Histoire
Les Sommets du cinéma d'animation ont été créés en 2002 par la Cinémathèque québécoise, institution montréalaise vouée à la conservation et à la diffusion du patrimoine cinématographique et audiovisuel. L'événement s'inscrit dans la continuité de l'intérêt que la Cinémathèque porte de longue date au cinéma d'animation, discipline dans laquelle le Québec et le Canada occupent une place reconnue, notamment grâce au travail mené à l'Office national du film du Canada (ONF).
À ses débuts, la manifestation se présente comme une vitrine sans volet compétitif. Elle devient compétitive en 2011, ce qui marque une étape dans son évolution vers un festival de cinéma au sens plein.
En 2022, le festival réoriente sa compétition officielle : celle-ci est désormais réservée aux productions et coproductions canadiennes, tandis que les films internationaux continuent d'être présentés hors compétition.
Éditions récentes
| Édition | Dates |
|---|---|
| 25e (annoncée) | 3 au 8 mai 2027 |
| 24e | 11 au 16 mai 2026 |
La 25e édition est annoncée par le site officiel du festival pour mai 2027.
Organisation
Le festival est produit par la Cinémathèque québécoise, qui en assure la programmation et l'organisation. Les projections ont lieu principalement dans les salles de la Cinémathèque, situées dans le Quartier latin de Montréal, dans l'arrondissement de Ville-Marie.
L'événement figure parmi les festivals répertoriés par Tourisme Montréal, qui le présente comme un rendez-vous consacré à l'animation sous toutes ses formes. Certaines éditions comprennent également des projections extérieures gratuites, qui élargissent l'accès du public au-delà des salles.
La Cinémathèque prolonge par ailleurs la diffusion des œuvres présentées au festival au moyen de programmes distincts, comme « La crème des Sommets du cinéma d'animation », qui reprend une sélection de films issus de la manifestation.
Compétition et règlements
Depuis 2022, la compétition officielle des Sommets du cinéma d'animation est consacrée aux productions et coproductions canadiennes. Les œuvres internationales sont programmées hors compétition, ce qui permet au festival de conserver une ouverture sur la production mondiale tout en mettant en valeur la création nationale.
Selon les règlements de l'édition 2026, publiés par la Cinémathèque québécoise, la compétition peut accueillir plusieurs catégories d'œuvres :
- des courts métrages ;
- des vidéoclips ;
- des films éducatifs ;
- des publicités.
Les règlements précisent que les différentes formes d'animation sont admissibles, sans restriction de technique. Cette ouverture reflète la diversité des pratiques en animation, du dessin traditionnel aux techniques numériques, en passant par l'animation de marionnettes, d'objets ou de matériaux.
Ce positionnement fait des Sommets un lieu de repérage de la production canadienne en animation, en particulier pour les œuvres de format court, qui disposent de peu de circuits de diffusion en salle.
Programmation
La programmation des Sommets du cinéma d'animation couvre trois grands axes :
- le patrimoine, en lien avec la mission de conservation de la Cinémathèque québécoise ;
- les productions récentes, courts et longs métrages, québécois, canadiens et internationaux ;
- les nouveaux médias, qui rendent compte de l'évolution des formes et des supports de l'animation.
Outre les projections, le festival propose des rencontres professionnelles et des classes de maître, qui s'adressent aux artisans de l'animation, aux étudiants et au public intéressé. Ces activités font du festival un lieu d'échange entre créateurs, producteurs et diffuseurs.
Le festival accorde une place particulière à la création d'ici, avec des activités destinées à mettre en valeur le travail des animateurs et animatrices du Québec et du Canada.
Participation de l'Office national du film
L'Office national du film du Canada (ONF), dont les studios d'animation ont joué un rôle historique dans le développement de la discipline au pays, participe régulièrement au festival par la présentation de films et des activités professionnelles.
Pour l'édition 2025, l'ONF a annoncé la sélection de six de ses courts métrages en compétition canadienne. Ses communications de mai 2025 font également état d'une leçon de cinéma et de la présentation du film de clôture de cette édition.
Cette collaboration illustre les liens entre les deux principales institutions publiques associées à l'animation à Montréal : la Cinémathèque québécoise, chargée de la conservation et de la diffusion, et l'ONF, producteur public dont le siège se trouve à Montréal.
Place dans le paysage culturel québécois
Les Sommets du cinéma d'animation s'inscrivent dans le calendrier des festivals de cinéma montréalais, aux côtés de manifestations consacrées au documentaire, au cinéma de genre ou au cinéma international. Leur spécificité tient à leur consécration exclusive à l'animation et à leur rattachement à une institution patrimoniale.
Le choix, en 2022, de réserver la compétition aux œuvres canadiennes renforce le rôle du festival comme plateforme de diffusion pour la production nationale. La présence d'œuvres étrangères hors compétition permet par ailleurs au public montréalais de découvrir des films d'animation internationaux qui ne bénéficient pas toujours d'une sortie commerciale au Québec.
Par ses volets patrimonial et contemporain, le festival relie la tradition de l'animation canadienne à ses développements actuels, dans une ville qui compte de nombreux studios, écoles et artistes actifs dans ce domaine.