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Gouvernement

Union nationale

L'Union nationale (UN) est un ancien parti politique provincial québécois. Les registres d'Élections Québec font état, pour 2026, de 16 947 $ de contributions sous ce nom et d'aucun siège à l'Assemblée nationale ; ces données récentes se distinguent de l'histoire du parti dont l'autorisation a été retirée en juin 1989. Le dernier résultat électoral compilé, celui de 1981, est de zéro siège et 4 % des voix. Issue d'une alliance conclue en 1935 entre le Parti conservateur du Québec de Maurice Duplessis et l'Action libérale nationale de Paul Gouin, l'UN gouverne le Québec de 1936 à 1939, de 1944 à 1960 et de 1966 à 1970.

Repères chronologiques

Les chiffres sont présentés par période, du plus récent au plus ancien. Chaque nouveau millésime s'ajoute sans effacer l'historique.

Résultats électoraux — Union nationale

Source : Élections Québec / Atlas Drouilly

1981

Élection générale 1981

Sièges
0
Votes
144 070
Part des voix
4 %
1976

Élection générale 1976

Sièges
11
Votes
611 666
Part des voix
19.08 %
1973

Élection générale 1973

Sièges
0
Votes
146 209
Part des voix
5.46 %
1970

Élection générale 1970

Sièges
20
Votes
564 544
Part des voix
22.13 %
1966

Élection générale 1966

Sièges
56
Votes
948 928
Part des voix
44.74 %
1962

Élection générale 1962

Sièges
31
Votes
900 817
Part des voix
42.15 %
1960

Élection générale 1960

Sièges
43
Votes
977 318
Part des voix
46.61 %
1956

Élection générale 1956

Sièges
72
Votes
956 082
Part des voix
51.8 %
1952

Élection générale 1952

Sièges
68
Votes
847 983
Part des voix
50.5 %
1948

Élection générale 1948

Sièges
82
Votes
775 747
Part des voix
51.24 %
1944

Élection générale 1944

Sièges
51
Votes
505 661
Part des voix
44.42 %
1939

Élection générale 1939

Sièges
14
Votes
217 413
Part des voix
38.6 %
1936

Élection générale 1936

Sièges
76
Votes
323 812
Part des voix
56.88 %

Financement politique — Union nationale

Source : Élections Québec

2026

Financement 2026

Contributions
16 947 $
Nombre
580
2025

Financement 2025

Contributions
35 815 $
Nombre
1 322
2024

Financement 2024

Contributions
29 378 $
Nombre
1 310
2023

Financement 2023

Contributions
8 959 $
Nombre
372
2022

Financement 2022

Contributions
4 813 $
Nombre
153
2021

Financement 2021

Contributions
117 $
Nombre
6
2020

Financement 2020

Contributions
400 $
Nombre
4

Origines et fondation

L'Union nationale naît en 1935 d'une alliance électorale entre deux formations d'opposition au gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau : le Parti conservateur du Québec, dirigé par Maurice Duplessis, et l'Action libérale nationale, dirigée par Paul Gouin. L'Action libérale nationale regroupe alors des libéraux dissidents favorables à des réformes économiques et sociales.

Après l'élection générale de 1935, l'alliance mène à l'Assemblée législative une offensive contre le gouvernement libéral, notamment au sein du comité des comptes publics. En juin 1936, la coalition se transforme en parti unifié sous la seule direction de Duplessis, Paul Gouin et une partie de ses partisans se retirant de l'entente.

Lors de l'élection générale de 1936, la nouvelle formation remporte 76 sièges et met fin à près de quarante ans de gouvernements libéraux. Maurice Duplessis devient premier ministre du Québec.

Les gouvernements Duplessis

Premier mandat (1936-1939)

Le premier gouvernement de l'Union nationale adopte notamment une loi instaurant le crédit agricole et, en 1937, la Loi protégeant la province contre la propagande communiste, connue sous le nom de « loi du cadenas ». Défaite à l'élection générale de 1939, tenue au début de la Seconde Guerre mondiale, l'UN ne conserve que 14 sièges et retourne dans l'opposition.

Retour au pouvoir (1944-1960)

L'Union nationale reprend le pouvoir à l'élection générale de 1944 avec 51 sièges. Elle remporte ensuite les élections de 1948, 1952 et 1956, obtenant en 1948 son plus grand nombre de sièges, soit 82. Cette période, souvent désignée par l'expression « régime Duplessis », est marquée par :

  • la défense de l'autonomie provinciale face au gouvernement fédéral, notamment en matière fiscale ;
  • l'adoption du drapeau fleurdelisé comme drapeau du Québec en 1948 ;
  • la création d'un impôt provincial sur le revenu en 1954 ;
  • un appui marqué au monde rural, notamment par l'électrification des campagnes ;
  • des relations étroites avec l'Église catholique et une attitude conflictuelle à l'égard de certains syndicats.

Maurice Duplessis meurt en fonction le 7 septembre 1959. Paul Sauvé lui succède comme premier ministre et amorce des changements d'orientation, mais il meurt à son tour au début de 1960. Antonio Barrette dirige ensuite le gouvernement et mène le parti à l'élection générale de 1960, remportée par le Parti libéral de Jean Lesage, ce qui ouvre la période de la Révolution tranquille.

Le gouvernement de 1966 à 1970

Dans l'opposition, l'Union nationale se réorganise sous la direction de Daniel Johnson, qui défend une révision constitutionnelle exprimée dans son ouvrage Égalité ou indépendance (1965). À l'élection générale de 1966, le parti remporte 56 sièges et reprend le pouvoir.

