Le vivant
Organismes documentés au Québec : vertébrés, insectes, invertébrés, champignons, plantes, lichens et micro-organismes.
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Cardinal rouge
Passereau écarlate à huppe pointue, le Cardinal rouge est devenu l'un des oiseaux les plus familiers des mangeoires du sud du Québec. Signalé au Recensement des oiseaux de Noël dès 1964, il a vu ses effectifs recensés croître fortement jusqu'aux années 2010, dans des milieux urbanisés et agricoles des Basses-terres du Saint-Laurent. Sédentaire, il reste visible tout l'hiver. La Ville de Québec en a fait son emblème aviaire officiel en 2025.
Cardiophorus cardisce
Cardiophorus cardisce est un petit coléoptère de la famille des Elateridae, les taupins, rattaché au genre Cardiophorus et à la sous-famille des Cardiophorinae. Le taxon est inscrit au catalogue des insectes documentés au Québec, où il demeure peu observé. Comme les autres taupins, l'adulte possède un dispositif de saut prothoracique qui lui permet de se remettre sur pattes en produisant un claquement caractéristique.
Caribou des bois
Seule sous-espèce de caribou présente au Québec, le caribou des bois se répartit en écotypes forestier, montagnard et migrateur. L'écotype forestier occupe surtout une large bande de forêt boréale entre les 49e et 55e parallèles, avec des noyaux isolés à Val-d'Or et dans Charlevoix. Désigné vulnérable au Québec et menacé à l'échelle canadienne pour la population boréale, il fait l'objet de mesures de protection de l'habitat et d'une interdiction de chasse depuis 2001.
Caricea erythrocera
Caricea erythrocera est une petite mouche de la famille des Muscidae, décrite en 1830 par Robineau-Desvoidy et rattachée au genre Caricea, proche parent du genre Coenosia. Documentée au Québec par des relevés entomologiques, elle appartient à un groupe de diptères dont les adultes sont connus pour capturer d'autres petits insectes en vol. Son histoire nomenclaturale, marquée par plusieurs recombinaisons génériques, illustre la complexité de la systématique des Muscidae.
Carouge à épaulettes
Passereau noir aux épaulettes rouges, le carouge à épaulettes est l'un des oiseaux les plus communs des marais, fossés et champs humides du Québec. Indigène et régulier, il y niche du printemps à la fin de l'été avant de migrer vers le sud. Les mâles, très territoriaux, chantent du haut des quenouilles et pourchassent les intrus, un comportement souvent remarqué dans les parcs urbains québécois.
Carouge à tête jaune
Passereau nord-américain de la famille des ictéridés, le carouge à tête jaune se reconnaît au capuchon jaune vif du mâle sur un corps noir. Il niche en colonies dans les marais à quenouilles et à scirpes du centre et de l'ouest du continent, surtout dans les Prairies canadiennes. Au Québec, il n'apparaît que de façon ponctuelle, ce qui en fait une observation recherchée des ornithologues, souvent confondue avec le carouge à épaulettes.
Carpatolechia fugitivella
Carpatolechia fugitivella est un micropapillon de la famille des Gelechiidae, décrit en 1839 et réparti sur une vaste aire holarctique. Au Québec, sa présence repose sur des spécimens récoltés à Aylmer, en Outaouais, au début des années 2000, ce qui en fait une espèce discrète et peu documentée dans la province. Liée aux ormes, elle illustre le travail d'inventaire des microlépidoptères, groupe encore mal connu du territoire québécois.
Carpe commune
Poisson d'eau douce originaire d'Eurasie, la carpe commune (Cyprinus carpio) est établie au Québec depuis plus d'un siècle et y est classée parmi les espèces fauniques exotiques. Elle fréquente surtout les eaux calmes et peu profondes du fleuve Saint-Laurent, du Richelieu et de la rivière des Outaouais. Son activité de fouille du fond et sa hausse d'abondance en font une espèce aquatique envahissante suivie par les programmes de surveillance du fleuve.
Carpe de roseau
La carpe de roseau, ou amour blanc, est une grande carpe herbivore d'origine asiatique classée parmi les espèces exotiques envahissantes au Québec. Sa présence est confirmée dans le fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu depuis le milieu des années 2010, grâce à quelques captures et à des détections annuelles d'ADN environnemental. En broutant massivement les herbiers aquatiques, elle peut dégrader les habitats et la qualité de l'eau, d'où les programmes de détection précoce mis en place.
