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Le vivant

Cicindela repanda

Cicindela repanda est un coléoptère de la famille des Carabidae appartenant au groupe des cicindèles, connu en anglais sous le nom de bronzed tiger beetle. Répandue en Amérique du Nord, l'espèce est signalée notamment en Colombie-Britannique, dans les Prairies, en Ontario et au Québec. Elle fréquente surtout les rives sableuses ou vaseuses des lacs et des rivières, où l'adulte chasse à vue de petits arthropodes en courant rapidement sur le substrat. Au Québec, elle a notamment été observée à Bécancour, à Tadoussac et à Choisy, dans la région de Vaudreuil.

Observations au Québec

206 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Cicindela repanda
Visuel documentaire des traces typiques
  • Petits trous verticaux parfaitement ronds, d'environ 2 à 5 mm de diamètre, percés dans le sable humide et compact des rives de cours d'eau ou de lacs : ce sont les terriers des larves.
  • L'ouverture du terrier larvaire a un rebord lisse et net, sans monticule de déblais, et se trouve souvent en groupes sur une même plage sablonneuse.
  • La tête aplatie et bronzée de la larve bouche parfois l'entrée du terrier, au ras du sol, et disparaît brusquement au moindre mouvement ou à la moindre ombre.
  • Minuscules pistes de pattes en zigzag dans le sable fin et humide, faites de courtes séries de pas rapides entrecoupées d'arrêts, près de la ligne d'eau.
  • Adultes bronzés aux taches blanches en forme de virgule sur les élytres, qui s'envolent sur quelques mètres au passage d'un marcheur puis se reposent souvent face à lui.
  • Fragments d'insectes (ailes, pattes, têtes de petites mouches ou de fourmis) laissés près des terriers ou sur le sable où les adultes chassent.
  • Petites cavités ou sillons creusés en fin de journée dans le sable par les adultes, qui s'y enfouissent pour passer la nuit ou les jours froids.
  • Activité surtout visible par temps chaud et ensoleillé, au printemps et à la fin de l'été, sur les battures et bancs de sable dégagés.

Portrait et mode de vie

Cicindela repanda est une cicindèle, c'est-à-dire un coléoptère prédateur de la famille des Carabidae, classé dans le groupe des Cicindelinae. Son nom anglais, bronzed tiger beetle, renvoie à la coloration dorsale brun bronzé ou cuivrée de l'adulte, sur laquelle se détachent des bandes et des lunules blanchâtres ornant les élytres.

Comme les autres cicindèles, l'adulte possède de grands yeux saillants, de longues pattes fines et des mandibules puissantes. Il chasse à vue sur les surfaces dégagées, en alternant de courtes courses rapides et des arrêts. Un rapport fédéral canadien sur la situation générale des espèces sauvages rapporte une vitesse de course pouvant atteindre 0,5 m/s. Dérangé, l'insecte s'envole brièvement et se pose quelques mètres plus loin.

L'espèce est diurne et active surtout par temps ensoleillé et chaud, lorsque le sable se réchauffe. Les sources consultées la décrivent comme une cicindèle très commune, capable d'atteindre localement de fortes densités sur les plages et les bancs de sable qui lui conviennent.

Taxonomie

La forme nominale, Cicindela repanda repanda, doit être distinguée de la sous-espèce C. repanda novascotiae, que certains inventaires de conservation rattachent aux provinces maritimes et au Québec. L'attribution des populations québécoises à l'une ou l'autre sous-espèce demande donc un examen attentif des spécimens.

Répartition

Cicindela repanda est largement répartie en Amérique du Nord. Au Canada, elle est signalée en Colombie-Britannique, dans les provinces des Prairies, en Ontario et au Québec.

Au Québec

Des observations publiées dans la littérature entomologique mentionnent l'espèce dans la vallée et l'estuaire du Saint-Laurent, notamment :

  • à Bécancour, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans la région du Centre-du-Québec ;
  • à Tadoussac, à l'embouchure du Saguenay, sur la Côte-Nord ;
  • à Choisy, dans le secteur de Vaudreuil, en Montérégie.

