Le vivant
Organismes documentés au Québec : vertébrés, insectes, invertébrés, champignons, plantes, lichens et micro-organismes.
374 articles publiés
Bihoreau gris
Héron nocturne de taille moyenne, le bihoreau gris niche en colonies dans les marais et les îles boisées du sud du Québec, notamment à l'archipel du lac Saint-Pierre. Indigène et régulier, il se reconnaît à sa silhouette trapue, à sa calotte noire et à son cri rauque lancé au crépuscule. Son rang de précarité provincial est S3S4, ce qui traduit une population localisée dans un nombre restreint de colonies.
Bihoreau violacé
Héron de taille moyenne de la famille des Ardeidae, le Bihoreau violacé est un oiseau surtout côtier et subtropical, amateur de crustacés, dont les mentions québécoises demeurent exceptionnelles. Classé comme indigène mais accidentel ou non régulier dans le catalogue du vivant du Québec, il y figure avec un rang SNA, tandis que le champ LEMV de sa fiche porte la valeur « Non suivie ». Ses observations, très rares, sont suivies de près par la communauté ornithologique.
Bittacomorpha clavipes
Le fantôme des marais, Bittacomorpha clavipes, est un diptère de la famille des Ptychopteridae présent dans l'est de l'Amérique du Nord, y compris au Québec. Ses pattes annelées de blanc et de noir, largement déployées en vol, lui donnent une silhouette flottante caractéristique au-dessus des marécages et des tourbières. Ses larves se développent dans les sédiments organiques saturés d'eau. L'espèce compte 187 occurrences au registre du GBIF.
Bittacus strigosus
Bittacus strigosus est une mouche-scorpion pendante de la famille des Bittacidae, un petit ordre d'insectes peu diversifié au Québec. Ressemblant à une tipule, elle se suspend par les pattes avant à la végétation basse des milieux humides et boisés pour saisir ses proies avec ses pattes arrière. Décrite en 1861, elle est considérée comme le Bittacus le plus commun au Canada, dans le sud du Manitoba, de l'Ontario et du Québec.
Blastodacna atra
Petit papillon nocturne d'origine européenne, Blastodacna atra a été introduit en Amérique du Nord et se trouve mentionné au Québec, en Ontario et au Massachusetts. Sa chenille mine la moelle des jeunes rameaux du pommier, d'où son nom anglais d'apple pith moth, et les pousses attaquées se dessèchent. Rattachée aux Elachistidae, l'espèce intéresse surtout la pomiculture. Les données mondiales de biodiversité n'en recensent qu'un nombre restreint d'occurrences.
Bleptina caradrinalis
Bleptina caradrinalis est un papillon nocturne de la famille des Erebidae, décrit par Guenée en 1854, dont la présence est attestée au Québec par les listes fauniques canadiennes. Ses chenilles sont polyphages et comptent parmi les ressources signalées des feuilles mortes, ce qui rattache l'espèce au groupe des papillons de la litière. Les sources de référence nord-américaines la décrivent comme commune et largement répandue dans l'est tempéré du continent.
Bœuf musqué
Grand bovidé arctique au pelage très épais, le bœuf musqué (Ovibos moschatus) n'est pas indigène au Québec : il y a été introduit à partir de 1967, puis relâché en milieu naturel entre 1973 et 1983. L'espèce s'est établie au Nunavik, surtout le long des côtes de la baie d'Ungava et de la baie d'Hudson, où le Nord-du-Québec compterait plus de 10 000 individus. Son implantation constitue un cas marquant d'introduction faunique réussie dans le Nord québécois.
Boletina dissipata
Petit diptère de la famille des Mycetophilidae, Boletina dissipata appartient à un genre caractéristique des forêts humides boréales de l'hémisphère nord, dont les larves se développent dans les champignons et les matières organiques humides. L'espèce, décrite en 1986, est répertoriée dans les inventaires nordiques d'Europe et de Russie ainsi qu'en Amérique du Nord. Elle figure parmi les insectes documentés au Québec, où elle demeure peu connue du grand public.
Boloria freija
Boloria freija est un petit nymphalidé boréal des tourbières, des landes à éricacées et de la toundra humide. Sa répartition nord-américaine va du Labrador et du Québec jusqu'en Alaska, et au Québec les observations se concentrent dans les régions nordiques. Le papillon vole tôt, dès la fonte des neiges, en une seule génération annuelle, ce qui en fait un indicateur des milieux humides froids.
Bombus fervidus
Le bourdon ardent (Bombus fervidus) est un bourdon nord-américain à pilosité jaune marquée, présent dans le sud tempéré du Québec où il fréquente prairies, friches et milieux agricoles. Pollinisateur indigène, il figure dans les clés d'identification et les inventaires québécois consacrés aux bourdons et aux insectes pollinisateurs. Son rang de conservation varie selon les cadres d'évaluation : Espèces sauvages lui accordait le rang S4 au Québec en 2020.
