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Le vivant

Chrysops lateralis

Chrysops lateralis est une espèce de taon de la famille des Tabanidae, appartenant au genre Chrysops, dont les représentants sont couramment appelés « mouches à chevreuil » en Amérique du Nord. Décrit par l'entomologiste allemand Christian Rudolph Wilhelm Wiedemann, cet insecte de l'ordre des diptères mesure environ 8 à 10 mm et présente une coloration jaune orangé et noire. Au Québec, l'espèce se situe près de la limite septentrionale de son aire connue. Elle y est signalée comme rare dans le sud-ouest de la province, et une capture a été rapportée au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Observations au Québec

92 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Chrysops lateralis
Visuel documentaire des traces typiques
  • Des masses d'œufs noirâtres, luisantes et disposées en couches serrées se trouvent sur les feuilles ou les tiges qui surplombent l'eau ou la boue.
  • Les larves blanchâtres, fusiformes et annelées vivent enfouies dans la vase ou la terre saturée d'eau, en bordure des étangs, marais et ruisseaux.
  • Les femelles tournent en cercles rapides autour de la tête et se posent souvent à l'arrière du cou ou sur un chapeau, surtout par temps chaud et ensoleillé.
  • Une piqûre soudaine et douloureuse laisse une petite goutte de sang et une papule rouge qui démange, car la femelle entaille la peau pour laper le sang.
  • L'activité culmine de juin à août le long des sentiers forestiers, des lisières et des coupes près des milieux humides.
  • Au repos, l'adulte montre des ailes transparentes marquées de bandes sombres et des yeux aux reflets verts ou dorés tachetés.
  • Les chevreuils, orignaux et chevaux fréquentant les milieux humides secouent la tête, frappent du sabot et fouettent de la queue sous le harcèlement de ces mouches.

Portrait et mode de vie

Chrysops lateralis est un diptère de la famille des Tabanidae, qui regroupe les taons et les mouches à chevreuil (en anglais deer flies). Comme les autres membres du genre Chrysops, il s'agit d'une mouche trapue, de taille moyenne, aux yeux composés volumineux. Les descriptions publiées lui attribuent une longueur d'environ 8 à 10 mm et une coloration jaune orangé et noire.

Les espèces du genre Chrysops se reconnaissent généralement à leurs ailes transparentes marquées de bandes ou de taches sombres, ainsi qu'à leurs antennes relativement longues. L'identification à l'espèce repose sur l'examen de caractères morphologiques précis, notamment les motifs de l'abdomen et des ailes. Des clés d'identification spécialisées, comme celles publiées dans le Canadian Journal of Arthropod Identification pour les Tabanidae du Canada, servent à distinguer C. lateralis des espèces voisines.

Les adultes du genre sont diurnes et actifs surtout durant les journées chaudes et ensoleillées de l'été. Ils fréquentent les milieux ouverts ou semi-ouverts situés à proximité de zones humides, de lisières forestières et de plans d'eau, où se développent leurs larves.

Répartition

L'aire de répartition publiée de Chrysops lateralis couvre le nord-est de l'Amérique du Nord. Au Canada, elle s'étend de la péninsule du Niagara, en Ontario, jusqu'au sud du Québec, au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse. Aux États-Unis, l'espèce est signalée vers le sud jusqu'à l'État de New York et dans d'autres États du nord-est.

Au Québec

Le Québec se situe près de la limite nord de l'aire connue de l'espèce. Une clé d'identification canadienne la mentionne comme rare dans l'extrême sud de l'Ontario et dans le sud-ouest du Québec. Le Bulletin d’Entomofaune du Québec rapporte en outre au moins une capture au Saguenay–Lac-Saint-Jean, au nord de l’aire décrite dans la source citée pour la répartition générale.

La fiche du catalogue du vivant de Savoirs.Québec indique 92 occurrences GBIF pour l’espèce (clé taxonomique 1497124); ce nombre n’est pas daté dans le dossier.

TerritoireMention
Sud-ouest du QuébecRare
Saguenay–Lac-Saint-JeanAu moins une capture rapportée
Extrême sud de l'OntarioRare
Nouveau-Brunswick, Nouvelle-ÉcosseInclus dans l'aire publiée

Croissance et cycle de vie

Comme les autres diptères, Chrysops lateralis présente une métamorphose complète : œuf, larve, nymphe et adulte. Chez le genre Chrysops, le développement larvaire est associé aux milieux humides. Le dossier ne permet pas de préciser la durée des stades ni le nombre de générations annuelles de cette espèce.ssent la plus grande partie de leur existence, souvent durant plusieurs mois, y compris l'hiver.

Au printemps ou au début de l'été, les larves gagnent des zones plus sèches pour se nymphoser près de la surface. Les adultes émergent ensuite pendant la belle saison. Dans les régions tempérées comme le Québec, les Chrysops ne produisent en général qu'une seule génération par année, et la période de vol des adultes se concentre durant l'été.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire de Chrysops lateralis se rattache à celui, bien connu, des Tabanidae et du genre Chrysops, dont les deux sexes ont des besoins différents à l'âge adulte.

