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Géographie

Île de Montréal

L'île de Montréal est une île fluviale du sud-ouest du Québec, la plus grande de l'archipel d'Hochelaga, située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. Longue de près de 48 km et large de 16 km dans sa plus grande largeur, elle est dominée par le mont Royal. Elle forme le cœur de l'agglomération et de la région administrative de Montréal, sans se confondre avec la seule ville de Montréal, puisqu'elle est partagée entre plusieurs municipalités.

Carte localisation Île de Montréal - Dorval
Carte : Carte localisation Île de Montréal - Dorval. Chicoutimi (CC0) Wikimedia Commons
Carte localisation Île de Montréal - L'Ile-Dorval
Carte : Carte localisation Île de Montréal - L'Ile-Dorval. Chicoutimi (CC0) Wikimedia Commons

Toponymie

Le nom de l'île découle de celui de la montagne qui en occupe le centre, nommée « mont Royal » par Jacques Cartier lors de son passage à Hochelaga en 1535. Selon la Commission de toponymie du Québec, la désignation de l'île a connu plusieurs formes historiques : Samuel de Champlain emploie « lille de Vilmenon » en 1616, puis « Isle de Montreal » en 1632. La forme « Montréal », issue de la contraction de « mont Royal », s'est ensuite fixée dans l'usage.

En langue kanien'kéha (mohawk), le lieu est désigné par le nom Tiohtià:ke, couramment cité dans les reconnaissances territoriales contemporaines.

Le nom officiel « Île de Montréal » désigne l'entité géographique insulaire. Il convient de le distinguer de trois réalités administratives voisines :

  • la ville de Montréal, municipalité qui couvre la plus grande partie de l'île ainsi que d'autres îles de l'archipel ;
  • l'agglomération de Montréal, qui réunit la ville de Montréal et les municipalités reconstituées ;
  • la région administrative de Montréal (06), dont le territoire coïncide avec celui de l'agglomération et comprend plusieurs îles en plus de l'île de Montréal.

Géographie physique

L'île de Montréal s'étend selon un axe sud-ouest–nord-est sur près de 48 km de longueur, pour une largeur maximale d'environ 16 km, d'après la Commission de toponymie du Québec. Elle appartient à la province physiographique des basses-terres du Saint-Laurent.

Relief

Le relief de l'île est formé d'une succession de terrasses et de vallons façonnés sur un socle rocheux sédimentaire recouvert de dépôts meubles. Ces terrasses correspondent en partie aux anciens rivages de la mer de Champlain, qui a envahi la vallée du Saint-Laurent après la dernière glaciation, puis aux niveaux successifs du fleuve lors du retrait des eaux.

Le mont Royal, au centre de l'île, en constitue le point culminant, à environ 233 m d'altitude. Il fait partie des collines Montérégiennes, une série d'intrusions de roches ignées qui ponctuent la plaine du sud-ouest du Québec. Ses trois sommets et ses versants boisés structurent le paysage urbain et servent de repère dans l'orientation locale des rues.

Climat

L'île connaît un climat continental humide, caractérisé par des hivers froids et enneigés et des étés chauds et humides. La présence des plans d'eau environnants n'atténue que faiblement les écarts saisonniers.

Hydrographie et pourtour

L'île de Montréal est entièrement entourée d'eau douce, à la rencontre des eaux du Saint-Laurent et de celles de la rivière des Outaouais. Son pourtour comprend :

RivePlan d'eau
Sud et estFleuve Saint-Laurent
Sud-ouestLac Saint-Louis
OuestLac des Deux Montagnes
NordRivière des Prairies

La rivière des Prairies sépare l'île de Montréal de l'île Jésus, où se trouve la ville de Laval. À l'extrémité nord-est, la rivière des Prairies rejoint le fleuve, à la pointe de l'île. Au sud, les rapides de Lachine ont longtemps constitué un obstacle à la navigation vers l'amont, ce qui a fait de Montréal un point de rupture de charge et a conduit à l'ouverture du canal de Lachine en 1825.

L'île est la plus vaste de l'archipel d'Hochelaga, qui regroupe plusieurs dizaines d'îles et d'îlots, dont l'île Bizard, l'île Perrot, l'île des Sœurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame. Certaines de ces îles ont été agrandies ou créées artificiellement, notamment pour l'Exposition universelle de 1967.

Histoire de l'occupation

Le territoire de l'île est fréquenté par les peuples autochtones bien avant l'arrivée des Européens. Lors de son deuxième voyage, en 1535, Jacques Cartier y visite Hochelaga, un village iroquoien du Saint-Laurent. Ce village n'existe plus lorsque Samuel de Champlain parcourt la région au début du XVIIe siècle.