Bombus frigidus
Bourdon nordique de la famille des Apidae, Bombus frigidus fréquente au Québec les régions boréales et subarctiques, où il visite les floraisons précoces des milieux frais. Peu récolté dans les basses terres tempérées, il a été signalé dans des bleuetières et des cultures de camerise du nord de la province. Son aire nord-américaine s'étend de l'est du Canada jusqu'en Alaska, avec des populations d'altitude dans l'Ouest.
Bombus impatiens
Le bourdon fébrile est une espèce de bourdon indigène de l'est de l'Amérique du Nord, commune dans le sud du Québec. Cet hyménoptère de la famille des Apidae forme des colonies annuelles établies le plus souvent dans des cavités souterraines. Sa grande plasticité écologique et sa facilité d'élevage en ont fait le bourdon le plus utilisé en pollinisation commerciale au Canada, notamment dans le bleuet nain, les vergers et les cultures en serre.
Boyeria vinosa
Libellule de la famille des Aeshnidae, Boyeria vinosa est connue sous le nom français d'aeschne vineuse et sous le nom anglais de Fawn Darner. Elle fréquente les rivières et ruisseaux forestiers ombragés de l'est de l'Amérique du Nord et compte parmi les odonates recensés au Québec. Les bases de données naturalistes internationales en répertorient quelque 169 occurrences rattachées au taxon, dont des mentions québécoises en Outaouais.
Brachiacantha ursina
Brachiacantha ursina est un coléoptère de la famille des Coccinellidae, la famille des coccinelles, rattaché au genre Brachiacantha. Le taxon figure dans les listes d'insectes du Québec, où il est mentionné sous son seul binôme latin, sans nom français. Les ouvrages généraux le décrivent comme une espèce nord-américaine. Les bases d'occurrences biologiques lui associent la clé taxinomique 1043560 et un total de 338 mentions.
Brachinus cyanipennis
Brachinus cyanipennis est un carabe « bombardier » documenté au Québec, reconnaissable au sein d'un genre dont les adultes projettent un jet chimique brûlant pour se défendre. On le rencontre surtout sur les berges caillouteuses de lacs, de rivières et de plaines inondables, notamment le long du Saint-Laurent, de l'île d'Orléans jusqu'au secteur de Bécancour. Ses larves se développent aux dépens d'autres coléoptères aquatiques, principalement des gyrins.
Bradycellus lecontei
Bradycellus lecontei est un petit coléoptère carabique nord-américain décrit en 1932, associé aux milieux humides ouverts comme les bords d'étangs, les marais et les prairies à carex. Sa présence est attestée au Canada et notamment au Québec, où il apparaît dans des inventaires d'entomofaune. Discret et peu étudié à l'échelle provinciale, il illustre la richesse mal connue de la famille des Carabidae dans les habitats riverains québécois.
Brochet d'Amérique
Le brochet d'Amérique est un petit poisson d'eau douce de la famille des ésocidés, sous-espèce nominale d'Esox americanus, apparenté au grand brochet et au brochet maillé. Le catalogue du vivant du Québec le consigne comme taxon indigène et régulier, associé au rang de précarité S3. Les travaux canadiens de conservation consacrés à l'espèce visent plutôt l'autre sous-espèce, le brochet vermiculé, désignée vulnérable au Québec.
Brochet maillé
Poisson prédateur de la famille des Esocidae, le brochet maillé (Esox niger) occupe au Québec une aire très méridionale, principalement les bassins des rivières Saint-François, Yamaska et Richelieu ainsi que la baie Missisquoi. Il recherche les eaux calmes, chaudes et végétalisées des lacs, étangs et rivières lentes du sud de la province. Indigène et régulier, il figure parmi les espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables et porte le rang de précarité S3.
Brochet vermiculé
Le brochet vermiculé est un petit ésocidé indigène, apparenté au grand brochet, mais dépassant rarement une vingtaine de centimètres. Au Québec, il n'est connu que de quelques petits tributaires du lac Saint-François et de secteurs du haut Saint-Laurent, ce qui en fait l'un des poissons les plus rares de la province. Il est désigné vulnérable depuis 2023 et sa survie dépend de la conservation des herbiers aquatiques peu profonds.
Brosme
Poisson marin de la famille des gadidés, le brosme (Brosme brosme) vit sur les fonds rocheux profonds de l'Atlantique nord-ouest, principalement dans le golfe du Maine et sur le rebord du plateau néo-écossais. Solitaire et peu mobile, il se distingue par son unique nageoire dorsale et le barbillon sous sa mâchoire. Inscrit à la liste de la faune vertébrée du Québec comme espèce susceptible d'être désignée, il n'y est qu'exceptionnellement signalé.
