Histoire
Le Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands succède à la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, l'une des commissions scolaires francophones mises en place au Québec à la fin des années 1990, lorsque l'organisation scolaire a été restructurée sur une base linguistique plutôt que confessionnelle.
En 2020, la Loi modifiant principalement la Loi sur l'instruction publique relativement à l'organisation et à la gouvernance scolaires a transformé les commissions scolaires francophones en centres de services scolaires. La commission scolaire est ainsi devenue le Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands, et le conseil des commissaires élus a été remplacé par un conseil d'administration ; selon l'organisme, cette transition s'est concrétisée le 15 juin 2020.
Cette réforme a modifié le mode de gouvernance sans changer la mission fondamentale de l'organisme, qui demeure chargé d'organiser les services éducatifs publics en langue française sur son territoire.
Territoire
Le territoire du CSSVT se situe à l'extrémité ouest de la région administrative de la Montérégie, au sud-ouest de l'île de Montréal. Il couvre notamment :
- la MRC de Beauharnois-Salaberry, qui comprend entre autres les villes de Salaberry-de-Valleyfield et de Beauharnois ;
- la MRC du Haut-Saint-Laurent, à caractère plus rural, qui comprend notamment la ville de Huntingdon.
Selon les données publiées par l'organisme, ce territoire s'étend sur 1 636 km² et compte une population de plus de 90 000 personnes. Il est bordé par le fleuve Saint-Laurent et le lac Saint-François au nord et à l'ouest, et s'étend vers le sud jusqu'à la frontière canado-américaine.
Le siège administratif est établi au 630, rue Ellice, à Beauharnois. Le gouvernement du Québec répertorie le CSSVT parmi les centres de services scolaires de la Montérégie.
Mission et services
Comme les autres centres de services scolaires, le CSSVT exerce ses responsabilités dans le cadre de la Loi sur l'instruction publique et des régimes pédagogiques établis par le ministère de l'Éducation du Québec. Sa mission consiste à organiser, au bénéfice des personnes relevant de sa compétence, les services éducatifs prévus par la loi et à soutenir ses établissements dans leur réalisation.
L'organisme décrit sa mission en trois volets :
- la promotion de l'éducation publique sur son territoire ;
- la qualité des services éducatifs offerts ;
- la réussite des élèves.
Les services couvrent l'ensemble des ordres d'enseignement relevant d'un centre de services scolaire :
| Secteur | Services |
|---|---|
| Formation générale des jeunes | Éducation préscolaire, enseignement primaire et secondaire |
| Formation générale des adultes | Formation de base, préparation aux études ultérieures |
| Formation professionnelle | Programmes menant notamment au diplôme d'études professionnelles |
Le CSSVT fournit également des services complémentaires (orientation, adaptation scolaire, services aux élèves handicapés ou en difficulté), le transport scolaire et des services administratifs communs à ses établissements, par l'intermédiaire de ses services centraux, dont le Service des ressources éducatives.
Réseau d'établissements
Selon les données de présentation publiées par l'organisme, le réseau du CSSVT se compose des établissements suivants :
| Type d'établissement | Nombre |
|---|---|
| Écoles primaires | 27 |
| École primaire et secondaire | 1 |
| Écoles secondaires | 4 |
| Centre d'éducation des adultes | 1 |
| Centre de formation professionnelle | 1 |
Certains de ces établissements comptent plusieurs points de service ou bâtiments répartis sur le territoire, ce qui permet de maintenir une offre de proximité dans les municipalités rurales du Haut-Saint-Laurent comme dans les secteurs urbains de Salaberry-de-Valleyfield et de Beauharnois.
Chaque établissement est doté d'un conseil d'établissement, qui réunit des parents, des membres du personnel et, selon le cas, des représentants de la communauté et des élèves. Les conseils d'établissement produisent un rapport annuel de leurs activités, publié par le centre de services scolaire.
Le nombre d'établissements peut évoluer au gré des ouvertures, des agrandissements et des réorganisations décidés pour répondre à la croissance de la clientèle.
Gouvernance
Depuis la réforme de 2020, le CSSVT est administré par un conseil d'administration composé de trois catégories de membres :
- des parents d'élèves siégeant à un comité de parents ;
- des représentants de la communauté, résidant sur le territoire et possédant des profils de compétence définis par règlement ;
- des membres du personnel scolaire.
Ce modèle, commun à l'ensemble des centres de services scolaires francophones du Québec, a remplacé l'ancien conseil des commissaires élus au suffrage universel. Le conseil d'administration adopte notamment le plan d'engagement vers la réussite, le budget et les principales orientations de l'organisme. Ses séances font l'objet de procès-verbaux publiés sur le site officiel du centre.
La gestion courante est assurée par une direction générale, appuyée par des services administratifs et pédagogiques. L'organisme publie chaque année un rapport annuel qui rend compte de ses activités, de ses résultats et de l'utilisation de ses ressources.
Le CSSVT est membre de la Fédération des centres de services scolaires du Québec.
Développement récent
Année scolaire 2024-2025
Le rapport annuel 2024-2025 du CSSVT fait état d'une hausse de la clientèle pour une cinquième année consécutive. Pour y répondre, l'organisme a mené des travaux d'agrandissement et de rénovation dans plusieurs établissements.
Le même rapport mentionne des projets de nouvelles écoles, notamment dans les secteurs de Grande-Île et de La Baie, à Salaberry-de-Valleyfield. D'autres projets de construction y sont évoqués à Salaberry-de-Valleyfield, à Beauharnois et à Huntingdon.
Contexte
Cette croissance s'inscrit dans la dynamique démographique de la périphérie sud-ouest de la région métropolitaine de Montréal, où plusieurs centres de services scolaires de la Montérégie doivent accroître leur capacité d'accueil. Les projets d'agrandissement et de construction d'écoles relèvent du Plan québécois des infrastructures et nécessitent l'autorisation et le financement du ministère de l'Éducation.