Portrait et mode de vie
Coptotriche citrinipennella appartient à l'ordre des lépidoptères et à la famille des Tischériidés, un petit groupe de papillons primitifs dont les chenilles sont des mineuses de feuilles. L'adulte est de petite taille, comme les autres Tischériidés. L'épithète citrinipennella, formée du latin citrinus (« jaune citron ») et penna (« aile »), évoque la teinte jaunâtre des ailes antérieures.
Les Tischériidés possèdent des ailes étroites bordées de franges.
La phase la plus visible du cycle est celle de la chenille. Aplatie, dépourvue de pattes thoraciques développées, elle vit entièrement protégée entre les deux épidermes de la feuille, où elle se nourrit des tissus internes.
Répartition
L'espèce est présente en Amérique du Nord. Les références régionales citées ne suffisent pas à préciser son aire de répartition.
Au Québec, sa présence est attestée par une fiche d'insecte illustrée de la base IRIIS phytoprotection, administrée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et par son inscription au catalogue du vivant. La fiche GBIF rattachée à l'espèce (clé taxonomique 10308899) regroupait une vingtaine d'occurrences au moment de la consultation, toutes régions confondues.
L'étendue de son aire de répartition au Québec n'est pas précisée.
Croissance et cycle de vie
Comme tous les lépidoptères, Coptotriche citrinipennella passe par quatre stades : œuf, chenille, chrysalide et adulte.
La chenille est mineuse de feuilles. Les modalités de la ponte, de la nymphose et de l'émergence ne sont pas précisées pour cette espèce.de temps, consacrant l'essentiel de son existence à la reproduction.
Le nombre de générations annuelles au Québec n'est pas précisé.
Relations avec l'humain
L'espèce possède une fiche illustrée dans la base IRIIS phytoprotection. Cette présence documentaire ne permet pas de conclure à une importance économique particulière ni d'établir son statut réglementaire au Québec.égal particulier n'est attribué à l'espèce en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Elle ne figure pas non plus sur la liste gouvernementale des espèces exotiques envahissantes animales, puisqu'il s'agit d'une espèce indigène du continent.
L'espèce intéresse surtout les entomologistes et les naturalistes amateurs qui étudient les micro-lépidoptères, groupe encore mal inventorié au Québec.
Relations avec les autres espèces
La chenille dépend des feuilles de sa plante hôte pour son développement. La mine peut lui offrir une protection partielle contre les prédateurs et les parasitoïdes.état adulte, ces petits papillons nocturnes servent de proies aux chauves-souris, aux araignées et à divers insectes prédateurs. Leur rôle dans le réseau trophique demeure modeste, mais il contribue à la diversité des communautés d'invertébrés associées aux forêts feuillues.
Alimentation
La chenille de Coptotriche citrinipennella est phytophage et se nourrit du parenchyme des feuilles, les tissus tendres situés entre les épidermes supérieur et inférieur. Elle laisse intacts les deux épidermes, ce qui explique l'aspect translucide puis desséché de la mine.
Des espèces du genre Coptotriche sont associées à des arbres feuillus. Les plantes hôtes de C. citrinipennella au Québec ne sont pas précisées.
Taxinomie et anecdotes
L'espèce a été décrite en 1859 par Brackenridge Clemens, médecin et entomologiste de Pennsylvanie, pionnier de l'étude des micro-lépidoptères nord-américains. Elle a longtemps été rangée dans le genre Tischeria sous le nom de Tischeria citrinipennella, avant d'être transférée dans le genre Coptotriche, rétabli pour regrouper une partie des Tischériidés auparavant réunis dans Tischeria.
| Rang | Taxon |
|---|---|
| Classe | Insecta |
| Ordre | Lepidoptera |
| Famille | Tischeriidae |
| Genre | Coptotriche |
| Espèce | C. citrinipennella (Clemens, 1859) |
La famille des Tischériidés compte relativement peu d'espèces dans le monde. Elle est considérée comme l'une des lignées anciennes des lépidoptères. L'identification des espèces repose souvent davantage sur la forme de la mine et l'identité de la plante hôte que sur l'apparence de l'adulte, très semblable d'une espèce à l'autre.