Carterocephalus palaemon
Petit papillon brun marqué de taches orangées en damier, Carterocephalus palaemon appartient à la famille des Hespéridés et porte en français les noms d'hespérie échiquier ou d'échiquier. Il fréquente les lisières de forêt, les clairières et les prairies humides où poussent des graminées. L'espèce est documentée au Québec, y compris dans le nord de la province, et son nom scientifique fait l'objet d'un débat taxonomique en Amérique du Nord.
Castor du Canada
Le castor du Canada est le plus gros rongeur d'Amérique du Nord et une espèce indigène présente presque partout au Québec, des vallées de l'Outaouais aux forêts de l'Abitibi. Constructeur de barrages et de huttes, il transforme les ruisseaux en étangs et crée des milieux humides dont profitent de nombreuses autres espèces. Pilier historique de la traite des fourrures, il fait aujourd'hui l'objet d'un encadrement du piégeage, notamment lorsque ses ouvrages inondent des routes ou des terrains.
Catocala minuta
Catocala minuta est une petite noctuelle de la famille des Erebidae, membre du genre Catocala dont les espèces sont réputées pour leurs ailes postérieures colorées dissimulées au repos. Reconnue dans les listes de répartition nord-américaines, elle a fait l'objet d'une première mention québécoise publiée à Aylmer, dans la ville de Gatineau, en juillet 2011. Elle compte parmi les lépidoptères marginalement documentés au Québec, en limite nord de son aire connue.
Catogenus rufus
Catogenus rufus est un coléoptère brun-roux au corps fortement aplati, appartenant à la petite famille des Passandridae. Il vit dans le milieu subcortical des arbres morts ou dépérissants de l'est de l'Amérique du Nord, où ses larves sont associées aux stades immatures d'autres insectes xylophages. Sa présence canadienne est notamment documentée en Ontario. Le taxon figure au catalogue du vivant de la plateforme, avec 23 occurrences dans les données agrégées disponibles.
Cenopis directana
Cenopis directana est un petit papillon nocturne de la famille des Tortricidae documenté au Québec. Ses chenilles enroulent les feuilles d'arbres et d'arbustes feuillus, notamment les cerisiers sauvages et les chênes, ce qui lui vaut en anglais le nom de chokecherry leafroller moth. L'espèce, univoltine et hivernant à l'état d'oeuf, est parfois signalée comme ravageur occasionnel en verger.
Cerastis salicarum
Cerastis salicarum est une noctuelle de la famille des Noctuidés présente au Québec, notamment dans les forêts feuillues et mixtes humides du centre de la province. Comme les autres espèces du genre Cerastis, ce papillon de nuit vole tôt au printemps et vient facilement aux sources lumineuses, ce qui en fait une espèce familière des inventaires de lépidoptères menés en début de saison. Elle ne fait l'objet d'aucun statut légal de protection au Québec.
Ceratobarys costata
Ceratobarys costata est une petite mouche de la famille des Chloropidae, un groupe de diptères souvent associés aux graminées et aux milieux herbacés. Rattachée à la tribu des Elachipterini, elle porte l'identifiant taxonomique GBIF 11128975, lié à 282 occurrences mondiales. Ce taxon discret illustre la part encore mal documentée de l'entomofaune, dont l'étude au Québec repose largement sur les collections muséales et les bases de données ouvertes.
Ceratobarys nigriceps
Ceratobarys nigriceps est une petite mouche de la famille des Chloropidae, rattachée à la tribu des Elachipterini et au genre Ceratobarys, décrit comme surtout néotropical avec quelques espèces néarctiques. Le taxon est inscrit au catalogue du vivant sous la clé GBIF 11197998, avec 187 occurrences répertoriées à l'échelle mondiale. Comme la plupart des chloropides, ce diptère appartient à un groupe dont les larves sont associées aux graminées et aux matières végétales en décomposition. Sa documentation québécoise demeure limitée.
Ceratopsyche ventura
Ceratopsyche ventura est un trichoptère de la famille des Hydropsychidae, les porte-filets, dont la larve vit dans les eaux courantes et tisse un filet de soie pour filtrer les particules transportées par le courant. L'espèce figure dans les inventaires de trichoptères du Québec et du Labrador et dans les travaux sur les macroinvertébrés benthiques. Elle n'est associée à aucun statut de protection particulier au Québec.
Cercyonis pegala
Papillon brun de la famille des Nymphalidae, Cercyonis pegala figure dans la liste de référence des papillons du Québec. On l'observe en été dans les prairies, les friches, les champs et les lisières du sud de la province. Les grands ocelles de ses ailes antérieures le distinguent, et sa chenille se développe sur diverses graminées.
