Le vivant
Organismes documentés au Québec : vertébrés, insectes, invertébrés, champignons, plantes, lichens et micro-organismes.
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Aphilanthops frigidus
Aphilanthops frigidus est une guêpe solitaire de la famille des Crabronidae, un groupe de guêpes prédatrices dont les femelles aménagent généralement leurs nids dans le sol. Elle ne forme ni colonie permanente, ni caste d’ouvrières, ni nid de papier comparable à ceux des guêpes jaunes. Plusieurs femelles peuvent toutefois nicher à proximité dans un même secteur sablonneux favorable.
Aphis pomi
Le puceron vert du pommier (Aphis pomi) est un minuscule insecte suceur de sève de la famille des Aphididae, généralement long d’environ 1 à 2,5 mm. Son corps mou et piriforme est vert vif à vert jaunâtre; les cornicules et la cauda, situées à l’extrémité de l’abdomen, sont habituellement foncées. Ces caractères, de même que la forme des antennes et des pattes, permettent de le distinguer d’autres pucerons des rosacées.
Apis mellifera
L’abeille mellifère ou abeille domestique (Apis mellifera) est un insecte social de la famille des Apidés. L’ouvrière mesure généralement de 12 à 15 mm; son corps trapu est couvert de poils fauves et son abdomen porte des bandes brunes et ambrées. La reine, plus longue et plus fuselée, peut atteindre 18 à 20 mm. Les mâles, appelés faux-bourdons, sont massifs et reconnaissables à leurs très grands yeux qui se rejoignent presque au sommet de la tête.
Apomyelois bistriatella
Apomyelois bistriatella est un petit papillon de nuit de la famille des Pyralidae, un groupe qui comprend de nombreuses espèces aux mœurs discrètes et surtout nocturnes. Les adultes ont habituellement les ailes étroites et les tiennent en toit au repos, une posture caractéristique de plusieurs pyrales. La coloration et les motifs de cette espèce sont sobres, dans des tons grisâtres ou brunâtres, ce qui peut la rendre difficile à distinguer d’autres petits pyralidés.
Apotomis funerea
Apotomis funerea est un petit papillon de nuit de la famille des Tortricidae, les « tordeuses », dont plusieurs chenilles plient ou relient des feuilles avec de la soie pour former un abri. L’adulte a une envergure modeste, généralement de l’ordre de quelques centimètres ou moins, et adopte au repos la silhouette caractéristique, étroite et légèrement en toit, de nombreux microlépidoptères.
Archytas aterrima
Archytas aterrima est une mouche de la famille des Tachinidés (Tachinidae), un vaste groupe de diptères dont les larves sont des parasitoïdes d’autres insectes. Malgré le cadre général habituellement réservé aux vertébrés, la fiche source classe bien cette espèce parmi les Insectes, dans l’ordre des Diptères.
Argyresthia aureoargentella
Argyresthia aureoargentella est un minuscule papillon de nuit appartenant à la famille des Argyresthiidae. D'une envergure n'excédant guère 8 à 9 millimètres, ce microlépidoptère se distingue par ses ailes antérieures étroites et chatoyantes, ornées de reflets blanc argenté et de bandes ou mouchetures dorées à brun bronze. Ses ailes postérieures sont linéaires, grisâtres et bordées de franges particulièrement longues, caractéristiques de ce groupe. Au repos, l'adulte adopte la posture penchée typique du genre Argyresthia : la tête inclinée vers le bas contre le substrat, les ailes rabattues en toit et l'abdomen relevé à un angle oblique prononcé.
Argyresthia calliphanes
Argyresthia calliphanes est un microlépidoptère de la famille des Argyresthiidae, un groupe de très petits papillons nocturnes souvent qualifiés de « teignes des bourgeons ». Comme les autres représentants du genre, il possède un corps grêle, une tête lisse portant de longues antennes filiformes et des ailes antérieures étroites, terminées par de fines franges d'écailles. Son envergure se situe autour d'un centimètre, parfois un peu moins. Sa livrée contrastée, faite de tons sombres et de marques plus claires, souvent lustrées ou métalliques, brise sa silhouette lorsqu'il se tient immobile sur l'écorce ou le feuillage. L'usure des écailles peut toutefois modifier considérablement l'apparence des individus capturés, ce qui complique les identifications tardives en saison.
