Le vivant
Organismes documentés au Québec : vertébrés, insectes, invertébrés, champignons, plantes, lichens et micro-organismes.
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Chauve-souris rousse de l'Est
Petit mammifère volant indigène du sud du Québec, la chauve-souris rousse de l'Est (Lasiurus borealis) compte parmi les trois chauves-souris migratrices de la province. Solitaire, elle passe la belle saison suspendue dans le feuillage des arbres et quitte le territoire à l'automne. Rare au Québec, où elle est susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable, elle a été désignée en voie de disparition au Canada par le COSEPAC en 2023.
Cheumatopsyche campyla
Cheumatopsyche campyla est un trichoptère de la famille des Hydropsychidae, décrit en 1938 et présent dans les rivières et ruisseaux du Québec. Sa larve aquatique file un filet dans le courant pour filtrer des particules nourricières. L'espèce figure dans la liste des trichoptères du Québec et dans les inventaires de la faune benthique des eaux courantes du nord-est de l'Amérique du Nord.
Chevalier aboyeur
Oiseau de rivage eurasien de la famille des Scolopacidés, le Chevalier aboyeur ne fait au Québec que des apparitions accidentelles et non régulières. Proche parent du Grand Chevalier nord-américain, il s'en distingue par ses pattes verdâtres, son bec légèrement retroussé et le coin blanc visible sur son dos en vol. Son rang S au Québec est SNA (non applicable).
Chevalier blanc
Poisson indigène de la famille des Catostomidés, le chevalier blanc fréquente les rivières et les grands plans d'eau du réseau du Saint-Laurent. Espèce benthique au corps argenté, il figure parmi les chevaliers les plus abondants dans plusieurs secteurs inventoriés. Jugé apparemment non en péril au Québec, il se distingue de proches parents protégés, comme le chevalier cuivré, avec lesquels il partage son habitat.
Chevalier cuivré
Poisson de la famille des meuniers et chevaliers, le chevalier cuivré ne vit nulle part ailleurs qu'au Québec, entre la région de Montréal, le lac Saint-Pierre et la rivière Richelieu. Spécialiste des mollusques et reproducteur tardif, il compte parmi les vertébrés les plus menacés de la province. Sa protection mobilise les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que plusieurs organismes de conservation.
Chevalier de rivière
Poisson d'eau douce de la famille des Catostomidés, le chevalier de rivière vit dans les rivières au courant vif du sud du Québec, dont l'Outaouais et le Richelieu. Il se distingue par ses puissantes dents pharyngiennes, qui lui permettent de broyer des mollusques. Désigné vulnérable au Québec, il fait l'objet de mesures de protection provinciales et fédérales.
Chevalier grivelé
Petit limicole des rivages, le Chevalier grivelé niche au bord des lacs, des rivières et du fleuve dans la quasi-totalité du Québec. On le reconnaît à son balancement constant de l'arrière du corps et aux taches noires de son ventre en période de reproduction. L'espèce se distingue aussi par un système de reproduction où la femelle défend le territoire et où le mâle assure l'essentiel des soins aux petits.
Chevalier jaune
Poisson d'eau douce indigène du bassin du Saint-Laurent, le chevalier jaune est l'un des cinq chevaliers de la faune québécoise. Reconnaissable à ses flancs dorés et à sa grosse tête au museau arrondi, ce catostomidé se nourrit sur le fond des rivières et des grands plans d'eau. Il est classé S3 au Québec et se confond aisément avec le chevalier cuivré, espèce menacée.
Chevalier rouge
Poisson benthique de la famille des Catostomidés, le chevalier rouge se reconnaît à sa tête courte et à sa nageoire caudale rougeâtre. Il est l'un des cinq chevaliers présents au Québec, où il fréquente les rivières et les grands plans d'eau du bassin du Saint-Laurent. Il est jugé apparemment non en péril, contrairement à certaines espèces voisines protégées, comme le chevalier cuivré.
Chevalier semipalmé
Oiseau de rivage de la famille des Scolopacidés, le Chevalier semipalmé est reconnaissable en vol à ses ailes contrastées noir et blanc et à son cri sonore. Au Québec, sa reproduction n’est connue qu’aux Îles-de-la-Madeleine, où elle a été confirmée pour la première fois en 2002. Classée S3 à l’échelle provinciale, l’espèce fait partie des oiseaux migrateurs dont les populations sont suivies au Canada.
