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Géographie

Lac Saint-Jean

Le lac Saint-Jean est un vaste plan d'eau du Québec situé dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à environ 250 km au nord de la ville de Québec. Logé dans une dépression structurale du Bouclier canadien façonnée par les glaciations, il couvre plus de 1 000 km² et se déverse dans la rivière Saguenay par la Grande Décharge et la Petite Décharge. Connu des Innus de Mashteuiatsh sous le nom de Pekuakami, il est au cœur de l'occupation du territoire jeannois depuis la colonisation agricole du XIXe siècle.

École ménagère, Ursulines de Roberval
Carte : École ménagère, Ursulines de Roberval. Unknown authorUnknown author (CC BY-SA 4.0) Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
12-Mémoire Gaston-Détail
Carte : 12-Mémoire Gaston-Détail. Interaction Qui Ltée (CC BY 4.0) Wikimedia Commons · CC BY 4.0

Repères chronologiques

Les chiffres sont présentés par période, du plus récent au plus ancien. Chaque nouveau millésime s'ajoute sans effacer l'historique.

Élections générales provinciales — Lac-Saint-Jean

Source : Élections Québec (2014 et suivantes) et Atlas Drouilly (jusqu'en 2013)

2026

Élection générale 2026

Élu ou élue
William Fradette (PQ), 45.61 %
Votes valides
29 987
Électeurs inscrits
44 732
Participation
68.05 %
Principales candidatures
William Fradette 13 676 (45.61 %) ; Tommy Gauthier 6 688 (22.3 %) ; François Cormier 4 549 (15.17 %) ; Anne Pâquet 2 716 (9.06 %)
2022

Élection générale du 3 octobre 2022

Élu ou élue
Eric Girard (CAQ), 51.47 %
Votes valides
28 752
Électeurs inscrits
43 691
Participation
67.18 %
Principales candidatures
Eric Girard 14 798 (51.47 %) ; William Fradette 7 367 (25.62 %) ; Luc Martel 3 270 (11.37 %) ; Elsa Moulin 2 178 (7.58 %)
2018

Élection générale du 1er octobre 2018

Élu ou élue
Éric Girard (CAQ), 39.46 %
Votes valides
28 981
Électeurs inscrits
42 954
Participation
68.68 %
Principales candidatures
Éric Girard 11 437 (39.46 %) ; William Fradette 9 138 (31.53 %) ; Manon Girard 4 305 (14.85 %) ; Mathieu Huot 3 630 (12.53 %)
2014

Élection générale du 7 avril 2014

Élu ou élue
Alexandre Cloutier (PQ), 44.53 %
Votes valides
29 549
Électeurs inscrits
43 027
Participation
69.84 %
Principales candidatures
Alexandre Cloutier 13 159 (44.53 %) ; Pascal Gagnon 8 331 (28.19 %) ; Élise Marchildon 5 412 (18.32 %) ; Frédérick Plamondon 1 872 (6.34 %)
2012