Les gouvernements de l'Union nationale de 1966 à 1970 poursuivent plusieurs réformes entreprises au cours de la Révolution tranquille. Ils mettent notamment en place :

  • les collèges d'enseignement général et professionnel (cégeps) en 1967 ;
  • la Société d'habitation du Québec en 1967 ;
  • le réseau de l'Université du Québec en 1968.

Daniel Johnson meurt en fonction en septembre 1968. Jean-Jacques Bertrand lui succède. Son gouvernement fait adopter en 1969 la Loi pour promouvoir la langue française au Québec, dite « loi 63 », qui maintient le libre choix de la langue d'enseignement et suscite une vive contestation. L'UN est défaite à l'élection générale de 1970, remportée par le Parti libéral de Robert Bourassa ; elle conserve 20 sièges.

Déclin et disparition

Après 1970, l'Union nationale perd progressivement son poids électoral, concurrencée à la fois par le Parti libéral du Québec et par le Parti québécois. Sous la direction de Gabriel Loubier, elle adopte en 1971 le nom d'Unité-Québec, avant de reprendre le nom d'Union nationale en janvier 1973. À l'élection générale de 1973, elle ne fait élire aucun député.

Le parti connaît une remontée à l'élection générale de 1976, sous la direction de Rodrigue Biron, en faisant élire 11 députés. Cette embellie demeure sans lendemain : à l'élection générale de 1981, l'UN obtient 4 % des voix et n'obtient aucun siège.

La formation subsiste ensuite de manière marginale. En juin 1989, le Directeur général des élections du Québec lui retire son autorisation à titre de parti politique, ce qui marque la fin de l'Union nationale historique.

Résultats électoraux

Le tableau suivant présente les résultats de l'Union nationale aux élections générales québécoises, du scrutin le plus récent au plus ancien, selon les données compilées à partir d'Élections Québec et de l'Atlas Drouilly.

ÉlectionSiègesVotesPart des voix
19810144 0704 %
197611611 66619,08 %
19730146 2095,46 %
197020564 54422,13 %
196656948 92844,74 %
196231900 81742,15 %
196043977 31846,61 %
195672956 08251,8 %
195268847 98350,5 %
194882775 74751,24 %
194451505 66144,42 %
193914217 41338,6 %
193676323 81256,88 %

L'Union nationale a remporté six élections générales : 1936, 1944, 1948, 1952, 1956 et 1966. Le scrutin de 1981 est le dernier pour lequel les résultats du parti figurent dans cette compilation.

Orientations politiques

L'Union nationale est généralement associée à trois grands thèmes : l'autonomie provinciale, le conservatisme social et la défense de la vie rurale. Sous Maurice Duplessis, le parti s'oppose aux initiatives centralisatrices du gouvernement fédéral, en particulier dans le domaine fiscal, et valorise l'agriculture, la famille et le rôle de l'Église catholique dans les domaines de l'éducation et des services sociaux. Il favorise aussi l'exploitation des ressources naturelles par des capitaux privés, y compris étrangers.

Le programme et l'action du parti évoluent toutefois selon les périodes. Les gouvernements de Paul Sauvé, puis de Daniel Johnson et de Jean-Jacques Bertrand, s'inscrivent davantage dans le mouvement de modernisation de l'État québécois, notamment en éducation. Sur la question constitutionnelle, Daniel Johnson formule une revendication d'égalité entre les deux nations fondatrices du Canada.

L'historiographie québécoise a longtemps associé la période duplessiste à l'expression « Grande Noirceur ». Cette lecture fait l'objet de débats parmi les historiens, dont certains soulignent les transformations économiques et sociales du Québec de l'après-guerre.

Données récentes de financement

La fiche de la plateforme, attribuée à Élections Québec, présente les contributions suivantes sous le nom « Union nationale ». Ces données ne permettent pas d'établir une continuité avec le parti historique dont l'autorisation a été retirée en 1989. La fiche indique également zéro siège pour 2026.

AnnéeContributionsNombre de contributions
202616 947 $580
202535 815 $1 322
202429 378 $1 310
20238 959 $372
20224 813 $153
2021117 $6
2020400 $4

Sources

  1. Élections Québec, résultats électoraux et données de financement politique
  2. Atlas électoral Drouilly
  3. Bibliothèque de l'Assemblée nationale du Québec, Union nationale, 1936-1989
  4. L'Encyclopédie canadienne, Union Nationale (en anglais)
  5. Richard Jones, Duplessis et le gouvernement de l'Union nationale, Les classiques des sciences sociales
  6. Assemblée nationale du Québec, Introduction historique, 25e législature, 2e session
  7. Bibliothèque du Parlement, Les relations fédérales-provinciales
  8. Conrad Black, Duplessis, Éditions de l'Homme
  9. Paul-André Linteau et al., Histoire du Québec contemporain, Boréal

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. fr.wikipedia.org · wiki · Union_nationale_(Québec)Union nationale (Québec) — Wikipédia
  2. Union Nationale (Quebec) - Wikipedia
  3. Union nationale (Québec) — Wikipédia
  4. Utilisateur:Pierusama/Brouillons/Union nationale (Québec) — Wikipédia
  5. Québec

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Révision de clôture — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6.1 Sol · Supervision — GPT 6.1 Sol

Mots-clés : union nationale, maurice duplessis, daniel johnson, autonomie provinciale, parti politique, grande noirceur, conservatisme, assemblée législative

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