En 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance fondent Ville-Marie sur la rive sud de l'île, à l'initiative de la Société Notre-Dame de Montréal. L'île devient ensuite une seigneurie concédée aux Sulpiciens, qui en organisent le peuplement par la concession de terres et la création de paroisses rurales.

Pendant le Régime français, Montréal s'impose comme le principal poste de la traite des fourrures et le point de départ des expéditions vers les Grands Lacs. Après la Conquête, l'île passe sous administration britannique. Au XIXe siècle, l'ouverture du canal de Lachine, la construction du pont Victoria et l'essor ferroviaire font de l'île un pôle industriel majeur.

Au XXe siècle, l'urbanisation gagne progressivement l'ensemble du territoire insulaire. Les anciens villages et paroisses agricoles de l'ouest et de l'est de l'île deviennent des banlieues, puis s'intègrent au tissu urbain continu.

Organisation territoriale

L'île de Montréal est partagée entre plusieurs municipalités ; la Commission de toponymie du Québec y dénombre 16 municipalités. La plus importante est la ville de Montréal, divisée en arrondissements.

Fusions et défusions

Le 1er janvier 2002, dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec, l'ensemble des municipalités de l'île sont fusionnées en une seule ville de Montréal. À la suite des référendums tenus en 2004, plusieurs anciennes municipalités sont reconstituées le 1er janvier 2006, principalement dans l'ouest de l'île.

Depuis, l'agglomération de Montréal réunit la ville de Montréal et les municipalités reconstituées. Un conseil d'agglomération exerce certaines compétences communes, notamment en matière d'évaluation foncière, de sécurité publique, de transport collectif et de gestion de l'eau.

Municipalités reconstituées

Parmi les municipalités reconstituées situées sur l'île figurent Baie-D'Urfé, Beaconsfield, Côte-Saint-Luc, Dollard-Des Ormeaux, Dorval, Hampstead, Kirkland, Mont-Royal, Montréal-Est, Montréal-Ouest, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senneville et Westmount.

Le territoire de l'agglomération correspond à la région administrative de Montréal, la plus petite et la plus densément peuplée des régions administratives du Québec. Selon le recensement de 2021, elle compte environ deux millions d'habitants.

Liens avec la terre ferme

Le caractère insulaire de Montréal a profondément marqué l'aménagement de ses accès. Plusieurs ponts et tunnels relient l'île aux rives voisines.

Vers la Rive-Sud

Le fleuve Saint-Laurent est franchi notamment par le pont Victoria, inauguré au XIXe siècle comme pont ferroviaire, le pont Jacques-Cartier, le pont Samuel-De Champlain, le pont Honoré-Mercier et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Vers Laval et la Rive-Nord

La rivière des Prairies est enjambée par de nombreux ponts routiers et ferroviaires reliant l'île à l'île Jésus.

Vers l'ouest

À l'extrémité ouest de l'île, des liaisons routières et ferroviaires relient Sainte-Anne-de-Bellevue et Senneville à l'île Perrot et à la région de Vaudreuil-Soulanges.

Le réseau du métro de Montréal, ouvert en 1966, relie l'île à Longueuil et à Laval par des tronçons passant sous le fleuve et la rivière des Prairies. Le Réseau express métropolitain (REM) complète ces liaisons. L'aéroport international Montréal-Trudeau se trouve à Dorval, dans l'ouest de l'île, et le port de Montréal occupe une grande partie de la rive du fleuve dans l'est de l'île.

Sources

  1. Commission de toponymie du Québec, « Île de Montréal »
  2. Association internationale des études québécoises, « Montréal »
  3. Encyclopædia Universalis, « Montréal – Géographie »
  4. Tourisme Montréal, « La géographie et les symboles uniques de Montréal »
  5. Guides Ulysse, « Quelques informations sur Montréal »
  6. Wikipédia, « Île de Montréal »
  7. Wikipedia, « Island of Montreal »
  8. Savoirs.Québec, registre éditorial « Île de Montréal »
  9. Statistique Canada, Recensement de la population de 2021

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Île de montréal - fr-academic.com
  2. Île de Montréal_Baidu Encyclopédie
  3. Île de Montréal - fr-academic.com

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5

Mots-clés : île de montréal, archipel d'hochelaga, mont royal, fleuve saint-laurent, rivière des prairies, agglomération de montréal, toponymie, basses-terres du saint-laurent

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