Le vivant
Organismes documentés au Québec : vertébrés, insectes, invertébrés, champignons, plantes, lichens et micro-organismes.
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Colladonus clitellarius
Colladonus clitellarius est une cicadelle de la famille des Cicadellidae, insecte piqueur-suceur qui se nourrit de la sève des plantes. Elle figure dans les listes d'espèces de cicadelles du Québec, où elle est considérée comme locale. La littérature nord-américaine l'associe aux vergers, notamment au pêcher, et à la transmission de phytoplasmes, ce qui lui confère un intérêt en entomologie agricole.
Colletes inaequalis
Abeille solitaire indigène de la famille des Colletidae, Colletes inaequalis compte parmi les premières abeilles à voler au printemps dans le sud du Québec. Elle niche dans le sol, souvent en colonies denses dans les pelouses et les talus, et imperméabilise ses cellules d'une membrane semblable à de la cellophane. Elle visite les saules, les érables et les arbustes fruitiers, dont la camerise.
Colocasia propinquilinea
Colocasia propinquilinea est une noctuelle nord-américaine dont l'aire couvre le sud de la forêt boréale, la région des Grands Lacs et les Appalaches, ce qui la rattache à la faune de l'est du Canada. Papillon de nuit à une seule génération annuelle dans le nord, il vole au début de l'été. Sa chenille polyphage exploite le feuillage d'arbres feuillus communs au Québec, comme les érables, les bouleaux, les peupliers et les tilleuls.
Colombe à queue noire
Petite colombe des milieux ouverts d'Amérique chaude, la colombe à queue noire ne fait au Québec que des apparitions exceptionnelles, consignées parmi les mentions d'oiseaux rares. Son plumage brun-gris, sa queue courte et l'éclair roux de ses ailes en vol permettent de la distinguer des autres colombes. Elle se nourrit surtout de petites graines ramassées au sol.
Combattant varié
Limicole eurasien de la famille des Scolopacidés, le Combattant varié est observé de façon ponctuelle au Québec, notamment dans le Haut-Richelieu. Le mâle nuptial se distingue par une collerette de plumes aux couleurs très variables et par des parades collectives sur des arènes. Sa présence québécoise relève d'individus égarés en migration, ce qui en fait une rareté recherchée par les ornithologues.
Condylure à nez étoilé
Petit mammifère semi-aquatique de la famille des taupes, le condylure à nez étoilé vit dans les milieux humides de la majeure partie du Québec méridional. Son museau formé de 22 appendices tactiles en étoile en fait l'un des mammifères les plus singuliers de la faune québécoise. Il chasse sous terre comme sous l'eau des larves d'insectes, des vers et de petits crustacés.
Coptotriche citrinipennella
Petit papillon mineur de feuilles de la famille des Tischériidés, Coptotriche citrinipennella a été décrit en 1859 par l'entomologiste américain Brackenridge Clemens. Sa chenille vit à l'intérieur du limbe des feuilles, où elle creuse une mine en plaque caractéristique. L'espèce figure dans les inventaires d'insectes du Québec, où elle reste discrète et peu signalée.
Cordilura gracilipes
Cordilura gracilipes est une mouche de la famille des Scathophagidae, un groupe de diptères surtout répandu dans les régions tempérées et froides de l'hémisphère Nord. Sa présence au Québec est attestée par des relevés scientifiques, notamment ceux de l'Université McGill. Peu connue du grand public et dépourvue de nom français usuel, elle ne figure sur aucune liste provinciale d'espèces menacées, vulnérables ou envahissantes.
Cordulegaster maculata
Le cordulégastre maculé est une grande libellule de la famille des Cordulegastridae, présente au Québec le long des ruisseaux forestiers. Son abdomen noirâtre, orné de paires de taches jaunes, et l'extrémité effilée de l'abdomen de la femelle permettent de le reconnaître. Il appartient à une famille qui ne compte que trois espèces dans la province et dont la larve vit enfouie dans le lit des cours d'eau.
Cordulia shurtleffii
La cordulie d'Amérique (Cordulia shurtleffii) est une libellule de la famille des Corduliidae, largement répartie dans les régions boréales et tempérées froides de l'Amérique du Nord. Au Québec, elle fréquente les plans d'eau calmes bordés de végétation, des lacs aux tourbières. Des inventaires menés au parc national du Mont-Saint-Bruno et à Gatineau l'ont documentée. Elle ne fait l'objet d'aucun statut de protection particulier dans la province.
