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Géographie

Côte-du-Sud

La Côte-du-Sud est une région naturelle et historique du Québec qui s'étend sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent, entre Bellechasse et le Bas-Saint-Laurent. Attesté dès la seconde moitié du XVIIe siècle, le régionyme désignait d'abord les paroisses établies entre Beaumont et la rivière du Loup. La Commission de toponymie du Québec retient aujourd'hui une délimitation allant de Beaumont à Saint-André-de-Kamouraska, arrière-pays montagneux compris. Sans statut administratif, le territoire chevauche les régions de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent.

Porte Saint-Jean, Québec face est, passage pour piétons du côté sud 11-d.na.civile-75-4971
Photographie historique : Porte Saint-Jean, Québec face est, passage pour piétons du côté sud 11-d.na.civile-75-4971. Noppen, Luc, 1949- (CC BY-SA 4.0) Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
L'Hôtel-Dieu de Québec, 11 Côte du Palais, Québec vue aérienne depuis le sud-ouest 11-d.na.civile-81-5194
Photographie : L'Hôtel-Dieu de Québec, 11 Côte du Palais, Québec vue aérienne depuis le sud-ouest 11-d.na.civile-81-5194. Groupe de recherche en art du Québec (CC BY-SA 4.0) Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Repères chronologiques

Les chiffres sont présentés par période, du plus récent au plus ancien. Chaque nouveau millésime s'ajoute sans effacer l'historique.

Élections générales provinciales — Côte-du-Sud

Source : Élections Québec (2014 et suivantes) et Atlas Drouilly (jusqu'en 2013)

2026

Élection générale 2026

Élu ou élue
Frédéric Poulin (PCOQ), 42.34 %
Votes valides
35 805
Électeurs inscrits
50 596
Participation
71.73 %
Principales candidatures
Frédéric Poulin 15 161 (42.34 %) ; Valérie Hamel 8 560 (23.91 %) ; Mathieu Rivest 6 076 (16.97 %) ; Nancy St-Pierre 3 967 (11.08 %)
2022

Élection générale du 3 octobre 2022

Élu ou élue
Mathieu Rivest (CAQ), 47.69 %
Votes valides
33 792
Électeurs inscrits
50 010
Participation
68.46 %
Principales candidatures
Mathieu Rivest 16 116 (47.69 %) ; Frédéric Poulin 7 910 (23.41 %) ; Michel Forget 4 316 (12.77 %) ; Guillaume Dufour 3 154 (9.33 %)
2018

Élection générale du 1er octobre 2018

Élu ou élue
Marie-Eve Proulx (CAQ), 53.64 %
Votes valides
32 799
Électeurs inscrits
49 881
Participation
66.83 %
Principales candidatures
Marie-Eve Proulx 17 595 (53.64 %) ; Simon Laboissonnière 7 212 (21.99 %) ; Guillaume Dufour 3 560 (10.85 %) ; Michel Forget 3 315 (10.11 %)
2014

Élection générale du 7 avril 2014

Élu ou élue
Norbert Morin (PLQ), 49.88 %
Votes valides
34 777
Électeurs inscrits
50 550
Participation
69.58 %
Principales candidatures
Norbert Morin 17 348 (49.88 %) ; Mireille Caron 8 093 (23.27 %) ; André Simard 6 649 (19.12 %) ; Simon Côté 1 910 (5.49 %)
2012

Élection générale 2012

Votes valides
25 352

Toponymie

Le nom Côte-du-Sud est un régionyme, c'est-à-dire un nom de région qui ne correspond pas à une entité administrative. Il est généralement interprété en référence au rivage de la rive sud du Saint-Laurent, par opposition à la côte de Beaupré et aux paroisses de la rive nord, situées en face.

Selon la Commission de toponymie du Québec, l'expression était déjà en usage peu après 1663. Elle s'appliquait alors aux paroisses qui se sont succédé le long du fleuve entre Beaumont et la rivière du Loup. Tombé en partie en désuétude, le nom est revenu dans l'usage courant à partir des années 1960, porté notamment par les milieux historiques, culturels et touristiques.

Le régionyme a par la suite été repris par divers organismes, institutions et entreprises de la région, ainsi que par une circonscription électorale provinciale.

