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Le vivant

Chrysomela laurentia

Chrysomela laurentia est une espèce de coléoptère de la famille des Chrysomelidae, décrite par Brown en 1956. Elle appartient au genre Chrysomela, qui regroupe des chrysomèles phytophages associées surtout aux arbres et arbustes de la famille des Salicacées, comme les saules et les peupliers. L'espèce figure dans les inventaires de la faune coléoptérologique du Canada, et le Québec fait partie des territoires où elle est signalée. Le Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) lui associe 24 occurrences.

Observations au Québec

24 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Chrysomela laurentia
Visuel documentaire des traces typiques
  • Feuilles de saules, et parfois de peupliers, squelettées par les larves qui broutent le limbe en laissant intactes les nervures et un fin réseau translucide.
  • Trous irréguliers percés dans le limbe et bords de feuilles grugés par les adultes, surtout sur les jeunes pousses.
  • Pontes en petits amas de minuscules œufs jaunes à orangés, dressés côte à côte à la face inférieure des feuilles.
  • Groupes de jeunes larves foncées alignées côte à côte en train de brouter la même feuille, visibles en début de saison.
  • Petits grains de fèces noirâtres éparpillés sur les feuilles attaquées et sous celles-ci.
  • Nymphes ou dépouilles larvaires accrochées par l'extrémité de l'abdomen à la face inférieure des feuilles ou aux tiges.
  • Odeur âcre rappelant l'amande amère ou un produit médicinal lorsque l'on dérange les larves, dont les glandes dorsales sécrètent des gouttelettes défensives.
  • Brunissement localisé du feuillage sur certains arbustes de rive ou de milieu humide, alors que les saules voisins restent intacts.

Portrait et mode de vie

Chrysomela laurentia est un insecte de l'ordre des coléoptères (Coleoptera) et de la famille des chrysomélidés (Chrysomelidae), couramment appelés chrysomèles ou chrysomèles des feuilles. Le genre Chrysomela se rattache à la sous-famille des Chrysomelinae, qui réunit des espèces au corps trapu, bombé et souvent brillant, dont les élytres présentent fréquemment des taches ou des colorations contrastées.

L'espèce a été décrite par l'entomologiste canadien W. J. Brown en 1956, dans le cadre d'une révision des espèces du Nouveau Monde appartenant au genre Chrysomela. Le nom Chrysomela laurentia Brown, 1956 est le nom accepté dans les compilations taxonomiques récentes.

Comme les autres membres de sa famille, C. laurentia est phytophage : adultes et larves se nourrissent de tissus végétaux, principalement de feuilles. Les caractères morphologiques permettant de la distinguer des espèces voisines du genre, comme la coloration des élytres ou la forme des pièces génitales, relèvent de la littérature spécialisée. Dans le genre Chrysomela, plusieurs espèces se ressemblent beaucoup, et leur identification exige habituellement l'examen de spécimens par un spécialiste.

Répartition

Chrysomela laurentia est une espèce nord-américaine. Elle figure dans la liste de référence des coléoptères du Canada et de l'Alaska, qui recense les espèces connues de chaque province et territoire. Le Québec fait partie des territoires où l'espèce est signalée dans ces compilations générales.

La répartition fine de l'espèce au Québec, par région administrative ou par type de milieu, n'a pas fait l'objet de publications de vulgarisation. Dans le Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF), où elle porte la clé taxonomique 1048765, l'espèce est associée à 24 occurrences selon la fiche du catalogue du vivant.

La localité type et les détails de la description originale se trouvent dans la publication de Brown de 1956.

À l'échelle du genre, les Chrysomela fréquentent surtout les milieux où poussent leurs plantes nourricières habituelles : rives, milieux humides, friches, lisières forestières et jeunes peuplements de saules, de peupliers ou d'aulnes.

Croissance et cycle de vie

Le cycle de vie propre à Chrysomela laurentia n'est pas décrit en détail dans les ouvrages de vulgarisation. Les traits suivants caractérisent le genre Chrysomela et la famille des Chrysomelidae en général.

  • Métamorphose complète : comme tous les coléoptères, les chrysomèles passent par les stades œuf, larve, nymphe et adulte.
  • Œufs : chez les Chrysomela, les femelles pondent généralement des œufs en groupes sur les feuilles de la plante nourricière.
  • Larves : les larves s'alimentent à découvert sur le feuillage. Chez plusieurs espèces du genre, elles rongent le limbe en laissant les nervures, ce qu'on appelle squelettiser la feuille. Les larves de nombreux Chrysomelinae possèdent des glandes défensives qui sécrètent des substances répulsives.
  • Nymphose : elle se déroule souvent sur la plante, la nymphe restant fixée à une feuille ou à une tige.
  • Hivernation : sous les climats tempérés et nordiques comme celui du Québec, les chrysomèles de ce genre passent habituellement l'hiver au stade adulte, abritées dans la litière ou sous l'écorce.