Ces mentions s'échelonnent entre la plaine du Saint-Laurent et l'estuaire, ce qui témoigne d'une présence dispersée le long des grands cours d'eau.

Habitat

L'espèce est associée aux milieux ouverts situés près de l'eau : rives sableuses ou vaseuses des lacs et des rivières, bancs de sable, plages et autres substrats dénudés et humides. Ces milieux, souvent remaniés par les crues et les fluctuations du niveau de l'eau, offrent à la fois des surfaces de chasse dégagées pour les adultes et un sol meuble propice aux terriers larvaires.

Données d'occurrence

La fiche du Catalogue du vivant indique 206 occurrences associées à ce taxon, sans préciser la date ni le périmètre géographique du décompte.

Croissance et cycle de vie

Comme les autres coléoptères, Cicindela repanda connaît une métamorphose complète comprenant les stades d'œuf, de larve, de nymphe et d'adulte.

Reproduction

Au Québec, des accouplements ont été notés au printemps et au début de l'été. Après l'accouplement, la femelle dépose ses œufs un à un dans le sol meuble des rives, généralement dans une zone de sable humide proche de l'eau.

Larve

La larve des cicindèles vit dans un terrier vertical qu'elle creuse dans le substrat. Elle se tient à l'entrée, la tête aplatie obturant l'orifice au ras du sol, et happe les petits invertébrés qui passent à sa portée. Des crochets situés sur la face dorsale de l'abdomen lui permettent de s'ancrer solidement dans la paroi du terrier. La larve traverse plusieurs stades avant de se nymphoser dans le sol.

Phénologie des adultes

Chez de nombreuses cicindèles des régions tempérées, les adultes peuvent être observés au printemps et à la fin de l'été; certains passent l'hiver à l'état adulte avant de se reproduire l'année suivante. La durée exacte du développement peut varier selon la latitude et les conditions locales.

Relations avec l'humain

Cicindela repanda ne cause aucun dommage aux cultures ni aux biens et ne représente aucun danger pour la santé humaine. Manipulé, l'adulte peut toutefois mordre à l'aide de ses mandibules, sans conséquence notable.

En raison de son abondance et de sa présence sur les plages fréquentées, l'espèce est l'une des cicindèles que les naturalistes et les promeneurs rencontrent le plus souvent au bord de l'eau. Elle est bien représentée dans les collections entomologiques et dans les guides d'identification des carabes du nord-est de l'Amérique du Nord.

Intérêt scientifique

Les cicindèles sont souvent employées comme groupe indicateur dans les études de biodiversité, car elles sont faciles à observer, relativement bien connues sur le plan taxonomique et étroitement liées à des habitats précis. Les documents consultés traitent C. repanda surtout comme un taxon répandu, utile pour la biogéographie et l'écologie des milieux riverains.

Statut

Aucun statut de protection particulier n'est relevé pour l'espèce au Québec dans les sources consultées. L'artificialisation des rives, la circulation de véhicules sur les plages et la régularisation des niveaux d'eau sont néanmoins reconnues comme des facteurs susceptibles d'altérer l'habitat des cicindèles riveraines en général.

Relations avec les autres espèces

Cicindela repanda partage souvent les rives du Québec avec d'autres cicindèles, avec lesquelles elle peut être confondue. Parmi les espèces voisines figurent notamment Cicindela duodecimguttata et Cicindela hirticollis, qui fréquentent aussi les milieux sableux ou vaseux près de l'eau. L'identification repose principalement sur la forme et la continuité des bandes claires des élytres, sur la coloration générale et sur la pilosité.

Prédateurs et parasites

Les cicindèles adultes sont la proie de divers prédateurs, dont des oiseaux, des araignées et des mouches prédatrices de la famille des Asilidae. Les larves, confinées dans leur terrier, sont exposées à des parasitoïdes spécialisés, notamment certaines guêpes qui pénètrent dans le terrier pour y pondre sur la larve, ainsi que des mouches de la famille des Bombyliidae.