Argyresthia thuiella
Argyresthia thuiella, la mineuse du thuya, est un minuscule papillon nocturne inféodé aux thuyas, et surtout au thuya occidental (Thuja occidentalis), le cèdre de nos haies. L'adulte mesure à peine 3 à 4 mm de longueur, pour une envergure d'environ 8 à 10 mm. Ses ailes antérieures étroites portent un motif contrasté de plages blanchâtres ou argentées coupées de bandes et de chevrons brun orangé à brun foncé; les ailes postérieures, plus grises et plus discrètes, sont bordées de longues franges de soies. Au repos, le papillon adopte souvent la posture caractéristique du genre, la tête basse et l'arrière du corps relevé, les antennes ramenées vers l'avant le long des ailes.
Arlequin plongeur
L'Arlequin plongeur de la population de l'Est appartient à l'espèce Histrionicus histrionicus; la mention « pop. 1 » désigne une unité géographique désignée aux fins de conservation, et non une sous-espèce formellement nommée. Ce petit canard trapu mesure environ 33 à 45 cm. Le mâle adulte est spectaculaire : plumage bleu ardoise, flancs roux et fines marques blanches bordées de noir, dont un croissant devant l'œil. La femelle, brun grisâtre, porte deux ou trois taches pâles caractéristiques sur la tête, dont une tache blanche derrière l'œil. Les deux sexes ont un bec court et robuste et des pattes palmées reculées, adaptées à la plongée.
Asterocampa celtis
Asterocampa celtis est un papillon diurne de la famille des Nymphalidés, appelé empereur du micocoulier (hackberry emperor en anglais). Son envergure est modeste, généralement de 3,5 à 6 centimètres. Le dessus des ailes est brun orangé à fauve, traversé de bandes et de taches sombres; les ailes antérieures portent une tache noire nette près de l'apex, et une rangée d'ocelles noirs, souvent cerclés de pâle, borde les ailes postérieures. Le dessous, plus terne et marbré de gris-brun, procure un camouflage efficace lorsque l'insecte se pose ailes refermées sur une écorce ou parmi les feuilles mortes.
Astylopsis macula
Astylopsis macula est un petit coléoptère longicorne de la famille des Cérambycidés, sous-famille des Lamiinés. L'adulte mesure généralement de 8 à 13 mm. Son corps allongé, brun grisâtre et irrégulièrement moucheté de touffes de soies claires et sombres se confond avec l'écorce et le bois mort. Chaque élytre porte, vers le milieu, une tache sombre plus ou moins nette, souvent bordée d'une bande pâle oblique, l'ensemble donnant une impression marbrée plutôt qu'un dessin franchement délimité. Comme chez beaucoup de Lamiinés, les antennes sont longues et fines et dépassent le corps chez le mâle; elles sont un peu plus courtes chez la femelle. Le pronotum porte de petites saillies latérales pointues et les yeux sont échancrés à la base des antennes, un caractère typique du groupe.
Attagenus unicolor
Attagenus unicolor, couramment appelé attagène noir des tapis ou dermeste noir des tapis, est un petit coléoptère de la famille des Dermestidae. L'adulte mesure environ 3 à 5 mm. Son corps ovale et légèrement allongé est brun très foncé à noir, avec des pattes et des antennes souvent plus roussâtres. Une fine pilosité couvre ses élytres, mais elle est beaucoup moins voyante que les motifs d'écailles colorées de plusieurs autres dermestidés, comme les anthrènes.
Attenella attenuata
Attenella attenuata est un petit éphémère de la famille des Ephemerellidae, un groupe bien représenté dans les rivières fraîches de l'est de l'Amérique du Nord. L'adulte mesure environ 5 à 7 mm de longueur de corps, sans compter les filaments caudaux, et présente la silhouette caractéristique de l'ordre : ailes membraneuses relevées à la verticale au repos, ailes postérieures nettement plus petites, yeux volumineux chez le mâle et pattes antérieures allongées. Les teintes sont sobres — brun, olivâtre ou jaunâtre, parfois avec des bandes plus foncées sur l'abdomen. L'identification certaine passe habituellement par l'examen à la loupe binoculaire des nervures alaires, des pattes et des genitalia du mâle.