Cormoran à aigrettes
Oiseau plongeur au plumage sombre et à la peau gulaire orangée, le Cormoran à aigrettes est le cormoran le plus répandu au Québec. Il niche en colonies le long du Saint-Laurent et sur plusieurs plans d'eau intérieurs, où il se nourrit presque exclusivement de poissons. Espèce indigène protégée par la loi québécoise sur la faune, il fait l'objet de discussions sur sa cohabitation avec les pêcheurs, les riverains et d'autres oiseaux coloniaux.
Cormoran vigua
Petit cormoran néotropical à longue queue, le Cormoran vigua niche des Amériques tropicales jusqu'en Terre de Feu et étend son aire vers le nord à l'intérieur des États-Unis. Au Québec, il n'est connu que par des mentions accidentelles, sans population nicheuse établie. Il se distingue du Cormoran à aigrettes, beaucoup plus commun dans la province, par sa taille plus modeste et sa poche gulaire bordée de blanc.
Corneille d'Amérique
Oiseau noir de la famille des corvidés, la corneille d'Amérique est l'une des espèces les plus familières du sud du Québec, des champs cultivés jusqu'aux quartiers urbains. Souvent confondue avec le grand corbeau, elle s'en distingue par sa taille, sa queue et son cri. Sociale et omnivore, elle forme en hiver des dortoirs pouvant réunir des milliers d'individus.
Corneille de rivage
Corvidé des littoraux atlantiques des États-Unis, la Corneille de rivage n'apparaît au Québec qu'à titre accidentel ou non régulier. Presque identique à la Corneille d'Amérique, elle se reconnaît surtout à son cri bref et nasal. L'espèce figure sur la liste des oiseaux de la province et porte le rang de conservation provincial SNA.
Corynoptera subparvula
Corynoptera subparvula est un minuscule moucheron de la famille des Sciaridae, groupe d'insectes dont les larves se développent dans le sol et la matière organique en décomposition. Sa présence au Québec est attestée par des spécimens de collection cités dans la littérature taxonomique. Cette espèce discrète, sans nom commun, illustre la diversité encore peu explorée des diptères du sol de la province.
Costaconvexa centrostrigaria
Costaconvexa centrostrigaria est un papillon de nuit de la famille des Géométridés, présent dans une grande partie de l'Amérique du Nord, y compris au Québec. Sa chenille vit sur les renouées et l'adulte fréquente les friches, les rives et les milieux perturbés. Connu en anglais sous le nom de Bent-line Carpet, il se reconnaît à la ligne coudée qui traverse ses ailes antérieures.
Cotesia xylina
Cotesia xylina est une guêpe parasitoïde de la famille des Braconidés, membre de la sous-famille des Microgastrinae, dont la répartition couvre l'Amérique du Nord. Au Québec, elle est connue par des spécimens récoltés en Outaouais, notamment dans le parc de la Gatineau et à Chelsea. Elle fait partie d'un genre d'insectes dont les larves se développent dans des chenilles de papillons, un groupe étudié pour son rôle dans la régulation des ravageurs.
Cotte polaire
Poisson des grands fonds froids de l'Atlantique Nord, la cotte polaire appartient à la famille des Psychrolutidae, dont les membres ont une grosse tête et un corps mou. Au Québec, cette espèce indigène et régulière vit dans les eaux profondes du golfe du Saint-Laurent. Peu connue du public, elle ne fait l'objet d'aucune pêche dirigée et son rang de conservation provincial est S4.
Coucou gris
Oiseau eurasien célèbre pour pondre ses œufs dans le nid d'autres espèces, le Coucou gris n'apparaît au Québec qu'à titre exceptionnel. Il figure sur la liste des oiseaux de la province comme espèce accidentelle, sans nidification connue. Il se distingue des deux coulicous nord-américains qui fréquentent régulièrement le territoire québécois et qui élèvent normalement leurs propres petits.
Couette (poisson)
Poisson indigène de la famille des Catostomidés, la couette vit dans les eaux lentes et profondes du sud du Québec, surtout dans le réseau du Saint-Laurent. Elle se reconnaît à son corps haut et argenté et au long rayon qui prolonge sa nageoire dorsale. Peu connue du public, elle joue un rôle de consommatrice de fond dans les milieux fluviaux et figure parmi les espèces classées S3S4 au Québec.
Cougar
Grand félin solitaire des Amériques, le cougar est l'un des mammifères les plus discutés de la faune québécoise. Des centaines d'observations ont été signalées au Québec depuis le milieu du XXe siècle, mais une seule a été confirmée par des preuves vérifiables, en Abitibi-Témiscamingue en 1992. L'espèce est inscrite sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables.