Bruant à couronne blanche
Passereau nord-américain de la famille des Passerellidae, le Bruant à couronne blanche se distingue par sa calotte fortement rayée de noir et de blanc et son bec clair. Au Québec, il niche dans les milieux arbustifs ouverts du nord, dont la Minganie et la Basse-Côte-Nord, et traverse le sud de la province au printemps et en automne. Indigène et régulier, il porte le rang de précarité S5 et son statut LEMV est « Non suivie ».
Bruant à couronne dorée
Passereau des fourrés subalpins de l'Alaska et de l'Ouest canadien, le bruant à couronne dorée se reconnaît à la bande dorée bordée de noir qui coiffe sa tête. Au Québec, il figure au catalogue du vivant comme espèce indigène mais accidentelle, observée seulement de façon exceptionnelle, souvent aux mangeoires en fin d'automne ou en hiver. Il illustre l'écart entre un statut mondial de préoccupation mineure et une rareté locale extrême.
Bruant à face noire
Passereau au capuchon et à la bavette noirs, le Bruant à face noire est le seul oiseau chanteur dont l'aire de nidification se trouve entièrement en territoire canadien, à la limite entre la forêt boréale et la toundra. Il hiverne dans le centre des États-Unis et n'apparaît au Québec qu'à titre d'espèce accidentelle, signalée de façon irrégulière. Le COSEPAC l'a désigné espèce préoccupante en 2017, en raison notamment d'un déclin marqué de ses effectifs.
Bruant à gorge blanche
Passereau indigène des forêts mixtes et conifériennes, le Bruant à gorge blanche niche dans une grande partie du Québec, des lisières boisées jusqu'aux banlieues et aux abords des plans d'eau. Sa gorge blanche tranchée et la tache jaune devant l'œil le distinguent des autres bruants. Migrateur de courte distance, il est surtout connu par son chant sifflé, que la tradition québécoise rend par la formule « Où es-tu, Frédéric ? », d'où son surnom de frédéric.
Bruant à gorge noire
Passereau des déserts du sud-ouest nord-américain, le Bruant à gorge noire (Amphispiza bilineata) appartient à la famille des Passerellidés. Sa gorge noire tranchée et ses deux bandes faciales blanches le rendent facile à distinguer des bruants québécois habituels. Au Québec, il figure au catalogue du vivant comme espèce indigène du continent mais accidentelle dans la province, avec un très faible nombre d'occurrences documentées. Il n'y fait l'objet d'aucun suivi légal provincial.
Bruant à joues marron
Passereau des milieux ouverts d'Amérique du Nord, le Bruant à joues marron se distingue par sa tête rousse et blanche fortement dessinée, sa tache pectorale sombre et les coins blancs de sa queue. Son aire de nidification couvre surtout l'ouest et le centre du continent, du sud des Prairies canadiennes au Mexique. Au Québec, l'espèce figure au catalogue du vivant comme indigène, mais à titre de visiteur accidentel dont les mentions restent exceptionnelles.
Bruant chanteur
Le Bruant chanteur est un petit passereau indigène du Québec, commun dans les friches, les rives buissonneuses et les jardins du sud de la province. On le reconnaît à sa poitrine rayée ornée d'une tache sombre centrale et à son chant clair, l'un des premiers à résonner au printemps. Migrateur régulier, il hiverne plus au sud et revient nicher dès avril. Son rang de conservation au Québec, S5B, témoigne de la solidité de ses populations nicheuses.
Bruant de Brewer
Petit passereau gris-brun des milieux arides à armoises de l'ouest du continent, le Bruant de Brewer (Spizella breweri) n'apparaît au Québec qu'à titre de visiteur accidentel. La Liste des vertébrés du Québec lui attribue un statut indigène mais non régulier, et les observations québécoises se comptent en mentions isolées, comme celle rapportée à Percé. L'espèce est protégée au Canada au titre de la Convention concernant les oiseaux migrateurs.
Bruant de Henslow
Petit passereau des prairies à herbes hautes de l'est de l'Amérique du Nord, le Bruant de Henslow niche au sol dans les champs abandonnés et les pâturages peu exploités. Au Québec, il est indigène mais accidentel ou non régulier, ses mentions de nidification étant surtout historiques et concentrées dans le sud-ouest de la province. Désigné en voie de disparition au Canada en 2000, il illustre le déclin des oiseaux associés aux milieux herbacés ouverts.
Bruant de LeConte
Petit passereau des prairies humides et des marais à graminées, le Bruant de LeConte (Ammospiza leconteii) atteint au Québec la limite nord-est de son aire de nidification. Indigène et régulier, il y demeure rare et localisé, et sa discrétion le rend plus souvent entendu que vu. Son chant bourdonnant, presque insectiforme, constitue le principal indice de présence, et sa ressemblance avec le Bruant de Nelson complique l'identification sur le terrain.