Cerf de Virginie
Cervidé indigène du Québec, le cerf de Virginie est connu sous le nom courant de chevreuil. Il occupe surtout le sud du fleuve Saint-Laurent et l'île d'Anticosti, où il a été introduit, et se trouve dans la province à la limite nord de son aire de répartition. Sa forte productivité et sa sensibilité aux hivers rigoureux en font une espèce gérée par un plan provincial encadrant la chasse, les limites de prise et le nourrissage.
Chaboisseau à dix-huit épines
Poisson de fond sans écailles de l'Atlantique Nord-Ouest, le chaboisseau à dix-huit épines vit sur les fonds côtiers de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Indigène et régulier au Québec, il y est classé S5. Sa tête massive, armée d'une longue épine préoperculaire qui lui vaut son nom anglais de Longhorn Sculpin, le distingue des autres chaboisseaux du Saint-Laurent.
Chaboisseau à épines courtes
Poisson de fond des eaux froides, le chaboisseau à épines courtes vit dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, des herbiers côtiers jusqu'aux quais. Appelé crapaud de mer ou diable de mer, il se reconnaît à sa grosse tête épineuse et à sa coloration changeante. Il ne fait pas l'objet d'une pêche dirigée au Québec. On le capture surtout comme prise accessoire.
Chaboisseau à quatre cornes
Poisson marin nordique des eaux froides, le chaboisseau à quatre cornes doit son nom aux quatre protubérances osseuses de sa tête. Indigène et régulier au Québec, il fréquente surtout les eaux côtières du Nord-du-Québec et de la baie James. Il porte le rang de précarité S4 et figure sur la liste québécoise des espèces fauniques susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. Au Canada, le COSEPAC distingue une forme d'eau salée et une forme d'eau douce.
Chaboisseau arctique
Poisson de fond des eaux arctiques, le chaboisseau arctique fréquente les côtes du Nunavik, où il est présent toute l’année. Indigène et régulier au Québec, il porte le rang de conservation S4 et n’est pas suivi en vertu de la législation québécoise sur les espèces menacées. Il appartient au genre Myoxocephalus, qui regroupe plusieurs chaboisseaux souvent confondus entre eux.
Chaboisseau bronzé
Petit poisson benthique des eaux côtières du Saint-Laurent, le chaboisseau bronzé est une espèce indigène et régulière au Québec, présente toute l'année dans l'estuaire et le golfe. Il vit sur les fonds de boue, de sable et de gravier, fraie en hiver et au printemps, et n'est visé par aucune pêche commerciale. Sa ressemblance avec les jeunes chaboisseaux à épines courtes complique souvent son identification sur le terrain.
Chabot à tête plate
Petit poisson de fond de la famille des cottidés, le chabot à tête plate vit dans les rivières fraîches et les lacs profonds du Québec. Sa tête large et aplatie, en forme de cuillère, et son épine préoperculaire recourbée le distinguent des autres chabots d'eau douce de la province. Indigène et considérée comme non en péril, l'espèce reste discrète et peu connue du public.
Chabot de profondeur
Le chabot de profondeur est un petit poisson benthique des eaux froides et profondes des grands lacs nord-américains. Au Québec, il n'est connu que de quelques lacs profonds, surtout dans l'ouest de la province, et figure comme espèce menacée sur la liste provinciale des espèces fauniques menacées ou vulnérables, avec un rang de précarité S1. Son maintien est étroitement lié à l'oxygénation des eaux profondes des lacs stratifiés.
Chabot tacheté
Petit poisson de fond de la famille des Cottidés, le chabot tacheté fréquente les ruisseaux et rivières pierreux aux eaux claires et fraîches du Québec. Reconnaissable à sa grosse tête aplatie, à ses larges nageoires pectorales et à sa livrée marbrée, il se dissimule sous les roches. Espèce indigène jugée non en péril dans la province, il constitue une proie importante pour les truites et les oiseaux piscivores.
Chabot visqueux
Petit poisson benthique des eaux froides, le chabot visqueux (Cottus cognatus) vit sur les fonds rocheux des lacs et des rivières du Québec, où il se dissimule sous les pierres. Indigène et régulier, il porte le rang de précarité S5 et n'est pas suivi comme espèce menacée ou vulnérable. Proie fréquente des poissons prédateurs, il est aussi mentionné dans la réglementation fédérale de pêche applicable au Québec.
