome du museau blanc.

Ses prédateurs potentiels comprennent des oiseaux de proie nocturnes, comme les hiboux, ainsi que des mammifères carnivores capables d'atteindre les chauves-souris dans leurs abris ou à l'entrée des hibernacles.

Relations avec l'humain

Statut au Québec

La chauve-souris pygmée de l'Est figure sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, établie en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Elle porte le rang de précarité provincial S1, qui correspond aux espèces gravement en péril au Québec. Elle apparaît également dans les données gouvernementales sur les espèces en situation précaire.

Syndrome du museau blanc

Le gouvernement du Québec indique que les populations ont probablement décliné avec l'arrivée du syndrome du museau blanc dans la province en 2010. Cette maladie fongique perturbe l'hibernation des chauves-souris, les réveillant à répétition et épuisant leurs réserves d'énergie. Elle a causé des mortalités massives chez plusieurs espèces du genre Myotis dans l'est de l'Amérique du Nord.

Autres menaces et conservation

Le dérangement des hibernacles par les visites humaines, la fermeture ou l'altération des mines abandonnées et la perte d'habitats rocheux ou forestiers constituent d'autres pressions sur l'espèce. Elle fait partie des espèces visées par les travaux de l'équipe de rétablissement des chauves-souris du Québec. Des organismes régionaux, comme Corridor appalachien et Nature-Action Québec, ainsi que des projets de surveillance acoustique et d'inventaires participatifs contribuent au suivi des populations.

Anecdotes

  • Avec une envergure d'à peine plus de 20 cm, la chauve-souris pygmée de l'Est est la plus petite des huit espèces de chauves-souris recensées au Québec.
  • Son masque facial noir, bien visible sur un pelage doré, permet de la distinguer des autres petites chauves-souris du genre Myotis lorsqu'elle est examinée de près.
  • Sa préférence pour les fissures étroites, en hiver comme en été, la rend particulièrement discrète et contribue à la difficulté de dénombrer ses populations.

Sources

  1. Savoirs.Québec — Catalogue du vivant, fiche Myotis leibii
  2. Gouvernement du Québec — Fiche espèce : Chauve-souris pygmée de l'Est
  3. Gouvernement du Québec — Liste des espèces fauniques menacées ou vulnérables
  4. Gouvernement du Québec — Données sur les espèces en situation précaire
  5. Gouvernement du Québec — Équipe de rétablissement des chauves-souris
  6. MFFP — Pleins feux sur… la préparation à l'hiver chez les chauves-souris
  7. Chauve-souris du Québec — Chauve-souris pygmée de l'Est
  8. Chauve-souris du Québec — Les espèces de chauves-souris du Québec
  9. Groupe Chiroptères Québec — Les chauves-souris
  10. Corridor appalachien — Conservation des chauves-souris
  11. Nature-Action Québec — Chauves-souris en péril!
  12. LegisQuébec — Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables
  13. Institut Kenauk — Projet de surveillance des chauves-souris
  14. GBIF — Myotis leibii (clé taxonomique 2432455)

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. MFFP — Pleins feux sur… les espèces en danger et les chauves-souris
  2. Canadian Wildlife Federation — L’essentiel sur les chauves-souris
  3. Myotis leibii
  4. Recenser les chauves-souris pour mieux les protéger
  5. Les chauves-souris du Québec : bienfaitrices nocturnes
  6. Hibernacula, Hibernaculum, Chiroptera, Patagium
  7. LES CHAUVES-SOURIS DU QUÉBEC
  8. Les chauves-souris - Faune et Flore du Pays

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Révision de clôture — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6 Sol · Supervision — GPT 6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : chauve-souris, myotis leibii, chiroptères, vespertilionidés, espèce susceptible, syndrome du museau blanc, hibernation, outaouais, estrie

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Synthèse de l'arbitre : Les deux membres jugent l’article solide sur l’identification, la répartition et le statut de conservation, mais relèvent la même erreur factuelle : la liste des espèces partageant les hibernacles inclut l’espèce étudiée elle-même. Comme un fait faux subsiste, l’exception prévue pour le dernier tour impose une révision ciblée. Les autres remarques peuvent être réglées par des retouches ponctuelles; rien dans le dossier ne permet toutefois d’affirmer que la pipistrelle de l’Est partage ces hibernacles. Confiance : 94 % (24 septembre 2026)

Une validation par le comité réduit les risques d'erreur sans les éliminer. Les sources citées font foi. Processus éditorial : débat, visuels et historique.