Couleuvre à collier du Nord
Petit serpent forestier au dos gris bleuté, la couleuvre à collier du Nord porte un anneau jaune ou orangé caractéristique derrière la tête. Au Québec, elle vit en colonies isolées de part et d'autre du Saint-Laurent, jusqu'en Abitibi-Témiscamingue et dans la région de Rimouski. Inoffensive pour l'humain, elle se nourrit surtout de petites proies comme les limaces et les salamandres, et fait l'objet d'un suivi à titre d'espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable.
Couleuvre brune
Petit serpent brun inoffensif, la couleuvre brune est l'une des couleuvres les plus localisées du Québec. On la trouve surtout dans la grande région de Montréal, dans les friches, les terrains vagues et les abords des voies ferrées. Désignée menacée au Québec, elle se nourrit principalement de limaces, d'escargots et de vers de terre.
Couleuvre d'eau du Nord
Serpent indigène du sud du Québec, la couleuvre d'eau du Nord vit sur les rives des rivières, des lacs et des étangs, où elle chasse surtout des poissons et des amphibiens. Plus grande couleuvre de la province, elle est inoffensive pour l'humain lorsqu'on ne la manipule pas. Elle porte le statut d'espèce vulnérable au Québec, principalement en raison de la perte d'habitat riverain et de la persécution.
Couleuvre rayée
Serpent indigène le plus commun du Québec, la couleuvre rayée est une espèce non venimeuse facilement reconnaissable à ses trois rayures claires sur fond sombre. Présente dans les champs, les forêts, les rives et les milieux humides, elle hiberne en groupe dans des refuges souterrains et met au monde des petits vivants à la fin de l'été. Son statut de conservation provincial la considère comme non en péril.
Couleuvre tachetée
Serpent indigène du sud-ouest du Québec, la couleuvre tachetée fréquente les boisés, les friches, les champs et parfois les bâtiments agricoles de l'Outaouais, de la région de Montréal et de la Montérégie. Seul serpent constricteur de la province, elle se nourrit surtout de petits mammifères. Sa robe beige tachée de rouge brun cerclé de noir la rend reconnaissable. Elle est désignée vulnérable au Québec et fait l'objet d'un plan de gestion fédéral.
Coulicou à bec jaune
Oiseau de la famille des coucous, le Coulicou à bec jaune niche en petit nombre dans l'extrême sud-ouest du Québec, à la limite nord de son aire. Grand consommateur de chenilles, il fréquente les bois clairs, les vergers et les rives boisées. Coté S3 au Québec, il est protégé par la législation fédérale sur les oiseaux migrateurs et ses effectifs canadiens ont fortement diminué depuis 1970.
Coulicou à bec noir
Oiseau migrateur de la famille des coucous, le Coulicou à bec noir niche dans les fourrés, les friches et les lisières boisées du sud du Québec. Discret et difficile à apercevoir, il se signale surtout par son chant répétitif. Il se distingue par son goût marqué pour les chenilles velues, dont il peut consommer de grandes quantités lors des pullulations d'insectes forestiers.
Coyote
Canidé sauvage de taille moyenne, le coyote s'est établi au Québec au cours du XXe siècle à partir de l'Outaouais, où il a été mentionné pour la première fois en 1944. Commun dans le sud de la province, il s'adapte aux forêts, aux terres agricoles comme aux villes. Il peut s'hybrider avec le loup, ce qui complique l'identification des grands canidés québécois.
Crambus laqueatellus
Crambus laqueatellus est un papillon nocturne de la famille des Crambidae dont la chenille vit dans les graminées. Présente dans l'Est de l'Amérique du Nord, l'espèce est documentée au Québec par des observations naturalistes. Elle se reconnaît à ses ailes antérieures brun jaunâtre marquées d'une bande claire et à sa posture de repos, ailes enroulées autour du corps sur une tige d'herbe.
Damier de Harris (Chlosyne harrisii)
Le Damier de Harris est un petit papillon orangé et noir de la famille des Nymphalidés, reconnaissable au motif en damier du dessous de ses ailes. Au Québec, on l'observe dans le sud de la province, notamment en Outaouais et vers les Cantons-de-l'Est. Sa présence est étroitement liée aux prés humides et aux marais où croît l'aster à ombelles, unique plante nourricière de ses chenilles.
Eurimyia lineatus
Eurimyia lineatus est une espèce de mouche de la famille des Syrphidae (ordre des Diptera), inscrite au catalogue du vivant documenté au Québec sous la clé taxonomique 10366531 du Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF). Le total agrégé associé à cette clé s'élève à 57 occurrences, un décompte mondial qui ne correspond pas à un dénombrement d'observations québécoises. Le genre Eurimyia a longtemps été traité comme un sous-genre de Lejops, d'où la circulation parallèle des combinaisons Lejops (Eurimyia) lineatus et Eurimyia lineata dans la littérature. Les révisions taxonomiques récentes invitent à la prudence dans l'interprétation des mentions néarctiques anciennes, une partie d'entre elles ayant été réattribuée à Eurimyia stipata.