Chevalier solitaire
Limicole de la famille des Scolopacidés, le Chevalier solitaire niche dans la forêt boréale québécoise et traverse le sud de la province pendant ses migrations. Il se distingue des autres chevaliers par son habitude d'occuper d'anciens nids d'oiseaux chanteurs dans les arbres et par sa fréquentation des petites mares d'eau douce, où il se nourrit généralement seul. Sa population nicheuse est jugée non en péril au Québec.
Chevêche des terriers
Petite chouette terrestre aux longues pattes, la chevêche des terriers niche dans les terriers abandonnés des prairies de l'Ouest canadien, où elle figure parmi les oiseaux les plus menacés. Au Québec, elle n'est observée qu'à titre accidentel, en dehors de son aire de nidification habituelle. Son mode de vie au sol, son activité diurne et son lien étroit avec les mammifères fouisseurs la distinguent des autres rapaces nocturnes.
Chinchard frappeur
Poisson marin de la famille des Carangidés, le chinchard frappeur fréquente en bancs les eaux côtières de l'Atlantique Ouest. Il figure sur la Liste des espèces fauniques du Québec comme espèce indigène de présence accidentelle, sans suivi particulier. On le reconnaît à la rangée d'écailles osseuses qui couvre toute sa ligne latérale, un caractère propre aux chinchards.
Chlorochlamys chloroleucaria
Papillon de nuit de la famille des Géométridés, Chlorochlamys chloroleucaria fait partie des émeraudes, reconnaissables à leurs ailes vertes. Présent dans le sud-est du Canada, dont le Québec, il est répandu jusqu'en Floride et au Mexique. Sa chenille arpenteuse se nourrit de fleurs et de fruits, en particulier de ronces et de plantes de la famille des Astéracées, ce qui lui vaut le nom d'arpenteuse des ronces.
Choquemort
Petit poisson des marais salés et des estuaires, le choquemort est une espèce indigène présente sur les rives de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Il supporte des écarts importants de salinité, de température et d'oxygène, ce qui lui permet de vivre dans les cuvettes et les chenaux de marée. Abondant et jugé non en péril au Québec, il est aussi un sujet d'étude courant en écotoxicologie et en écologie des milieux humides côtiers.
Choucas des tours
Corvidé d'Europe, d'Asie occidentale et d'Afrique du Nord, le choucas des tours ne figure au Québec que comme visiteur accidentel, avec seulement quelques observations documentées. Plus petit que la corneille d'Amérique, il se distingue par sa nuque grise et ses yeux pâles. Espèce sociable et reconnue pour son intelligence, il niche dans les cavités des falaises et des vieux édifices.
Chouette épervière
Rapace de la famille des Strigidés, la Chouette épervière habite la forêt boréale et la taïga québécoises. Contrairement à la plupart des chouettes, elle chasse de jour, perchée à la cime des conifères en bordure des tourbières, des brûlis et des lacs. Sa longue queue et son vol rapide lui donnent l'allure d'un épervier. Elle descend à l'occasion vers le sud du Québec en hiver, où sa présence attire les ornithologues.
Chouette lapone
Rapace nocturne de la forêt boréale, la Chouette lapone est la plus grande chouette du Québec par la taille. On l'observe surtout en Abitibi-Témiscamingue et dans le nord de la province, où elle chasse les campagnols dans les tourbières boisées et les forêts de conifères. Certains hivers, des irruptions la mènent jusque dans le sud du Québec, où sa présence attire de nombreux ornithologues.
Chouette rayée
Rapace nocturne indigène des forêts feuillues et mixtes matures, la Chouette rayée vit toute l'année dans le sud du Québec, surtout dans les Basses-terres du Saint-Laurent, les Laurentides méridionales et les Appalaches. Elle se distingue par sa tête ronde dépourvue d'aigrettes, ses yeux brun foncé et son chant caractéristique. Nichant dans les arbres creux, elle dépend de la présence de vieux peuplements forestiers.
Chrysomela laurentia
Chrysomela laurentia est un coléoptère phytophage de la famille des chrysomélidés, décrit en 1956 par l'entomologiste canadien W. J. Brown. Inscrite dans la liste de référence des coléoptères du Canada et de l'Alaska, l'espèce fait partie de la faune entomologique signalée au Québec. Elle appartient à un genre dont les membres se nourrissent surtout du feuillage des saules et des peupliers.