Le nombre de générations annuelles de C. laurentia au Québec n'est pas établi.

Régime alimentaire

Chrysomela laurentia est un insecte herbivore, comme l'ensemble des chrysomèles. Ses plantes hôtes précises au Québec ne sont pas documentées dans les sources de vulgarisation.

À l'échelle du genre, les Chrysomela se nourrissent surtout de plantes de la famille des Salicacées, notamment les saules (Salix) et les peupliers (Populus). Certaines espèces consomment aussi les aulnes (Alnus), de la famille des Bétulacées. Adultes et larves broutent le feuillage. Lors des pullulations, certaines espèces du genre peuvent défolier de jeunes arbres ou des plantations de peupliers hybrides.

Chez de nombreuses chrysomèles liées aux saules et aux peupliers, les larves utilisent des composés chimiques tirés de leur plante nourricière, comme la salicine, pour produire leurs sécrétions défensives. Ce lien étroit entre la chimie de la plante et la défense de l'insecte est bien documenté dans le genre. Il n'a toutefois pas été étudié spécifiquement chez C. laurentia.

Relations avec les autres espèces et avec l'humain

Relations avec les autres espèces

Les chrysomèles occupent une place de consommateurs primaires dans les réseaux trophiques. Elles servent de proies à divers prédateurs : oiseaux insectivores, araignées, punaises prédatrices et coccinelles, notamment pour les œufs et les jeunes larves. Elles sont aussi attaquées par des parasitoïdes, en particulier des mouches tachinaires et de petites guêpes. Les ennemis naturels propres à C. laurentia ne sont pas documentés.

Relations avec l'humain

Au Québec, les outils de phytoprotection du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, comme le réseau IRIIS phytoprotection, présentent des fiches consacrées à diverses chrysomèles d'intérêt agricole. L'importance économique propre à C. laurentia n'est pas documentée.

La fiche du catalogue ne précise aucun statut de conservation pour cette espèce. Aucun rang de priorité de conservation (rang S) ni aucun statut en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables n'y est indiqué. La connaissance de l'espèce repose surtout sur des spécimens de collections entomologiques et sur des inventaires de spécialistes.

Anecdotes

  • W. J. Brown, auteur de la description, a été l'un des principaux spécialistes des coléoptères à la Collection nationale canadienne d'insectes, à Ottawa. Il a publié de nombreuses révisions de genres de chrysomèles nord-américaines, dont celle des espèces du Nouveau Monde du genre Chrysomela, parue en 1956, où C. laurentia a été décrite.
  • Le genre Chrysomela comprend plusieurs espèces d'apparence très semblable. Sur les plateformes de science citoyenne, les observations de ce genre sont souvent laissées au niveau du genre, faute de critères visibles sur photographie.
  • L'espèce ne porte pas de nom vernaculaire français ou anglais établi ; elle est désignée par son seul nom scientifique.

Sources

  1. Savoirs.Québec — Catalogue du vivant, fiche Chrysomela laurentia
  2. GBIF — Chrysomela laurentia (clé taxonomique 1048765)
  3. Checklist of beetles (Coleoptera) of Canada and Alaska, ZooKeys (PMC)
  4. Chrysomela laurentia — Wikipedia (anglais)
  5. Chrysomela — Wikipédia
  6. Chrysomela — Wikispecies
  7. Genus Chrysomela — BugGuide.Net
  8. Genus Chrysomela — iNaturalist
  9. Espace pour la vie — Chrysomèles
  10. Les insectes du Québec — Chrysomélidés
  11. Prairie Pollination — Chrysomèles des feuilles
  12. IRIIS phytoprotection — MAPAQ
  13. Brown, W. J. (1956). The New World species of Chrysomela L. (Coleoptera : Chrysomelidae). The Canadian Entomologist

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Musée biologique de l’Université de Lund
  2. IRIIS phytoprotection – MAPAQ
  3. Québec.ca – Liste des espèces floristiques menacées ou vulnérables
  4. Les chrysomèles - Famille Chrysomelidae
  5. Chrysomela52draft.p65
  6. Chrysomelidae — Википедија
  7. 金花虫属 - 维基百科,自由的百科全书
  8. Fiche technique, Chrysomèle du fraisier
  9. Category:Chrysomelinae - Wikipedia

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Mots-clés : chrysomela laurentia, chrysomèle, chrysomelidae, coléoptère, insecte phytophage, chrysomelinae, faune du québec, salicacées

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