Rôle écologique

En tant que prédateur à tous ses stades actifs, l'espèce contribue à la régulation des populations de petits arthropodes des rives. Sa présence en grand nombre sur certaines plages en fait un élément notable de la communauté d'invertébrés des milieux riverains ouverts.

Régime alimentaire

Cicindela repanda est carnivore à l'état larvaire comme à l'état adulte.

Adulte

L'adulte chasse activement à vue sur les surfaces dégagées. Il repère ses proies grâce à ses grands yeux, les poursuit par de brèves courses rapides et les saisit avec ses mandibules. Son régime comprend de petits insectes et d'autres arthropodes circulant sur le sable ou échoués sur la rive. Les cicindèles riveraines consomment aussi à l'occasion des invertébrés morts ou affaiblis.

Larve

La larve pratique la chasse à l'affût depuis l'entrée de son terrier. Lorsqu'une proie passe à proximité, elle se projette hors de l'orifice, la saisit avec ses mandibules et l'entraîne au fond du terrier pour la consommer. Son alimentation dépend donc des petits arthropodes qui se déplacent à la surface du sol, comme des fourmis, des araignées ou des larves d'insectes.

Anecdotes

  • Les cicindèles figurent parmi les insectes terrestres les plus rapides à la course. Chez plusieurs espèces, la vitesse est telle que l'insecte doit marquer de brefs arrêts pour réajuster sa vision de la proie poursuivie.
  • Sur les plages où elle abonde, l'espèce se remarque surtout par ses envols soudains à l'approche d'un promeneur, suivis d'un atterrissage quelques mètres plus loin.
  • Les petits trous circulaires visibles dans le sable humide des rives correspondent souvent à l'entrée des terriers larvaires de cicindèles.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec — fiche Cicindela repanda
  2. GBIF — Cicindela repanda (clé taxonomique 1034720)
  3. Gouvernement du Canada — Espèces sauvages 2010, chapitre 13
  4. Espèces sauvages 2010 : la situation générale des espèces au Canada (PDF)
  5. The Coleopterists' Bulletin — article sur les cicindèles du Québec
  6. Montana Field Guide — Bronzed Tiger Beetle
  7. New York Natural Heritage Program — Schlesinger et Novak (2011)
  8. Université Trent — Biogeography of Carabidae (Coleoptera) in the Boreal Forest
  9. Texas Tech University — Tiger beetles of the genus Cicindela in North America
  10. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest — Atlas and key to tiger beetles
  11. Bestioles.ca — Cicindèles, sous-famille Cicindelinae
  12. Conservation de la nature Canada — Canadian Endemics
  13. Wikipedia — Cicindela repanda

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. La cicindèle ponctuée
  2. Northeastern Ground Beetle Guide | PDF | Egg - Scribd
  3. Bronzed Tiger Beetle
  4. List of Cicindela species - Wikipedia
  5. Cicindèle des galets( Cicindela marginipennis)
  6. [PDF] SPECIAL PUB LI CATIONS THE MUSEUM TEXAS TECH ...
  7. EEB Invertebrate Collection Database

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : cicindèle, coléoptère, carabidae, insecte, rives sableuses, prédateur, milieux riverains, saint-laurent

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Synthèse de l'arbitre : Les deux avis reconnaissent que l’article présente correctement l’habitat, les mentions québécoises et la prudence nécessaire au sujet des sous-espèces. Leur divergence porte surtout sur la gravité du chiffre de 206 occurrences et de la référence externe à GBIF : le chiffre figure bien dans la fiche du dossier, mais sa date et son périmètre ne sont pas précisés, tandis que l’URL n’y figure pas. Au dernier tour, ces problèmes peuvent être corrigés directement, sans supposer que la source ou les données sont inventées. Les autres réserves concernent des formulations imprécises ou spéculatives qui peuvent aussi être retirées avant publication. Confiance : 87 % (25 septembre 2026)

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