Élection générale 2012

Votes valides
24 254
2008

Élection générale 2008

Votes valides
26 135
2007

Élection générale 2007

Votes valides
31 772
2003

Élection générale 2003

Votes valides
28 299
1998

Élection générale 1998

Votes valides
30 468
1994

Élection générale 1994

Votes valides
28 943
1989

Élection générale 1989

Votes valides
27 923
1985

Élection générale 1985

Votes valides
30 865
1981

Élection générale 1981

Votes valides
31 455
1976

Élection générale 1976

Votes valides
26 548
1973

Élection générale 1973

Votes valides
23 217
1970

Élection générale 1970

Votes valides
22 727
1966

Élection générale 1966

Votes valides
19 415
1962

Élection générale 1962

Votes valides
17 427
1960

Élection générale 1960

Votes valides
17 378
1956

Élection générale 1956

Votes valides
15 680
1952

Élection générale 1952

Votes valides
14 136
1948

Élection générale 1948

Votes valides
11 387
1944

Élection générale 1944

Votes valides
7 822
1939

Élection générale 1939

Votes valides
4 862
1936

Élection générale 1936

Votes valides
4 687
1935

Élection générale 1935

Votes valides
4 457
1931

Élection générale 1931

Votes valides
3 896
1927

Élection générale 1927

Votes valides
6 465
1923

Élection générale 1923

Votes valides
4 718
1919

Élection générale 1919

Votes valides
4 945
1916

Élection générale 1916

Votes valides
5 305
1912

Élection générale 1912

Votes valides
4 390
1908

Élection générale 1908

Votes valides
4 289
1904

Élection générale 1904

Votes valides
3 432
1897

Élection générale 1897

Votes valides
2 767
1892

Élection générale 1892

Votes valides
1 979
1890

Élection générale 1890

Votes valides
1 864

Géographie

Le lac Saint-Jean est situé dans le centre-est du Québec, dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à environ 250 km au nord de la ville de Québec. Sa superficie dépasse 1 040 km² selon la Commission de toponymie du Québec ; il mesure près de 49 km dans sa plus grande longueur et environ 29 km dans sa plus grande largeur. Les valeurs publiées varient légèrement d'une source à l'autre, selon la méthode de mesure et le niveau d'eau retenu.

De forme grossièrement arrondie, le lac est entouré de basses-terres et de terrasses argileuses et sableuses qui contrastent avec les reliefs du Bouclier canadien encadrant la plaine. Ses rives sont partagées entre trois municipalités régionales de comté :

  • Lac-Saint-Jean-Est, à l'est, autour d'Alma ;
  • Le Domaine-du-Roy, au sud-ouest et à l'ouest, autour de Roberval et de Saint-Félicien ;
  • Maria-Chapdelaine, au nord, autour de Dolbeau-Mistassini.

La communauté innue de Mashteuiatsh occupe la rive ouest, au nord de Roberval. Le lac est peu profond pour sa superficie, caractéristique que traduit son nom innu. Il se couvre de glace en hiver.

Géologie et formation

Le lac occupe une dépression structurale du Bouclier canadien, le graben du Saguenay–Lac-Saint-Jean, un fossé d'effondrement qui se prolonge vers l'est par la vallée du Saguenay. Ce bassin, d'origine tectonique, a été remodelé par les glaciations successives du Quaternaire.

Lors de la déglaciation, la dépression a été envahie par la mer de Laflamme, prolongement de la mer de Champlain vers l'intérieur des terres. Les dépôts marins et deltaïques laissés par cette mer, puis le retrait progressif des eaux à la faveur du relèvement isostatique, ont façonné les basses-terres et les terrasses étagées qui entourent aujourd'hui le lac. Ces sols argileux et sableux expliquent en grande partie la vocation agricole de la plaine jeannoise, l'une des rares enclaves cultivables du Bouclier canadien au Québec.

Les études de géographie physique consacrées à la région décrivent la séquence des fronts glaciaires et des niveaux marins qui ont précédé l'établissement du lac dans sa forme actuelle.

Hydrographie

Le lac Saint-Jean est le réceptacle d'un vaste bassin versant qui s'étend loin vers le nord et l'ouest. Ses principaux tributaires sont :

TributaireRive d'entrée
Rivière PéribonkaNord-est
Rivière MistassiniNord
Rivière AshuapmushuanOuest
Rivière MétabetchouaneSud

La rivière Péribonka constitue l'un des apports les plus importants. Le lac se déverse à l'est par deux exutoires, la Grande Décharge et la Petite Décharge, qui encadrent l'île d'Alma et se rejoignent pour former la rivière Saguenay, laquelle coule ensuite vers le fjord du Saguenay et le fleuve Saint-Laurent.

La gestion intégrée de l'eau dans ce territoire relève notamment de l'Organisme de bassin versant Lac-Saint-Jean, qui a produit une analyse de bassin dans le cadre de son plan directeur de l'eau.

Régularisation et hydroélectricité

Depuis les années 1920, le niveau du lac est régularisé par des ouvrages aménagés à ses exutoires, en particulier la centrale d'Isle-Maligne sur la Grande Décharge, mise en service au milieu de la décennie. La hausse du niveau des eaux qui a suivi a inondé des terres riveraines et suscité d'importantes protestations parmi les agriculteurs, épisode connu dans l'histoire régionale sous le nom de « tragédie du lac Saint-Jean ».

La gestion du niveau du lac, aujourd'hui assurée par l'exploitant industriel des installations hydroélectriques de la région, soutient la production d'électricité destinée principalement à l'industrie de l'aluminium. Elle s'accompagne d'un programme de stabilisation des berges visant à limiter l'érosion des rives, dont les modalités ont fait l'objet d'examens par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Toponymie

Selon la Commission de toponymie du Québec, « Lac Saint-Jean » est le nom officiel du plan d'eau. La Commission reconnaît également le nom innu Pekuakami, en usage chez les Innus de Mashteuiatsh, qu'elle traduit par « lac plat et peu profond ».