Bruant de Lincoln
Petit passereau indigène et nicheur du Québec, le Bruant de Lincoln habite les tourbières, les prairies humides et les fourrés de saules et d'aulnes. Discret et finement strié, il se repère surtout à son chant dans les milieux arbustifs humides ou en régénération. Il hiverne hors de la province, du sud des États-Unis à l'Amérique centrale. Dans les inventaires fauniques québécois, il apparaît sous le code BRLI.
Bruant de Nelson
Petit passereau des marais salés, le Bruant de Nelson niche au Québec dans une mince bande de végétation herbacée littorale, surtout le long du moyen estuaire du Saint-Laurent, en Gaspésie et au Kamouraska. Indigène et régulier, il n'est présent dans la province qu'en saison de reproduction. Son habitat très spécialisé explique sa rareté locale et son inscription parmi les espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables au Québec.
Bruant des champs
Petit passereau des friches et des pâturages, le Bruant des champs niche de façon très localisée dans le sud du Québec, surtout dans les basses-terres du Saint-Laurent et le long de la rivière des Outaouais. Espèce indigène et régulière mais peu commune, elle porte le rang de précarité S3 au Québec et y est désignée menacée depuis 2023. Son chant en trilles accélérées facilite sa détection, tandis que sa présence dépend du maintien de friches et d'autres milieux ouverts en régénération.
Bruant des marais
Petit passereau indigène des milieux humides, le Bruant des marais niche dans les marais à quenouilles, les tourbières et les rives végétalisées du Québec méridional et de la forêt boréale. Sa calotte rousse, son sourcil pâle et son trille sonore le distinguent des autres bruants. Espèce régulière et répandue, dotée du rang de précarité S5 au Québec, elle demeure dépendante de la préservation des habitats humides.
Bruant des plaines
Petit passereau nord-américain de la famille des Passerellidae, le Bruant des plaines (Spizella pallida) mesure environ 14 centimètres et arbore un patron facial contrasté qui le distingue des autres bruants. Indigène au Québec, il fréquente les champs, les friches et les milieux ouverts parsemés de buissons et de jeunes conifères. Son aire de nidification canadienne se concentre dans les provinces des Prairies, ce qui place le Québec en périphérie de sa distribution.
Bruant des prés
Petit passereau strié des milieux herbacés, le Bruant des prés niche dans les champs, pâturages, friches et marais côtiers de l'ensemble du Québec. Indigène et régulier, il est l'un des oiseaux chanteurs les plus répandus au Canada, mais il compte parmi les espèces champêtres dont le sort suit celui des terres agricoles. Deux sous-espèces sont signalées au Québec, l'une au nord, l'autre au sud et aux Îles-de-la-Madeleine.
Bruant familier
Petit passereau indigène et régulier au Québec, le Bruant familier (Spizella passerina) niche dans les milieux ouverts et habités du sud de la province, des pelouses résidentielles aux vergers et lisières de conifères. Sa calotte rousse, son sourcil pâle et sa poitrine grise unie le rendent aisément identifiable. Classé S5, il compte parmi les passereaux les plus abondants du Canada, malgré des baisses signalées dans certaines régions.
Bruant fauve
Passereau roussâtre de la famille des Passerellidés, le Bruant fauve (Passerella iliaca) niche au Québec dans les forêts de conifères et les fourrés arbustifs denses de l'est de la province, y compris sur plusieurs îles de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Migrateur régulier, il traverse le Québec méridional au printemps et à l'automne. Son chant sonore et sa manière de gratter la litière au sol des deux pattes le distinguent des autres bruants québécois.
Bruant hudsonien
Petit passereau indigène du Québec, le Bruant hudsonien niche dans les fourrés de la limite forestière et de la toundra du Nord québécois avant de descendre hiverner dans les champs, les friches et aux mangeoires du sud de la province. Sa calotte rousse, son bec bicolore et le point sombre de sa poitrine aident à le séparer du Bruant familier. Son rang de précarité au Québec est S4S5B, tandis que le suivi fédéral signale un déclin continental depuis 1970.
Bruant maritime
Passereau des marais salés de la côte atlantique, le bruant maritime (Ammospiza maritima) appartient à la famille des Passerellidae. Il ne niche pas au Québec et y est répertorié comme visiteur accidentel ou non régulier, avec un rang de précarité provincial non applicable. Son identification demande de le séparer avec soin du bruant de Nelson et du bruant à queue aiguë, deux espèces côtières apparentées dont la présence québécoise est bien mieux établie.







