Atteva punctella
Atteva punctella est un petit papillon de nuit de la famille des Attévidés, mais son allure ne correspond guère à l'image d'un papillon nocturne terne. Ses ailes antérieures, longues et étroites, sont orangées à rouge vermillon et portent plusieurs bandes transversales de taches blanches cerclées de sombre. Les ailes postérieures, plus discrètes, sont grisâtres et frangées. L'envergure se situe généralement entre 18 et 30 mm. Au repos, l'insecte replie ses ailes en toit étroit sur le corps, ce qui accentue sa silhouette allongée et évoque certains coléoptères vivement colorés.
Augochlora pura
Augochlora pura est une petite abeille de la famille des Halictidés, longue d'environ 6 à 9 mm. Sa livrée vert émeraude, parfois nuancée de bleu, de doré ou de cuivre, produit des reflets métalliques remarquables qui en font l'une des abeilles les plus spectaculaires du Québec. La femelle transporte le pollen sur des brosses de poils plumeux qui garnissent ses pattes postérieures; le mâle, plus élancé, porte des antennes proportionnellement plus longues et un abdomen souvent plus étroit.
Autographa mappa
Autographa mappa est un papillon nocturne nord-américain de la famille des Noctuidae, décrit en 1868 et présent au Québec, où une synthèse régionale signale des captures de l'Ontario jusqu'à la Côte-Nord et à la Gaspésie. Ses adultes volent surtout en juin et en juillet, dans des milieux forestiers humides et boréaux. L'espèce appartient au genre Autographa, caractérisé par une tache argentée en forme de crochet sur l'aile antérieure.
Autour d'Amérique
L'Autour d'Amérique (Accipiter atricapillus) est un puissant rapace forestier, reconnaissable à sa longue queue, à ses ailes relativement courtes et arrondies et à sa silhouette robuste. L'adulte porte un dos gris ardoise, des dessous finement barrés et vermiculés de gris, une calotte sombre et un large sourcil blanc qui accentue son regard rouge. Le jeune est brun, fortement rayé de brun dessous, avec des yeux d'abord jaunâtres. La femelle, nettement plus grande que le mâle, atteint environ 55 à 65 cm de longueur; l'envergure varie généralement de 1 m à 1,2 m selon le sexe.
Avocette d'Amérique
L'Avocette d'Amérique est un grand limicole noir et blanc au bec recourbé vers le haut, caractéristique des lacs saumâtres et des étangs alcalins de l'intérieur du continent nord-américain. Au Québec, l'espèce est indigène mais classée comme accidentelle ou non régulière : elle n'y niche pas et ses apparitions, signalées par les observateurs d'oiseaux dans les marais côtiers et les plaines inondées, demeurent rares et ponctuelles. Elle figure dans la liste des oiseaux protégés au Canada en vertu du régime fédéral de protection des oiseaux migrateurs.
Avocette ruban
L'avocette ruban est un poisson des grandes profondeurs au corps en ruban et aux mâchoires effilées comme un long bec, de la famille des Nemichthyidae. Son nom vernaculaire français prête à confusion avec les oiseaux de rivage, mais l'espèce appartient à l'ordre des Anguilliformes. Au Québec, elle est inscrite comme indigène et régulière, non reproductrice, et sa présence documentée se rattache surtout au golfe du Saint-Laurent, notamment à l'ouest de l'île d'Anticosti.
Baetisca laurentina
Baetisca laurentina est une éphémère de la famille des Baetiscidés, dont les larves sont parfois surnommées « éphémères cuirassées ». Sa forme la plus remarquable est justement la larve aquatique : trapue, longue d'environ un centimètre, elle porte un thorax dilaté en carapace rigide, prolongée vers l'arrière par des pointes latérales, qui recouvre une bonne partie de l'abdomen. Les branchies, logées dans une chambre sous ce bouclier, sont ainsi moins exposées aux chocs et aux particules charriées par le courant. Trois filaments caudaux prolongent l'extrémité du corps.
Baetis flavistriga
Baetis flavistriga est un petit éphéméroptère de la famille des Baetidae, décrit en 1921, dont les nymphes vivent dans le courant des ruisseaux et des rivières. L'espèce fait partie de la faune benthique d'eau douce répertoriée au Québec, où elle apparaît dans des inventaires de macroinvertébrés servant à évaluer la qualité des cours d'eau. Son cycle de vie très court à l'état adulte est caractéristique de l'ordre des éphéméroptères.