Délimitation et cadre administratif

Les limites de la Côte-du-Sud varient selon l'usage. La Commission de toponymie du Québec distingue plusieurs acceptions :

  • une délimitation géographique allant de Beaumont à Saint-André-de-Kamouraska, qui inclut l'arrière-pays montagneux ;
  • un circuit touristique de la Chaudière-Appalaches qui se termine à Saint-Roch-des-Aulnaies, à la limite de cette région ;
  • des usages promotionnels qui prolongent la Côte-du-Sud jusqu'à Kamouraska.

La Côte-du-Sud n'est pas une région administrative. Son territoire historique est partagé entre deux régions administratives du Québec :

Région administrativeMRC concernées
Chaudière-Appalaches (12)Bellechasse, Montmagny, L'Islet
Bas-Saint-Laurent (01)Kamouraska

Cette répartition fait en sorte que la région historique ne dispose d'aucune instance politique propre ; la planification du territoire relève des MRC et des municipalités qui la composent, dans le cadre établi par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.

Géographie physique

L'historien Jacques Saint-Pierre décrit la Côte-du-Sud comme un territoire d'environ 200 km de longueur, compris entre le fleuve Saint-Laurent et les forêts du Maine.

Le relief s'organise en bandes grossièrement parallèles au fleuve :

  • un littoral de basses terres et de terrasses, bordé de battures et de marais à marée caractéristiques de l'estuaire moyen du Saint-Laurent ;
  • des îles du Saint-Laurent, dont l'archipel de L'Isle-aux-Grues et la Grosse Île, en face de Montmagny ;
  • un piémont où s'étendent les terres agricoles de l'intérieur ;
  • les hauteurs appalachiennes de l'arrière-pays, boisées, qui se prolongent jusqu'à la frontière des États-Unis.

Plusieurs cours d'eau descendent des Appalaches vers l'estuaire, parmi lesquels la rivière du Sud, qui se jette dans le fleuve à Montmagny, et la rivière Ouelle, plus à l'est. Ces rivières ont longtemps servi de voies de pénétration vers l'intérieur et de source d'énergie pour les moulins.

La largeur de l'estuaire et la présence d'eau saumâtre à l'est du territoire ont favorisé certaines pêches traditionnelles, notamment celle de l'anguille, pratiquée à l'aide de pêches fixes installées sur les battures.

Histoire et peuplement

Sous le Régime français, la Côte-du-Sud est découpée en seigneuries riveraines concédées au XVIIe siècle. Le peuplement s'y concentre d'abord le long du fleuve, seule voie de communication pratique, et prend la forme d'un chapelet de paroisses rurales établies sur des terres étroites perpendiculaires au rivage.

Pendant la guerre de la Conquête, en 1759, des troupes britanniques incendient de nombreuses habitations des paroisses de la rive sud en aval de Québec, épisode qui marque durablement la mémoire régionale.

Après la Conquête, l'occupation s'étend progressivement vers les basses terres de l'intérieur, puis vers les premiers contreforts appalachiens. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le chemin de fer et le développement du réseau routier favorisent l'ouverture de localités dans l'arrière-pays, à vocation agricole et forestière.

Au cours de la même période, la Grosse Île, en face de Montmagny, accueille une station de quarantaine destinée aux immigrants arrivant par le Saint-Laurent, active de 1832 à 1937.

Économie et occupation du territoire

L'économie de la Côte-du-Sud a traditionnellement reposé sur trois activités :

  • l'agriculture, pratiquée sur les terrasses littorales et le piémont ;
  • la pêche, en particulier les pêches fixes à l'anguille sur les battures de l'estuaire ;
  • l'exploitation forestière, concentrée dans l'arrière-pays appalachien.

L'occupation du territoire demeure marquée par l'opposition entre une frange riveraine anciennement peuplée, où se succèdent les villages et les petites villes comme Montmagny, L'Islet, Saint-Jean-Port-Joli et La Pocatière, et un arrière-pays plus tardivement colonisé et moins densément habité.

La région compte aussi une tradition d'enseignement agricole et classique, illustrée notamment par les établissements de La Pocatière. Le tourisme culturel et patrimonial, appuyé sur les paysages du fleuve et sur le patrimoine bâti des vieilles paroisses, occupe une place notable dans la promotion de la région, comme en témoigne l'emploi du nom dans les circuits touristiques de la Chaudière-Appalaches.