Le jésuite Jean de Quen est le premier Européen connu à avoir atteint les rives du lac, en 1647 ; la Relation de cette année le désigne sous le nom de « Lac Piouagamik », transcription française du nom autochtone. La forme « lac Saint-Jean » s'est imposée par la suite dans l'usage français.

Le nom du lac a été transféré à la sous-région du Lac-Saint-Jean, à la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la MRC de Lac-Saint-Jean-Est et à une circonscription électorale provinciale. Le Québec compte par ailleurs d'autres plans d'eau homonymes, dont un lac Saint-Jean situé sur le territoire de la ville de Mont-Tremblant, dans les Laurentides.

Occupation du territoire

Le pourtour du lac est fréquenté depuis des millénaires par les peuples autochtones ; il constitue un lieu de rassemblement et de circulation pour les Innus, dont la communauté de Mashteuiatsh est établie sur la rive ouest. Au régime français, la région fait partie du Domaine du roi, réservé à la traite des fourrures, et un poste de traite est établi à Métabetchouan.

La colonisation agricole des rives se développe à partir du milieu du XIXe siècle, à la suite de l'ouverture du Saguenay au peuplement. Des paroisses se forment successivement autour du lac, puis des villes comme Roberval, Alma, Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini deviennent des pôles de services. Le village de Péribonka, sur la rive nord, est associé au roman Maria Chapdelaine de Louis Hémon.

Au XXe siècle, l'économie riveraine s'appuie sur l'agriculture, notamment la culture du bleuet, sur la forêt et sur l'hydroélectricité. Le lac est aussi un pôle récréotouristique : la Véloroute des Bleuets en fait le tour, le parc national de la Pointe-Taillon occupe une presqu'île de la rive nord, et la Traversée internationale du lac Saint-Jean, épreuve de nage en eau libre, s'y tient chaque été. La ouananiche, forme d'eau douce du saumon atlantique, est l'espèce emblématique de la pêche sportive sur le lac.

Circonscription de Lac-Saint-Jean

Le nom du lac désigne aussi une circonscription électorale provinciale, distincte du plan d'eau, qui couvre une partie de son pourtour. Les résultats des scrutins récents, du plus récent au plus ancien, sont les suivants.

Élection générale de 2026

William Fradette (Parti québécois) est élu avec 13 676 voix (45,61 %), devant Tommy Gauthier (22,3 %), François Cormier (15,17 %) et Anne Pâquet (9,06 %). On compte 29 987 votes valides pour 44 732 électeurs inscrits ; la participation atteint 68,05 %.

Élection générale du 3 octobre 2022

Eric Girard (Coalition avenir Québec) est réélu avec 14 798 voix (51,47 %), devant William Fradette (25,62 %). Participation : 67,18 %.

Élection générale du 1er octobre 2018

Éric Girard (Coalition avenir Québec) est élu avec 11 437 voix (39,46 %), devant William Fradette (31,53 %). Participation : 68,68 %.

Élection générale du 7 avril 2014

Alexandre Cloutier (Parti québécois) est élu avec 13 159 voix (44,53 %), devant Pascal Gagnon (28,19 %). Participation : 69,84 %.

Scrutins antérieurs

Des élections ont lieu sous ce nom depuis au moins 1890 ; le nombre de votes valides passe de 1 864 en 1890 à 31 772 en 2007, reflet de la croissance du peuplement et des redécoupages successifs.

Sources

  1. Commission de toponymie du Québec, « Lac Saint-Jean »
  2. Commission de toponymie du Québec, « Lac Saint-Jean » (Mont-Tremblant)
  3. Géographie physique et Quaternaire, « Glaciation et déglaciation dans la région Saguenay–Lac-Saint-Jean »
  4. Organisme de bassin versant Lac-Saint-Jean, « Partie 2 : L'analyse de bassin »
  5. Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, document déposé DM12
  6. Encyclopædia Britannica, « Lac Saint-Jean »
  7. Élections Québec, résultats des élections générales (2014 et suivantes)
  8. Atlas électoral du Québec (Drouilly), résultats jusqu'en 2013
  9. Savoirs.Québec, registre éditorial

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Lac Saint-Jean - Wikipedia
  2. Lac Saint-Jean — Wikipédia
  3. Québec : le lac Saint-Jean, au pays des bleuets
  4. Lac-Saint-Jean — Wikipédia

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5

Mots-clés : lac saint-jean, pekuakami, saguenay–lac-saint-jean, bouclier canadien, mer de laflamme, rivière saguenay, hydroélectricité, innus

Processus éditorial

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