Baileya doubledayi
Baileya doubledayi est un petit papillon nocturne de la famille des Nolidae, décrit par Achille Guenée en 1852 et désigné par le numéro MONA 8969. Cette espèce néarctique apparaît dans des listes fauniques régionales du nord-est et du centre de l'Amérique du Nord, dont l'inventaire des papillons nocturnes de la forêt Larose, dans le sud-est de l'Ontario. Son identification demeure délicate, plusieurs espèces du genre Baileya se ressemblant fortement.
Balaou
Le balaou (Scomberesox saurus) est un poisson marin épipélagique de la famille des Scomberesocidés, reconnaissable à son corps très allongé et à ses mâchoires effilées en bec. Il vit en bancs de surface dans les eaux tempérées de l'Atlantique et demeure rare dans les provinces maritimes canadiennes. Au Québec, il fréquente occasionnellement le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent, où des captures faites à Sainte-Luce en 2010 ont été signalées comme une extension de son aire de répartition.
Balbuzard pêcheur
Grand rapace piscivore de la famille des Pandionidés, le balbuzard pêcheur niche dans une grande partie du Québec à proximité de grands plans d'eau poissonneux, des Laurentides centrales jusqu'à la limite des arbres et à la Basse-Côte-Nord. Nicheur répandu mais peu abondant, il se reconnaît à son vol au-dessus de l'eau et à ses plongeons caractéristiques. Indigène et régulier, il porte le rang de précarité S4 au Québec.
Baleine à bec commune
La baleine à bec commune est un cétacé à dents de l'Atlantique Nord, habitué des eaux profondes du large et des canyons sous-marins. Au Canada, la population du plateau néo-écossais est inscrite comme espèce en voie de disparition. Dans le Saint-Laurent, l'espèce est classée comme accidentelle et non régulière : ses apparitions y font l'objet d'un suivi et les cas documentés relèvent souvent d'échouages.
Baleine boréale
Grand mysticète arctique de la famille des Balénidés, la baleine boréale (Balaena mysticetus) vit au contact de la banquise et filtre le zooplancton grâce à des fanons parmi les plus longs du monde animal. Au Québec, elle relève du domaine marin nordique lié au Nunavik et à l'est de l'Arctique canadien. Espèce indigène et régulière, ses populations présentes dans les eaux canadiennes ont fait l'objet de désignations et de réévaluations par le COSEPAC. Elle demeure protégée contre la chasse commerciale.
Baleine noire
La baleine noire (Eubalaena glacialis) est un grand cétacé à fanons indigène de l'Atlantique Nord-Ouest, observé de façon rare dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent. Sa population, estimée à quelques centaines d'individus dans les rapports de situation, en fait l'un des grands mammifères marins les plus précaires fréquentant les eaux québécoises. Les collisions avec les navires et l'empêtrement dans les engins de pêche constituent les principales menaces documentées.
Balsa tristrigella
Balsa tristrigella est un petit papillon nocturne de la famille des Noctuidés, présent dans l'est de l'Amérique du Nord et connu en anglais sous le nom de Three-lined Balsa. Ses ailes grises portent de fines lignes longitudinales sombres qui lui valent son nom. La chenille se développe sur les aubépines et d'autres rosacées, arbustes communs des lisières et des friches. Le nom du genre ne doit pas être confondu avec celui du balsa, arbre tropical.
Barbara mappana
Barbara mappana est un petit papillon de nuit nord-américain de la famille des Tortricidae, décrit par T. N. Freeman en 1941. Ses chenilles se développent dans les cônes de l'épinette blanche, dont elles consomment les graines et les écailles. Le taxon compte 32 occurrences répertoriées dans les bases mondiales de biodiversité. Sa présence sur le territoire québécois demeure potentielle, aucune donnée de répartition provinciale précise n'étant attestée.
Bar blanc
Le bar blanc est un poisson d'eau douce de la famille des Moronidae, indigène au Québec et présent surtout dans le tronçon fluvial du Saint-Laurent, en amont de Montréal. Argenté et rayé de fines lignes sombres, il se déplace en bancs et chasse les petits poissons en eau ouverte. Le Québec constitue une frange nord-est de son aire nord-américaine, ce qui explique son rang de précarité provincial S3. Son nom vernaculaire est souvent confondu avec celui du bar rayé.