Chrysops callidus
Chrysops callidus est une mouche à chevreuil de la famille des Tabanidae, présente dans l'est de l'Amérique du Nord. Au Québec, elle figure dans les inventaires de Tabanidés et sa présence semble surtout méridionale, dans le sud-ouest de la province. Elle partage avec les autres espèces de son genre un cycle de vie lié aux milieux humides et l'habitude des femelles de piquer pour obtenir un repas de sang.
Chrysops lateralis
Chrysops lateralis est un petit taon jaune orangé et noir de la famille des Tabanidae, apparenté aux mouches à chevreuil. Présent dans le nord-est de l'Amérique du Nord, il atteint au Québec la limite nord de son aire de répartition connue. Rarement observé dans la province, il a été signalé dans le sud-ouest du Québec et au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il ne faut pas le confondre avec les chrysopes, des névroptères sans lien de parenté.
Cicindela repanda
Cicindela repanda est une cicindèle nord-américaine de la famille des Carabidae, reconnaissable à sa teinte bronzée marquée de taches claires. Au Québec, elle fréquente les plages, bancs de sable et rives vaseuses des cours d'eau et des lacs, notamment dans la vallée du Saint-Laurent. Prédatrice rapide à l'état adulte comme larvaire, elle compte parmi les cicindèles les plus communes des milieux riverains du pays.
Cisco de lac
Poisson planctonophage de la famille des Salmonidés, le cisco de lac occupe les eaux froides et profondes de nombreux lacs du Québec. Espèce indigène jugée non en péril à l'échelle provinciale, elle joue un rôle important comme proie des grands prédateurs aquatiques. Le lac des Écorces, dans les Laurentides, abrite une forme rare qui fraie au printemps et bénéficie d'une protection légale.
Clivina fossor
Carabe fouisseur d'origine eurasiatique, Clivina fossor s'est établi en Amérique du Nord et fréquente au Québec les sols agricoles et aménagés du sud de la province. Des études québécoises l'ont relevé dans des vignobles, des pelouses récentes et des champs de carottes. Surtout prédateur de petits invertébrés, il n'est associé qu'à des dégâts sporadiques aux semences en germination.
Coccinella trifasciata
La coccinelle à trois bandes (Coccinella trifasciata) est un coléoptère prédateur de pucerons présent au Québec, dans les prés, les friches et les lisières. Elle se reconnaît aux trois bandes noires qui traversent ses élytres rouges ou orangés. Cette espèce indigène fait l'objet d'une attention particulière parce que ses populations ont reculé dans l'est du continent depuis l'établissement de coccinelles introduites.
Coccinelle maculée (Coleomegilla maculata)
Coccinelle indigène d'Amérique du Nord, Coleomegilla maculata est l'une des espèces les plus fréquentes dans les champs de maïs et de pomme de terre du Québec. Rosée à rouge et tachetée de noir, elle consomme des pucerons, des œufs de ravageurs et du pollen. Elle fait l'objet de nombreux travaux universitaires québécois sur la lutte biologique et sur la concurrence avec la coccinelle asiatique multicolore.
Cochylichroa hoffmanana
Cochylichroa hoffmanana est un petit papillon de nuit de la famille des Tortricidae, signalé au Québec ainsi que dans plusieurs autres provinces canadiennes. Décrite en 1907 dans le genre Cochylis, l'espèce porte son nom actuel depuis une révision de la nomenclature publiée en 2019. Elle appartient au groupe des cochylines, de petites tordeuses dont la systématique nord-américaine a été largement réorganisée au début du XXIe siècle.
Coenagrion resolutum
L'agrion résolu (Coenagrion resolutum) est une demoiselle bleue de la famille des Coenagrionidae, répandue dans la zone boréale de l'Amérique du Nord. Au Québec, sa présence est attestée par des spécimens de collections et des inventaires régionaux, du parc national de la Yamaska à l'Outaouais. Il appartient à un genre surtout eurasiatique, peu représenté sur le continent nord-américain.
Coenosia nigritarsis
Coenosia nigritarsis est une petite mouche de la famille des Muscidae, apparentée aux « mouches tigres » du genre Coenosia. Elle est attestée dans les bases de données sur la biodiversité et dans des jeux de données sur les diptères du Canada, qui la rattachent à la faune québécoise. Son genre est connu pour ses adultes prédateurs d'autres petits insectes.