  • Femelles : comme chez la plupart des taons, elles sont hématophages. Elles prélèvent du sang sur des mammifères, grands et moyens, grâce à des pièces buccales coupantes qui entaillent la peau. Ce repas sanguin fournit les protéines nécessaires à la maturation des œufs.
  • Mâles : ils ne piquent pas et se nourrissent de nectar, de miellat et d'autres liquides sucrés d'origine végétale. Les femelles consomment aussi ces sucres, qui leur servent de source d'énergie pour le vol.
  • Larves : chez les Chrysops, elles se développent dans des milieux humides; leur régime précis n’est pas établi ici pour C. lateralis.

Les données fournies ne précisent pas les hôtes de C. lateralis.

Relations avec les autres espèces

Chez les Chrysops, les femelles prennent des repas sanguins sur des mammifères, tandis que les adultes peuvent se nourrir de substances sucrées. Les sources du dossier ne décrivent pas les prédateurs ni les autres relations écologiques propres à C. lateralis.ues ou semi-aquatiques sont consommées par des poissons, des amphibiens et divers invertébrés des milieux humides. Les œufs des Tabanidae sont également la cible de minuscules guêpes parasitoïdes.

En visitant les fleurs pour s'y nourrir de nectar, les adultes, en particulier les mâles, peuvent contribuer de façon accessoire à la pollinisation de certaines plantes. Les larves participent pour leur part à la décomposition de la matière organique dans les sols saturés d'eau, les marais et les rives.

Relations avec l'humain

Comme les autres mouches à chevreuil, les femelles de Chrysops lateralis peuvent piquer l'humain. Les piqûres des Chrysops sont réputées douloureuses. Elles provoquent souvent une réaction locale, rougeur, enflure et démangeaisons. Ces insectes tournent volontiers autour de la tête et des épaules des promeneurs, des travailleurs forestiers et des baigneurs au cours des journées chaudes de l'été.

Les taons du genre Chrysops sont classés parmi les diptères piqueurs d'intérêt vétérinaire et médical. Ils sont traités à ce titre dans les ouvrages de référence canadiens, comme la publication d'Agriculture Canada consacrée aux diptères piqueurs du Canada. En Amérique du Nord, certaines espèces du genre peuvent transmettre mécaniquement des agents pathogènes, dont celui de la tularémie. Les sources fournies n’établissent pas de rôle dans la transmission de maladies pour C. lateralis.

Anecdotes

  • Le nom de genre Chrysops vient du grec et signifie « œil d'or ». Il évoque les reflets métalliques colorés des yeux composés de ces insectes chez le vivant.
  • Chrysops lateralis ne doit pas être confondu avec les chrysopes, de petits insectes verts aux ailes membraneuses de l'ordre des névroptères. Malgré la ressemblance de leurs noms, ces prédateurs de pucerons, appréciés en lutte biologique, notamment dans les vergers, appartiennent à un autre ordre que les taons.
  • Le nom anglais des Chrysops, deer flies (« mouches à chevreuil »), rappelle que les cervidés comptent parmi leurs hôtes habituels.
  • L'espèce a été décrite par Christian Rudolph Wilhelm Wiedemann, entomologiste allemand du XIXᵉ siècle connu pour ses nombreuses descriptions de diptères exotiques.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec, fiche Chrysops lateralis (données GBIF, clé 1497124)
  2. Entomofaune du Québec, Bulletin no 35
  3. Canadian Journal of Arthropod Identification, clé des Tabanidae
  4. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Insectes et arachnides du Canada, partie 16
  5. Agriculture Canada, Diptères piqueurs du Canada
  6. University of British Columbia, Zoology, genre Chrysops
  7. BugGuide, Chrysops
  8. The Deer Flies of Indiana (Diptera: Tabanidae: Chrysops), The Great Lakes Entomologist
  9. Gouvernement du Canada, Espèces sauvages 2010, chapitre 17
  10. Wikipedia, Chrysops lateralis
  11. Wikipedia, List of Chrysops species

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Réseau-pommier (IRDA)
  2. Réseau-pommier (IRDA)
  3. Canadian Encyclopedia
  4. Les insectes du Québec
  5. �4��[�O5V�i05@S0R I�S�\���)@/�'@�I���t*&�2$$�D��(�n���h��=��'b�M�6l #C� ���H6M�*P-w�k��� �[1�*����ϩT)��4�V$L�,"�Ԁ�9��:* ��J����?UGT�1� a�(,�5��2��f�Jv���4�=�m:R��i�W�[ �D����rTB`V�����0H��=��N]��_N�q*�Ɣ�D��Y@P�� �H(���{C�"B�葯��_f����Vt�t*�_
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Mots-clés : chrysops lateralis, taon, mouche à chevreuil, tabanidae, diptère, insecte piqueur, entomologie, québec

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