Barbotte brune
Poisson-chat indigène du sud du Québec, la barbotte brune (Ameiurus nebulosus) se distingue par ses huit barbillons, sa peau nue et ses épines défensives. Elle occupe les eaux calmes, chaudes et vaseuses des étangs, baies et rivières lentes, où sa tolérance aux conditions difficiles lui permet de prospérer. Classée S5, soit très commune à l'échelle provinciale, elle soutient une pêche sportive familiale et une pêche commerciale dans le fleuve Saint-Laurent.
Barbotte jaune
Poisson-chat indigène de la famille des ictaluridés, la barbotte jaune (Ameiurus natalis) occupe au Québec l'extrême limite nord de son aire de répartition, dans les eaux chaudes et peu profondes du sud de la province. Espèce de fond aux barbillons pâles, elle se distingue de la barbotte brune, beaucoup plus commune. Son rang de précarité S3 et son inscription sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables témoignent de la rareté de ses populations québécoises.
Barbue de rivière
Poisson-chat indigène du sud du Québec, la barbue de rivière habite le fleuve Saint-Laurent et ses tributaires, où elle recherche les eaux courantes et les fosses profondes à fond de sable, de gravier ou de roc. Dépourvue d'écailles et munie de barbillons sensoriels, elle atteint couramment de 33 à 68 centimètres. Classée S5, donc non en péril à l'échelle provinciale, elle soutient une pêche commerciale et sportive encadrée par la réglementation québécoise.
Baret
Le baret (Morone americana) est un poisson indigène du Québec, de la famille des Moronidés, qui peut vivre en eau douce comme en milieu estuarien, notamment dans le bassin du fleuve Saint-Laurent jusqu'à l'estuaire moyen. Introduit au lac Memphrémagog dans les années 1980, il s'est ensuite propagé au lac Magog, à la rivière Magog, à la rivière Saint-François et à la rivière Massawippi. L'espèce retient l'attention des autorités québécoises en raison de la compétition alimentaire qu'elle exerce sur des espèces indigènes.
Barge à queue noire
Grand limicole eurasien au bec très long et à la queue noire bordée d'un croupion blanc, la Barge à queue noire appartient à la famille des Scolopacidae. Au Québec, elle n'est pas une nicheuse régulière : le catalogue du vivant l'inscrit comme visiteuse accidentelle ou non régulière, sans suivi au titre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Son déclin mondial, lié à la transformation des prairies humides, lui vaut un statut de conservation préoccupant à l'échelle internationale.
Barge hudsonienne
La barge hudsonienne est un grand limicole de la famille des Scolopacidae, reconnaissable à son long bec légèrement retroussé et à son plumage nuptial roux chez le mâle. Au Québec, elle est surtout notée en migration sur les vasières de l'estuaire du Saint-Laurent et les rives de la baie James; ses observations demeurent rares ou ponctuelles dans le sud de la province. Le COSEPAC l'a désignée espèce menacée en 2019, en raison notamment de la perte d'habitats de halte migratoire.
Barge marbrée
Grand limicole des prairies nord-américaines, la Barge marbrée se distingue par son plumage chamois marbré et son long bec légèrement retroussé. Son aire de nidification se concentre dans l'Ouest canadien et américain, ce qui explique sa présence surtout migratrice au Québec, où elle est signalée dans des sites côtiers du Saint-Laurent et des plaines inondables comme la Baie-du-Febvre. Le catalogue du vivant québécois lui attribue le rang de précarité S3? et la classe parmi les espèces indigènes régulières.
Barge rousse
Limicole arctique de la famille des Scolopacidés, la barge rousse niche en Eurasie et dans l'ouest de l'Alaska et hiverne sur les littoraux de l'hémisphère Sud. Elle est reconnue pour ses traversées océaniques sans escale, parmi les plus longues documentées chez les oiseaux. Au Québec, l'espèce figure au catalogue du vivant comme visiteuse indigène accidentelle, c'est-à-dire sans présence régulière ni nidification sur le territoire.
Bar rayé
Poisson anadrome de la famille des Moronidae, le bar rayé fréquente l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Espèce indigène disparue du fleuve au cours du XXe siècle, elle y a fait l'objet d'un programme de réintroduction amorcé au début des années 2000, tandis que la population du sud du golfe gagne les eaux québécoises surtout en été. Sa gestion, partagée entre le Québec et le Canada, encadre une pêche sportive permise dans certaines eaux de l'Est du Québec.







