Coleophora glaucicolella
Microlépidoptère de la famille des Coleophoridae, Coleophora glaucicolella appartient au groupe des porte-case, dont les chenilles se déplacent dans un fourreau portatif. Décrite en 1892, l'espèce se nourrit principalement des graines de joncs dans les milieux humides. Elle est répartie en Europe et en Amérique du Nord et compte parmi les espèces du genre Coleophora recensées au Québec.
Coleophora rosacella
Coleophora rosacella est un microlépidoptère nord-américain de la famille des Coleophoridae, décrit en 1864 par Brackenridge Clemens. Sa présence au Québec figure dans les travaux de Jean-François Landry et dans la liste de référence des lépidoptères du Canada et de l'Alaska. Il appartient au genre Coleophora, dont les larves vivent dans un fourreau portatif fait de soie et de fragments végétaux.
Coleophora trifolii
Coleophora trifolii est un microlépidoptère de la famille des Coleophoridae, dont la chenille se nourrit des graines de mélilot à l'abri d'un fourreau portatif. Décrite en Europe en 1832, l'espèce est inscrite au catalogue du vivant du Québec. Sa présence dépend des mélilots blanc et officinal, deux plantes introduites communes dans les friches et les accotements de la province.
Colias hecla
Papillon orangé de la famille des Pieridae, Colias hecla est un coliade arctique répandu tout autour du pôle Nord. Au Québec, il ne se rencontre que dans les régions nordiques, où il vole brièvement au cœur de l'été dans la toundra. Sa chenille se nourrit de légumineuses arctiques. Il figure parmi les papillons caractéristiques des milieux froids et ouverts du Nord québécois.
Colibri à gorge améthyste
Petit colibri des forêts d'altitude du Mexique et d'Amérique centrale, le colibri à gorge améthyste doit son nom à la gorge violacée du mâle. Il apparaît sur la liste des oiseaux du Québec à titre d'espèce accidentelle, loin de son aire habituelle. Il se distingue ainsi du colibri à gorge rubis, l'unique colibri régulier de la province.
Colibri à gorge rubis
Seul colibri à nicher au Québec, le Colibri à gorge rubis est un oiseau migrateur de quelques grammes qui fréquente le sud de la province durant la belle saison. Il se nourrit du nectar des fleurs tubulaires et de petits insectes, et visite volontiers les mangeoires des jardins. Ses populations québécoises sont jugées en sécurité et en progression depuis les années 1990.
Colibri circé
Le colibri circé est un oiseau-mouche dont l'aire de nidification s'étend surtout du Mexique au sud-ouest des États-Unis. Au Québec, il n'est connu qu'à titre de visiteur accidentel, très rarement observé, et n'y forme aucune population établie. Sa gorge bleue et son bec rouge distinguent le mâle du colibri à gorge rubis, seul colibri nicheur régulier de la province.
Colibri d'Anna
Colibri de la côte pacifique nord-américaine, le Colibri d'Anna niche au Canada principalement dans le sud de la Colombie-Britannique. Au Québec, il n'est connu que par des mentions accidentelles, loin de son aire habituelle. Le mâle se distingue des autres colibris par sa gorge et sa calotte d'un rose magenta irisé, et l'espèce se caractérise par sa capacité à passer l'hiver dans des régions tempérées.
Colibri roux
Oiseau de l'Ouest nord-américain, le colibri roux fréquente le Québec seulement de façon accidentelle, lorsque des individus égarés s'écartent de leur route migratoire. Reconnaissable au plumage roussâtre du mâle, il est réputé pour son comportement territorial et pour l'une des migrations les plus longues, proportionnellement à sa taille, de tous les oiseaux. Au Québec, sa garde en captivité est soumise à un permis.
Colibri thalassin
Oiseau-mouche néotropical des montagnes du Mexique et d'Amérique centrale, le colibri thalassin se distingue par son plumage vert et sa tache violette derrière l'œil. Certaines de ses populations septentrionales se déplacent après la nidification, et des individus égarés atteignent parfois le nord du continent. Au Québec, l'espèce est inscrite comme visiteur accidentel et ses mentions demeurent exceptionnelles.







