Chaetocladius volitans
Chaetocladius volitans est un petit moucheron non piqueur de la famille des Chironomidae, rattaché à la sous-famille des Orthocladiinae. Décrit d'Europe en 1940, il figure dans les catalogues taxonomiques des chironomidés holarctiques. Au Québec, sa présence est attestée par des spécimens récoltés dans le parc de la Gatineau, en Outaouais, ce qui en fait l'un des nombreux chironomidés discrets de la faune québécoise.
Chardonneret jaune
Petit fringille indigène au plumage jaune éclatant chez le mâle nuptial, le Chardonneret jaune niche dans presque tout le Québec méridional, avec une abondance maximale dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Presque exclusivement granivore, il affectionne les friches, les champs et les chardons, et niche tardivement en été. Migrateur partiel, il fréquente les mangeoires québécoises en hiver et figure parmi les oiseaux les plus familiers des jardins de la province.
Charidotella purpurata
Petit coléoptère de la famille des chrysomèles, Charidotella purpurata appartient au groupe des cassides, reconnaissables à leur carapace aplatie et débordante qui recouvre la tête et les pattes. Désignée sous le nom de petite casside orangée, cette espèce de l'est de l'Amérique du Nord figure au catalogue du vivant documenté au Québec. Sa situation provinciale reste peu étudiée.
Chat-fou brun
Petit poisson-chat indigène du sud du Québec, le chat-fou brun vit caché dans la végétation et les débris des eaux calmes du bassin du Saint-Laurent. Son corps trapu évoque un têtard, d'où son nom anglais de Tadpole Madtom. Considéré comme apparemment non en péril dans la province, il se distingue des autres chats-fous québécois, dont certains sont en situation précaire.
Chat-fou des rapides
Poisson-chat de petite taille de la famille des Ictaluridés, le chat-fou des rapides vit dans les eaux vives à fond rocheux du sud du Québec, surtout dans le système du Saint-Laurent. Espèce nocturne qui se cache sous les pierres durant le jour, il est désigné vulnérable au Québec. L'envasement, la pollution et la modification des débits comptent parmi les pressions qui pèsent sur ses habitats.
Chat-fou liséré
Petit poisson-chat de la famille des Ictaluridés, le chat-fou liséré (Noturus insignis) compte parmi les poissons d'eau douce les plus rares du Québec. Ses quelques mentions provinciales proviennent de l'Outaouais, notamment du secteur du parc de la Gatineau, de la rivière Lapêche, de la rivière Gatineau et de la rivière des Outaouais. L'espèce, liée aux eaux claires à fond graveleux, est inscrite depuis 1993 sur la liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables.
Chauliode très lumineux
Poisson des profondeurs de la famille des stomiidés, le chauliode très lumineux porte des photophores sur le corps et des crocs si longs qu'ils dépassent de sa bouche. Présent dans les eaux tropicales, subtropicales et tempérées du monde entier, il est inscrit parmi les poissons d'eau de mer du Québec. Carnivore, il se sert d'un filament dorsal prolongé comme appât pour attirer ses proies dans l'obscurité.
Chauve-souris argentée
Petite chauve-souris forestière au pelage sombre givré d'argent, la chauve-souris argentée compte parmi les huit espèces de chiroptères du Québec. Migratrice, elle passe l'été dans les forêts riveraines de la plupart des régions et gagne le sud à l'automne. Elle est inscrite sur la liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, notamment en raison des risques liés à la migration.
Chauve-souris cendrée
Plus grande chauve-souris du Québec, la chauve-souris cendrée doit son nom à son pelage sombre aux pointes blanchâtres. Solitaire, elle se repose dans le feuillage des arbres plutôt que dans les grottes et quitte la province à l'automne pour migrer vers le sud. Inscrite parmi les espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, elle est particulièrement exposée à la mortalité causée par les éoliennes.
Chauve-souris nordique
La chauve-souris nordique est l'une des cinq espèces de chauves-souris qui demeurent au Québec toute l'année. Liée aux forêts humides et riveraines du sud de la province, elle hiberne dans les grottes et les mines. Décimée par le syndrome du museau blanc depuis 2010, elle figure parmi les mammifères les plus menacés du Québec et fait l'objet d'un plan de rétablissement provincial.
Chauve-souris pygmée de l'Est
Plus petite des huit chauves-souris du Québec, la chauve-souris pygmée de l'Est est une espèce résidente au pelage brun doré et au masque facial noir. Elle fréquente surtout les forêts montagneuses et les milieux rocheux de l'Outaouais, de l'Estrie et des Laurentides, et hiverne dans les crevasses de grottes et de mines abandonnées. Très rare, elle figure sur la liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables.







