Patrimoine et culture

La Côte-du-Sud conserve un patrimoine bâti issu des paroisses anciennes : églises, presbytères, maisons rurales et manoirs seigneuriaux alignés le long du fleuve. Le domaine seigneurial de Saint-Roch-des-Aulnaies en constitue un exemple souvent cité.

La région occupe aussi une place dans l'histoire littéraire du Québec. Le secteur de Saint-Jean-Port-Joli, associé à l'écrivain Philippe Aubert de Gaspé, auteur des Anciens Canadiens, est décrit comme une terre de légendes dans les études consacrées au folklore régional. Saint-Jean-Port-Joli est par ailleurs reconnue pour sa tradition de sculpture sur bois.

La Grosse Île, ancienne station de quarantaine, est aujourd'hui un lieu commémoratif lié à l'histoire de l'immigration au Canada, en particulier irlandaise.

Les travaux de l'historien Jacques Saint-Pierre, publiés aux Presses de l'Université Laval, figurent parmi les synthèses de référence sur l'histoire régionale.

Représentation politique

Le nom de la région désigne également une circonscription électorale provinciale de l'Assemblée nationale du Québec. Les résultats des élections générales y sont les suivants, du plus récent au plus ancien.

Élection générale de 2026

Frédéric Poulin, du Parti conservateur du Québec, est élu avec 15 161 voix (42,34 %). Suivent Valérie Hamel (8 560 voix, 23,91 %), le député sortant Mathieu Rivest (6 076 voix, 16,97 %) et Nancy St-Pierre (3 967 voix, 11,08 %). On compte 35 805 votes valides pour 50 596 électeurs inscrits ; la participation atteint 71,73 %.

Élection générale du 3 octobre 2022

Mathieu Rivest, de la Coalition avenir Québec, est élu avec 16 116 voix (47,69 %), devant Frédéric Poulin (7 910 voix, 23,41 %). Participation : 68,46 %.

Élection générale du 1er octobre 2018

Marie-Eve Proulx, de la Coalition avenir Québec, est élue avec 17 595 voix (53,64 %). Participation : 66,83 %.

Élection générale du 7 avril 2014

Norbert Morin, du Parti libéral du Québec, est élu avec 17 348 voix (49,88 %). Participation : 69,58 %.

ScrutinÉlu ou éluePartiVotes validesInscritsParticipation
2026Frédéric PoulinPCQ35 80550 59671,73 %
2022Mathieu RivestCAQ33 79250 01068,46 %
2018Marie-Eve ProulxCAQ32 79949 88166,83 %
2014Norbert MorinPLQ34 77750 55069,58 %
2012——25 352——

Sources

  1. Commission de toponymie du Québec, « Côte-du-Sud »
  2. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, Répertoire des municipalités
  3. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, Cartographie de la région administrative de la Chaudière-Appalaches
  4. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, Carte des MRC et territoires équivalents
  5. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, Cartographie de la MRC de Bellechasse
  6. Jacques Saint-Pierre, La Côte-du-Sud, Presses de l'Université Laval
  7. Geneviève Ouellet, « La Côte-du-Sud port-jolienne, terre de légendes », Québec français (Érudit)
  8. Histoires de chez nous, « Situation géographique de la Côte-du-Sud et de ses villages côtiers »
  9. Grand Québec, « Côte-du-Sud : réseau hydrographique »
  10. Grand Québec, « Paysage de la Côte-du-Sud »
  11. Élections Québec, résultats des élections générales (2014 à 2026)
  12. Savoirs.Québec, registre éditorial

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Côte-du-Sud — Wikipédia
  2. Côte-du-Sud - Landry histoire
  3. Côte-du-Sud Archives
  4. Géographie du Québec Archives
  5. Microsoft PowerPoint - Chaudière-Appalaches_Été 2026_web
  6. Recherche multicritères - Commission de toponymie
  7. PF-2024-2025-MRC.csv
  8. Noms des municipalités du Québec - Commission de toponymie
  9. Patton

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Fast · Rédaction — Claude Opus 5 5

Mots-clés : côte-du-sud, rive sud, estuaire du saint-laurent, régionyme, chaudière-appalaches, bas-saint-laurent, appalaches, seigneuries, toponymie

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