Eurylophella temporalis
Eurylophella temporalis est une espèce d'insecte aquatique de l'ordre des éphéméroptères (Ephemeroptera), rattachée à la famille des Ephemerellidae et au genre Eurylophella. Le nom a été publié par McDunnough en 1924 sous la combinaison Ephemerella temporalis. L'espèce appartient au groupe d'éphémères que la littérature anglophone désigne comme les « spiny crawlers », dont les larves vivent en eau douce. Elle est signalée au Canada, et des localités québécoises apparaissent dans la littérature taxinomique consacrée aux Ephemerellidae. Aucun statut légal propre au Québec n'est signalé dans les sources consultées.
Euthyatira pudens
Euthyatira pudens est un papillon nocturne de la famille des Drepanidae, sous-famille des Thyatirinae, signalé dans plusieurs provinces canadiennes, dont le Québec. Connu en anglais sous le nom de Dogwood thyatirid, il doit cette appellation à l'association de ses chenilles aux cornouillers (Cornus spp.). L'adulte se reconnaît aux grandes taches rosées ou lilas qui ornent ses ailes antérieures brun foncé. L'espèce est printanière : dans les régions nord-américaines étudiées, les adultes sont observés de la fin de mars à la mi-juin. Elle est attirée par les sources lumineuses.
Exaeretia ciniflonella
Exaeretia ciniflonella est un petit papillon nocturne de la famille des Depressariidae, décrit par Lienig et Zeller en 1846 et longtemps rangé dans le genre Depressaria. L'espèce présente une distribution holarctique, signalée en Europe du Nord et moyenne ainsi qu'en Amérique du Nord. Au Québec, sa présence est attestée et sa répartition est décrite comme très vaste, de l'Abitibi à la Basse-Côte-Nord, en passant par le nord du lac Saint-Jean et la vallée du Saint-Laurent. Aucune menace particulière ne lui a été attribuée dans le rapport ministériel consacré aux insectes susceptibles d'être désignés menacés ou vulnérables.
Exomias pellucidus
Exomias pellucidus est un petit coléoptère de la famille des Curculionidae (charançons), connu en anglais sous le nom de hairy spider weevil. D'origine paléarctique, il compte parmi les espèces adventives introduites en Amérique du Nord, où la littérature entomologique canadienne le décrit comme commun et largement répandu. Des spécimens provenant du Québec sont documentés dans les collections et les compilations taxinomiques. Le catalogue du vivant de la plateforme, sous la fiche gbif_1232526, lui associe 116 occurrences. L'espèce est citée dans la littérature comme pouvant se nourrir de vigne (Vitis spp.) et comme ravageur mineur des vignobles. Son nom circule aussi sous la combinaison Barypeithes pellucidus.
Faucon pèlerin anatum
Sous-espèce du faucon pèlerin qui niche surtout dans le sud du Québec, le faucon pèlerin anatum occupe des falaises, des ponts et des gratte-ciel. Ce rapace chasse d'autres oiseaux en vol au terme de piqués spectaculaires. Presque disparu à cause du DDT, il est revenu grâce à la réintroduction. Il demeure désigné vulnérable au Québec et fait l'objet d'un suivi de ses sites de nidification.
Faux-trigle aux grands yeux
Poisson marin apparenté aux chabots, le faux-trigle aux grands yeux est une espèce indigène inscrite comme régulière et présente toute l'année dans la Liste des espèces fauniques du Québec. Associé au milieu marin du Saint-Laurent, il porte le rang de conservation S4 et ne figure pas parmi les espèces menacées ou vulnérables. Son nom scientifique est Triglops nybelini.
Fondule barré
Petit poisson de la famille des Fundulidés, le fondule barré vit en bancs dans les eaux calmes et herbeuses du sud du Québec, en particulier dans le réseau du Saint-Laurent. Ses flancs rayés de barres verticales et sa bouche tournée vers la surface le distinguent des autres petits poissons littoraux. Répandu et jugé non en péril au Québec, il joue un rôle de proie importante dans les milieux riverains.
Formica glacialis
Formica glacialis est une fourmi indigène du genre Formica présente au Québec, où elle porte parfois le nom de fourmi glaciale. Elle colonise les milieux ouverts et perturbés, notamment les pelouses, les bordures de dalles et le dessous des pierres, et trahit sa présence par de petites plages de déblais de terre fine. Considérée comme apparemment en sécurité à l'échelle provinciale, elle figure dans les inventaires myrmécologiques du Québec.







































